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SIG-REGGIOEMILIA-031214-07 HOWARD FOFANA
Actualités De la belle ouvrage...

De la belle ouvrage...

Assurée de la deuxième place, au minimum, depuis la défaite de Paris la veille, la SIG a imposé son collectif et sa défense aux Italiens de Reggio Emilia (74-66). Elle jouera une finale à Bamberg pour la pole position la semaine prochaine...

SIG-REGGIOEMILIA-031214-13 FOFANA

Bangaly Fofana a réussi son meilleur match sous le maillot de la SIG.

Antoine Diot touché à la cuisse, Vincent Collet avait lancé Mike Gelabale dans le cinq de départ pour affronter une équipe italienne qui abattait une de ses dernières cartes pour la qualification. Le dernier venu dans l’effectif strasbourgeois avait été missionné en défense sur le redoutable Drake Diener, mais il ouvrira d’abord… la marque, imité par Traoré (4-0). Diener justement, scorait à trois points après une première réussite de Cinciarini, et les Italiens montraient qu’ils n’étaient pas venus en touriste : 4-5 (3e’). Leur défense était intense, leur attaque marquée par une longue et rapide circulation du ballon, qui leur offrait de belles opportunités de tir.

Une belle adresse

La SIG avait dû rapidement se passer de Leloup (deux fautes), mais l’entrée de Paul Lacombe sera très positive. En moins de six minutes, il scorait trois fois, défendait le plomb et rendait une jolie copie en étant le meilleur marqueur de la SIG (9 pts à la mi-temps). Les deux équipes de se lâchaient pas, alternant aux commandes, Reggio Emilia sous le commandement de l’excellent Cinciarini, insistant néanmoins derrière l’arc (15 tirs à trois points en moins de 14 minutes…). Un exercice dans lequel Polonara et Diener excellaient : 16-17 à la fin du premier quart.

Diot, en souffrance dans le jeu, avait fait un passage éclair, mais c’est Fofana (4 rebonds offensifs) qui se distinguait pour rendre la pareille à ses adversaires qui s’étaient gavés jusque là (8 prises sous le cercle alsacien). Après une pénétration de Dragićević (18-17), Reggio Emilia reprit l’avantage (18-23, 13e’, puis 29-32, 18e’), la belle adresse de la SIG dans la période (9 sur 12) étant gâchée par les balles perdues qui l’empêchaient de prendre plus nettement les rênes de la partie. Car au repos, il avait fallu une énième réussite de la main gauche d’Ali Traoré pour que la SIG vire en tête (37-36).

Une défense de fer

Reggio Emilia reprendra en zone, mais la SIG réussit la première série du match avec un 6-0 dû essentiellement à la défense : 45-39 (24e’). Les Italiens pliaient mais ne rompaient pas encore. Ils n’inscriront pourtant que trois petits lancers-francs en plus de sept minutes… Les Strasbourgeois avaient fait un petit écart après un bon passage de Howard (51-42, 28e’), mais soudain, après un panier à 6,75m de Polonara, Taylor sortait de sa boîte pour ramener le Grissin Bon à 54-50. Heureusement, Diot et Fofana, décidément en gros progrès, terminaient bien la période : 59-50.

Le festival strasbourgeois continuait à l’entame du dernier quart pour finaliser un 12-0 : 66-50. Cette fois, les Transalpins avaient craqué. Ils se battront jusqu’au bout malgré l’intense pression que la SIG imposera jusqu’au bout, reviendront à 72-66 à deux minutes de la fin grâce au jeune (18 ans) Mussini. On pourra regretter ces petits péchés de gourmandise près du cercle, après des rebonds offensifs propres, mais Fofana (10pts, 6 rebonds dont 5 offensifs, 18 d’évaluation), Toupane (9 pts, 5 rebonds, 3 passes) ou Dobbins avaient même permis aux titulaires de souffler. Ce ne sera peut-être pas de trop samedi contre Bourg-en-Bresse…

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – REGGIO EMILIA 74-66. Rhenus Sport. 4 060 spectateurs. Arbitres : MM. Rocha (Portugal), Michaelides (Suisse) et Rodsand (Norvège).

Les périodes : 16-17, 21-19 (mi-temps : 37-36), 22-14 (59-50), 15-16.

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet : « Il fallait préserver nos chances en cas de défaite à Bamberg. C’est une très forte équipe qui sera favorite, mais elle aura peut-être du mal à gagner à Saragosse le dernier jour. On aura donc deux chances d’être premiers. Ce soir, on a pratiqué un basket correct en première mi-temps mais avec moins d’intensité. Ce n’est pas notre marque de fabrique. Il fallait être plus intense et cela leur a posé beaucoup de problèmes en deuxième mi-temps. C’est une équipe qui tire beaucoup à trois points et elle nous a mis dans les cordes à plusieurs reprises. Par la suite, ils ont continué à tirer de loin mais parce qu’on les a repoussés. Et on a eu quelques paniers faciles grâce à la défense. Notre très bonne entame de quatrième quart temps a plié le match. Dommage que Paul Lacombe ait dû sortir car j’aurais pu davantage encore économiser Antoine Diot ».

Bangaly Fofana : « On savait que ce serait encore plus difficile qu’à l’aller. Ils avaient enchaîné des victoires depuis et avaient progressé. Il était donc important d’être prêt de la première à la dernière minute et on l’a été. On n’a pas trop mal défendu en première mi-temps mais on voulait être beaucoup plus agressif en deuxième mi-temps et ça a bien fonctionné. Je me suis servi de ma force athlétique et je suis content que ça ait payé. J’avais peu joué il y a deux jours et le coach m’avait prévenu que je jouerai davantage. On va jouer à fond à Bamberg. On veut vraiment les battre chez eux et chercher la première place même si ce sera très difficile. Ouais, on va aller la chercher ».

Massimiliano Menetti : « On a fait un très bon premier quart temps face à une très bonne équipe. Mais pour quelques détails, on était menés d’un point après 10 minutes. Par la suite, la SIG a fait un très bon 3e quart temps qui a fait la différence. On est bien revenus sur la fin, grâce aux paniers à trois points, pour leur disputer la victoire. Mais on n’est pas prêt à jouer un basket physique de ce niveau. Nous devons maintenant gagner notre prochain match contre Saragosse et voir ce qui va se passer. Ce ne sera pas facile de gagner chez nous et de vaincre ensuite à Bonn. Mais on se battra jusqu’à la dernière seconde parce qu’aller au Last32 dans ces conditions, avec tous les blessés qu’on a eu, ce serait une performance historique ».

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