Basket
bandeaux VIP.jpg
bandeaux VIP.jpg
BOUTIQUE OFFICIELLE EN LIGNE
Habillez-vous aux couleurs de la #SIGARMY
SIG-LeHavre15 FOFANA LELOUP LACOMBE
Actualités L’essentiel, la victoire !

L’essentiel, la victoire !

La troisième victoire de la semaine aura été la plus difficile à obtenir. Pourtant en tête de 15 points à la mi-temps, la SIG s’est compliqué la tâche avant de maîtriser une vaillante équipe du Havre : 63-54. L’essentiel, la victoire, était acquis.

Ce troisième match de la semaine, sentait le piège. Après une minute seulement et deux balles perdues de Fofana, Collet rappelait l’ancien Havrais sur le banc pour le remplacer par Dragićević. Un small ball efficace, un 7-0 orchestré par Diot répliquant au 0-2 initial. Cox, meneur par défaut en l'absence de Brazelton, touché au genou, était muselé comme tous les points forts havrais et les balles chipées étaient exploitées même si l’adresse à trois points fuyait encore les Strasbourgeois : 12-5.

Diot sur son nuage
SIG-LeHavre8 DIOT

La SIG a encore eu bien besoin de son maître à jouer, Antoine Diot (20 pts, 21 d'évaluation), pour venir à bout du Havre.

Les deux fautes de Matt Howard ramenait Fofana sur le parquet mais le pivot de la SIG avait retenu la leçon, se montrant bien plus concentré. De plus, Antoine Diot était toujours sur son nuage (13pts et 3 sur 3 à trois points sur les 17 de son équipe), même si la table officielle attribuait un de ses paniers à… Leloup. Qu’importe, malgré la présence de Shawn King ou Nick Pope, la SIG faisait la course en tête (17-10), avant d’accélérer dès le début de la deuxième période.

Collet avait ciblé les atouts majeurs du Havre et les joueurs respectaient les consignes. Ricardo Greer, dont on devinait la motivation, Hugo Invernizzi ou John Cox étaient marqués à la culotte par Dragićević, Dobbins ou Toupane. Même Leloup tenait tête à Greer, salué par quelques sifflets… Et comme l’adresse revenait, la SIG filait à 23-13 dès la 12e’. La défense, bien en place, provoquait trois fautes offensives et le (petit) rapproché havrais à 32-23 (18e’), était sanctionné par Campbell et Dragićević derrière l’arc : 38-23. Dans cette première mi-temps, la SIG avait fait preuve de la patience nécessaire pour faire douter les Normands. Même si elle avait davantage tiré à trois points (16) qu'à deux (15) avec sept réussites dans chaque exercice.

Ce fichu troisième quart

Comme à Gravelines lundi, comme à d’autres occasions déjà, le retour des vestiaires sera douloureux… La SIG a décidément le chic pour se compliquer les rencontres ! Deux petits points seulement et surtout cinq balles perdues en sept minutes, allaient offrir au Havre un retour inespéré. Certes l’équipe d’Eric Bartecheky était montée d’un cran en défense, changeant de stratégie (zone-press puis match up), mais les Strasbourgeois s’étaient jeté aveuglément dans les pièges tendus.

A l’opposé, Invernizzi et surtout Pope (3 sur 3) avaient trouvé la mire à 6,75m et avec Cox, ils avaient ramené Le Havre sur les talons de la SIG à la faveur d’un stupéfiant 2-16 : 40-39 (26e’). Le temps mort de Collet remit les têtes à l’endroit et au moment d’aborder le dernier quart, les Strasbourgeois s’étaient refait un tout petit matelas : 50-44.

La maladresse strasbourgeoise dans le troisième quart (6 sur 21 dont 1 sur 6 à trois points) incitait bien sûr Le Havre à maintenir sa défense de zone. L’attaque de la SIG piétinait toujours, multipliant les pertes de balles (19 au total) et les mauvais choix. Le doute s’était immiscé dans les esprits quand Yeguete égalisait à 52 partout (35e’).

Finalement, c’est grâce à sa défense, avec un excellent Leloup (+20 de différentiel), grâce à ses rotations, que la SIG parviendra à s’imposer dans un final ‘’douloureux’’ mais victorieux. Le Havre avait misé sur cinq joueurs à plus de 32 minutes, John Cox en totalisant même 40…

Il faudra rapidement récupérer pour remettre beaucoup d’intensité dès mercredi prochain à Nymburk. Puis à Dijon, à Kazan et à Villeurbanne. Quatre déplacements d’affilée qui n’ont rien de parties de plaisir…

Jean-Claude Frey

Les réactions

Vincent Collet : « Très honnêtement, j’ai connu beaucoup d’équipes qui ne s’en seraient pas sorti… Le courage et l’abnégation de la fin de match m’ont beaucoup plu. Mais je regrette bien sûr ce 3e quart temps. Contre cette défense, il faut du rythme, de l’adresse et du jeu intérieur… La première mi-temps avait été très bonne mais on n’a pas su continuer. On ne s’est pas désuni et ils n’y sont plus arrivés. La période de réussite de Pope les avait remis dans le match. On a retrouvé les tirs comme on les aime au début du 4e quart temps mais on ne les a pas mis. Puis la solidité défensive a payé, une fois de plus ».

Jérémy Leloup : « Le Havre a prouvé que c’était une équipe accrocheuse, qui ne lâche rien, mais c’est aussi à cause de nous qu’ils sont revenus. On a encore eu du mal à reprendre le 3e quart temps. Il faudra vraiment corriger ça parce qu’on va le payer un jour. On se relâche quand on a pris de l’avance , on perd du rythme en attaque mais les adversaires réagissent et il faudra analyser cela. Je pense qu’il faut être plus prêt mentalement à la reprise. On a su réagir en défense et de regagner le match une deuxième fois. Avec dix joueurs, on peut tenir les trois matches dans la semaine. Mais cela a peut-être joué aussi mais on ne va pas chercher d’excuse dans la multiplication des rencontres. Depuis que le buzzer a retenti, on est déjà tourné vers Nymburk ».

Eric Bartecheky : « On a donné du fil à retordre à Strasbourg. Je savais que mon équipe ne lâchait rien et elle l’a encore prouvé. Si Hugo met son panier à trois points à 52-52, ça peut changer la fin de match. La défense tout terrain nous a permis de gratter des balles (NDLR : 17 interceptions) et de relancer la partie. Avec Cox et Greer ciblés, l’absence de Brazelton nous a été préjudiciable. On a tenté des choses au poste de meneur qui ont plutôt bien fonctionné. Mais à l’arrivée, c’est une défaite. On est vraiment déçu… »

Le match en vitesse

SIG – LE HAVRE 63-54. Rhenus Sport. 5 516 spectateurs. Arbitres : MM. Mateus, Gueu et Castano.

Les périodes : 17-13, 21-10 (mi-temps : 38-23), 12-21 (50-44), 13-10.

Les statistiques

Espoirs

SIG – Le Havre         64-62

Les espoirs de la SIG ont enfin battu leur bête noire, Le Havre ! Mais que ce fut dur… En tête à la mi-temps (48-38), les joueurs de Lauriane Dolt ont dû attendre la dernière minute pour faire la décision, confortant ainsi leur place de leader.