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Actualités Louis Campbell : « progresser en équipe »

Louis Campbell : « progresser en équipe »

À quelques heures du dernier match du 1er tour d’Eurocup, qui mieux que Louis Campbell peut faire un premier bilan. Bien plus qu’un simple avis sur ce début de saison historique, le « général » peut se targuer de pouvoir donner un coup d’œil, objectif, dans le rétroviseur. Arrivé en Alsace en août 2012, avec bagages et famille, il a vu le club grandir sous la baguette de Vincent Collet. Deux finales de ProA, une finale de Leaders Cup, l’Euroleague et ce début d’année plus que prometteur ; il est l’un des témoins privilégié de l’ascension de la SIG depuis trois ans. Avant ce face-à-face européen, très “franco-français”, il témoigne de sa position privilégiée depuis deux ans et demi, dans un club qu’il a vu grimper, marche après marche. Il explique sa complémentarité et son travail aux côtés d’Antoine Diot, confie qu’il a encore faim d’apprendre et de victoires et donne sa recette « magique », expliquant sa vitalité et son énergie sur le terrain.

Franklin Tellier : La SIG réalise le meilleur début de saison de son histoire. Toi qui es ici depuis trois ans, quel regard portes-tu sur l’évolution de l’équipe et des résultats pendant cette période?

Campbell

Louis Campbell qui plane au-dessus de la mêlée : une image qui symbolise le début de saison du meneur de la SIG.

Louis Campbell : Je me sens honoré. Je suis très chanceux d'être dans cette position car j’ai pu voir la progression du club, tant au niveau des résultats que de tout ce qui l’entoure. Et il y a aussi certains de mes coéquipiers comme Axel et Romain que j’ai vu progresser durant cette période. C’est pour cela que je me sens vraiment chanceux d'avoir vu la croissance du club, et d’avoir vu les premiers bénéfices de cette construction, en ajoutant une ‘‘pièce’’ différente chaque année, jusqu’à aujourd’hui.

F.T : Tu es très complémentaire d'Antoine, c'est aussi une des raisons des bons résultats du club. Parles-nous un peu de votre complémentarité.

L.C: Ça m'a pris un certain temps l'année dernière pour comprendre où s’inscrivait le jeu d’Antoine et le mien dans les systèmes. Il m'a fallu un certain temps pour apprendre à jouer avec lui. C’est notre deuxième année ensemble, et c’est maintenant que tu peux réellement voir les bénéfices de la première année sur le terrain. Antoine est incroyable, il n’a que 25 ans, il est jeune. Il n’est pas arrivé au maximum de son potentiel et il va encore continuer, je lui souhaite, à progresser dans les années à venir. Moi j’espère que cette complémentarité entre nous va continuer à progresser aussi pour le reste de la saison.

F.T : En Eurocup la SIG finit première de sa poule. Quel bilan fais-tu de ce 1er tour?

L.C: Je pense que l’on peut dire que le bilan est bon. Personnellement ce que je retiens ce sont les matches serrés que nous avons gagné dans les dernières possessions. Cela marque réellement le caractère de cette équipe, cette année. Je ne sais pas si nous aurions pu faire cela il y a deux ans ou même l’année dernière. Cela montre le type de gars qui constitue cette équipe et montre surtout comme nous avons évolué et mûri en tant que groupe. J’espère que nous allons continuer comme ça tout au long de l'année.

F.T : Ce match contre Paris peut paraitre sans enjeu mais vous jouez la seule équipe à vous avoir battu. Dans quel état d'esprit êtes-vous pour ce match?

L.C : Ce match est particulier car on joue, en coupe d’Europe, un adversaire direct du championnat. Le match peut sembler facile car il n’y a pas de réel enjeu en Eurocup. L’état d’esprit de l’équipe serait sûrement différent si on jouait contre Saragosse par exemple, il y aurait peut-être plus de relâchement. Mais Paris est en ProA et nous y voyons l’occasion d’essayer de montrer notre supériorité. Nous serons amenés à les rencontrer encore cette saison. Ce match nous voulons nous en servir pour leur laisser notre souvenir dans leurs têtes. Nous ne voulons pas faire un match quelconque, nous allons devoir montrer que nous sommes une des équipes à battre en France aussi.

F.T : Jusqu'où penses-tu que cette équipe peut aller en Eurocup ?

L.C : Difficile à dire… Jusqu’à cette année, je n’avais encore jamais été au second tour d’une coupe d’Europe. L’année dernière nous avons joué le Last32, mais pas parce que nous nous y étions qualifiés, mais parce qu’on avait été reversé d’Euroleague, ce n’est pas pareil. Il ne faut pas aller trop vite. Se qualifier comme nous l’avons fait est nouveau pour beaucoup d’entre nous. Moi je vais essayer de jouer juste, de continuer à apprendre, à m’améliorer et élever mon niveau ; comme tout le monde doit le faire en franchissant des étapes. Notre 1er objectif était de nous qualifier pour le Last32 et de garder la 1ère place. Maintenant, personnellement j’ai envie d’aller aussi loin que nous pourrons. La chose la plus importante pour la suite est de rester en bonne santé, d’éviter les blessures et progresser en équipe.

F.T : ‘‘Rester en bonne santé’’; justement le temps qui passe semble ne pas avoir d'emprise sur toi. Tu le montres encore cette saison. Quel est ton secret?

L.C : Ma femme est une magicienne ! Elle me maintient en forme et me nourrit sainement. Mon régime alimentaire est l'une des choses que je prends le plus au sérieux. Mais il y a aussi mon amour pour le jeu qui est intact. Je suis béni d'aimer toujours autant le basket-ball, même à plus de 35 ans. La plupart des joueurs à 35 ans se lassent de jouer et veulent vivre d’autres aventures, faire d'autres choses. Ce n’est pas mon cas ! J’aime toujours autant mon métier… et jouer avec des gars plus jeunes me permet de rester jeune. Je suis très chanceux d’évoluer avec eux.

F.T : Tu parles de ta femme. Je crois savoir qu'avoir un bon équilibre entre le basket et ta famille est très important pour toi aussi?

L.C : Oui c’est vrai ! C’est même, certainement, la chose la plus importante pour moi. Je l’ai appris dès l’enfance avec ma mère. Mes sœurs et moi avons grandi en étant très proches, et je pense que la chose la plus importante dans la vie est d'avoir les gens qui vous aiment autour de vous. C’est nécessaire pour avoir un bon équilibre dans ce que l’on fait chaque jour. Pour moi, il n’y a rien de plus important que ma famille dont je suis très proche et qui est chère à mon cœur. C’est elle qui me permet de garder les pieds sur terre, m’apporte mon équilibre et me donne une motivation supplémentaire sur le terrain, pour leur montrer combien je leur suis reconnaissant d’être là pour moi, et que je suis fier de les représenter. Je joue aussi pour eux.

Le programme

J10 Eurocup