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SIG-PARIS-161214-16 DOBBINS
Actualités Succès attendu

Succès attendu

Jugé facile a priori, le match entre la SIG et le promu Châlons/Reims (samedi 20h au Rhenus) a pris une autre dimension cette semaine avec l’exploit des Champenois contre Limoges qui fait des Alsaciens un leader unique de la ProA. Avant de se rendre à Nanterre lundi, le succès est indispensable.

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Ce sera peut-être l'une des dernières chances de Michaël Gelabale de briller sous le maillot de la SIG.

Si Boulogne et Bourg-en-Bresse, les promus ‘’sportifs’’ de la ProA sont en galère, les deux wild cards, Châlons/Reims et Rouen, font leur bonhomme de chemin. Les deux prochains visiteurs du Rhenus, ce samedi puis le 26 décembre, peuvent même lorgner encore vers la Leaders Cup pour laquelle la SIG a quasiment validé son ticket avec 11 succès en 12 matches. « Notre prochain adversaire est une bonne équipe. Je ne suis pas surpris de leur début de saison. C’est la résultante d’une construction d’équipe pertinente avec une bonne ossature américaine », indique Vincent Collet. Sans deux ou trois défaites concédées de peu, Châlons/Reims aurait peut-être déjà son billet pour la Leaders Cup. « En tout cas, je ne pense pas qu’ils seront concernés par la lutte pour le maintien », prévient le coach strasbourgeois.

Mark Payne, le danger

Vincent Collet a bien sûr étudié le jeu de l’adversaire, ses forces et ses faiblesses, comme il le fait avant chaque rencontre. « L’équipe est construite autour d’un joueur au-dessus du lot, Mark Payne, une belle trouvaille. Il est deuxième à l’évaluation derrière Moerman, complet, un électron libre, qui plus est gaucher, percutant, qui joue en pénétration. Mais il fait autant de choses sans la balle qu’avec, ce qui le rend doublement dangereux ».

Payne ne sera pas le seul atout champenois. « Il y a aussi des shooteurs comme Tasmin Mitchell au poste 4, Michel Morandais ou Rémi Lesca, les meneurs, qui peuvent prendre feu à trois points. Et puis Da’Sean Butler qui profite de la percussion de Payne, Chalmers, un meneur créateur », énumère Collet. On n’oubliera pas Darryl Watkins, un solide intérieur, qui affiche 12,7 points de moyenne, 7,5 rebonds et 16,3 d’évaluation.

Mais le danger viendra aussi du collectif. « C’est une équipe bien en place, bien coachée, avec une vraie rigueur de jeu, mise en place par Nikola Antic, dont l’héritage serbe est bien présent », se méfie Collet qui met en perspective la surprenante victoire obtenue face à Limoges. « Quand un gros perd contre un petit, on dit souvent que le gros est passé à travers. Ce n’était pas le cas mardi. Châlons a fait un match exceptionnel ».

Quatre matches en huit jours

Et à la question de savoir s’il peut rééditer cet exploit, la réponse fuse : « Sans doute, mais la problématique est simple : c’est à nous de les en empêcher, en jouant sur nos valeurs, d’être très impliqués. Ils vont se servir du match de mardi pour venir encore plus forts ».

La semaine qui vient sera ardue. A la fatigue des enchaînements récents entre ProA et Eurocup, la SIG sera confrontée au programme de… Noël de la LNB qui prévoit quatre rencontres, dont un choc à Nanterre, 3e au classement dès lundi. Un match qui n’occupe pas encore l’esprit de l’entraîneur de la SIG.

Le plus important est celui qui arrive… « Concentration, exigence, état d’esprit, voilà les recettes pour gagner. Ça ne suffira pas lundi en revanche, où il faudra aussi être brillant. Mais soyons déjà sérieux contre Châlons/Reims car nous n’avons pas quatre façons de gagner. Nous n’avons pas de marge comme Limoges, il ne faut donc pas s’écarter de notre ligne de conduite. Sinon, tout peut vite basculer ».

Un message auquel les joueurs ont été sensibilisés. Axel Toupane est de retour et Paul Lacombe, malchanceux – après la paupière éclatée puis recousue contre Paris-Levallois, il s’est tordu la cheville à l’entraînement jeudi et a dû renoncer à celui de vendredi – sera tout de même aligné, pendant que Matt Howard souffre toujours d’une grosse ampoule au pied. Mais en dépit de ces petits pépins, la SIG a toujours trouvé les ressources pour faire face, la plus efficace étant celle d’un collectif qui a fait ses preuves au-delà des frontières. Ce n’est pas le moment de déroger à la règle !

Jean-Claude Frey