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SIG-DIJON.JeremyLeloup
Actualités Gros choc en Bourgogne

Gros choc en Bourgogne

Avant Limoges lundi et Nanterre mardi, les deux autres équipes du Top4, Dijon et la SIG, échaudées en Eurocup cette semaine, seront face à face ce samedi (20h). La meilleure équipe à domicile défie la plus performante à l’extérieur. Sacré choc…

A part voyager, la SIG n’a pas vraiment le temps de faire autre chose ces temps-ci. Et ce n’est pas fini. Le début du plus long périple – à Kazan – l’attend dès lundi avant de boucler ce road trip interminable à Villeurbanne le 7 février. Pas les meilleures conditions pour aborder une rencontre aussi compliquée que celle qui l’attend en Bourgogne.

Dijon est devenu une équipe plus offensive

« La moutarde me monte déjà au nez ! » plaisante Vincent Collet jamais avare d’un bon mot. « Dijon est une forteresse imprenable qui n’a perdu qu’une fois (NDLR : après prolongation contre Nanterre, 100-105, le 6 décembre) et qui a besoin de se racheter après sa sévère défaite contre Bamberg ».

SIG-DIJON.AnthonyDobbins

Tony Dobbins (à droite Campbell) sera particulièrement motivé à Dijon où il évoluait la saison dernière. La SIG aura besoin de ses qualités défensives, de sa vitesse et de son impact offensif.

Etrillés mercredi par les Allemands (56-86) qu’ils venaient de surprendre chez eux, pendant que la SIG s’inclinait à Nymburk, la troupe de Jean-Louis Borg présente cette année un visage différent, bien plus offensif que la saison dernière où elle avait étonné tout le monde en se hissant en demi-finale et en secouant Limoges. « Ce n’est pas un changement de philosophie de jeu, c’est lié aux joueurs. Walker et Gray ont un profil offensif plus affirmé », insiste le coach alsacien. Le petit meneur venu de Chalon imprime plus de vitesse, leur jeu rapide est plus important. « Ils défendent toujours très fort mais ça se voit moins dans les chiffres parce qu’ils ont plus de possession. Ils contrôlent moins le rythme qu’auparavant ».

La SIG va-t-elle s’inspirer de la « méthode Bamberg » ? « J’ai été impressionné par la façon dont les Allemands ont attaqué leur défense. Une circulation de balle d’école face à une défense très gênante ». Le « péché mignon » de la SIG restant les belles perdues, « il faudra beaucoup de vigilance pour ne pas leur donner de jeu rapide. Et puis il faudra s’attendre à une réaction par rapport à leur match devant leur public cette semaine » s’inquiète déjà Collet.

« Pas le meilleur endroit pour se refaire la cerise »

La SIG aussi a connu un couac cette semaine. « On a fait un petit match. Et une période de disette beaucoup trop longue après un bon début. On a envie de reprendre par le bon bout. Mais Dijon et pire encore Kazan, ce ne sont pas les meilleurs endroits pour se refaire la cerise. Les hasards du calendrier font qu’on a un passage très difficile. Mais il faut rester solide »

Vincent Collet sait aussi que son équipe devra corriger des choses. « Ce que Dijon nous proposera sera très différent de ce qu’on a connu à Prague. Le problème, c’est qu’on n’a pas beaucoup de temps pour travailler. C’est difficile de mettre des choses en place », regrette l’entraîneur de la SIG. Il faudra pourtant très clairement que Traoré, Toupane ou Lacombe montent d’un cran, que Diot, Campbell, Fofana, Dragićević soient constants. Que Matt Howard retrouve du jus pour lutter sous le cercle contre Prénom, Harris ou Moss. Quant à Leloup et Dobbins, les ex-Dijonnais, ils auront particulièrement envie de briller. Mais c’est, comme toujours, l’équipe qui doit briller et c’est le collectif, offensif et surtout défensif, celui qui avait permis d’arracher une courte victoire à l’aller (63-56) qui pourra faire la différence. Pour garder encore la tête de la ProA au-delà de ce week-end…

Jean-Claude Frey