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Actualités La SIG met les pendules à l’heure…

La SIG met les pendules à l’heure…

Portée par un nouveau sponsor horloger « européen », Pierre Lannier, portée par un trio exceptionnel (Diot, Howard et… Dragićević) à 70 points et 92 d’évaluation, la SIG a fait le job contre Nymburk : 87-80. Il faudra confirmer la semaine prochaine à Prague avant de chercher la qualification dans une campagne de Russie excitante.

La SIG savait avant le coup d’envoi que l’énorme victoire de Kazan sur Saint-Pétersbourg (103-67) l’obligeait à vaincre Nymburk pour voir les 8es de finale de l’Eurocup. Et elle mit d’entrée beaucoup d’ardeur à défendre, et d’application en attaque. Privée de Traoré, il fallait bien que tous les autres morceaux de puzzle s’emboîtent. Diot donnait le ton d’entrée avec deux réussites dans le périmètre (4-0) mais malgré les trois rebonds de Fofana, la suite sera plus serrée. Hruban, Burns et Washington prouvaient en effet que les Tchèques n’avaient pas fait le déplacement pour du beurre : 4-8 (3e’).

Un Diot de gala

Peu à peu, toutefois, le jeu collectif de la SIG se mit en place, la défense restant la base solide de la performance. Leloup redonnait l’avantage (11-10), Diot (12pts, 14 d’évaluation dans le premier quart) s’était mis en mode MVP et les changements que Collet avaient opéré n’avaient pas fait baissé l’intensité. De 21-14, Benda ramenait à 21-18 avant les « primés » de Diot et Hruban.

Un Dragićević hors normes !
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Tadija Dragićević (20 pts en première mi-temps) déborde Pomikalek pour son meilleur match sous le maillot de la SIG.

Le début de la seconde période sera marqué par la 3e faute de Jiri Welsch (12e’) qui compliquait la tâche de Kemzura. La SIG montait en régime et Tadija Dragićević prenait feu ! Critiqué, sur la sellette en décembre, le Serbe offrait un quart temps de gala : 17pts à 6 sur 7 dont 4 sur 5 à trois poit, 20 d’évaluation en 10 minutes pour un total respectif de 20 et 23 ! Le public du Rhenus se frottait les yeux, Collet se frottait les mains… L’écart avait forcément enflé (37-27, 17e’, 46-32 et 49-36 à la pause) malgré les efforts de Darius Washington.

Nymburk se rapproche…

On aurait pu croire alors à une promenade de santé, illustrée par l’écart conséquent à l’évaluation (69 à 32). D’autant que la SIG maintenait l’écart malgré le 3 sur 3 de Burns derrière l’arc : 57-44 (23e’) et même 65-49 (27e’) avec un Antoine Diot à 20 points à 100%. Howard, toujours aussi vaillant (12pts, 11 rbds, 22 d’éval à ce moment) semait la panique chez les Tchèques mais ils ne cédaient pas. Welsch, Washington et Simmons, s'appuyant sur une défense match-up, infligeaient même un 2-13 qui pouvait compliquer la fin de match : 68-62 (30e’).

Mais c’est en défense une fois encore, que la SIG ira chercher sa victoire. Durcissement indispensable, pour dérouler en attaque sur les épaules d’un Diot exceptionnel (30pts, 36 d'évaluation) et d’un Howard (18pts, 11rbds, 32 d'éval) vaillant guerrier. L’écart était remonté à 13 points (79-66, 34e’ et 86-73, 38e’) mais jusqu’au bout, Nymburk enverra le message qu’au retour, mercredi prochain, rien ne sera facile. Mais chaque chose en son temps…

Jean-Claude Frey

Les réactions

Vincent Collet : « Je voudrais d’abord rétablir une vérité : la présence de Nymburk au Last32 n’est pas une surprise. Ils y sont depuis plusieurs saisons et étaient en quart de finale il y a deux ans. Et il ne fallait pas faire un petit match pour gagner. Il y avait sans doute des imperfections mais l’adresse, les passes, nous ont permis de gagner. Hormis ses balles perdues, Antoine a été exceptionnel mais notre secteur intérieur a été décisif aussi. On ne peut pas passer sous silence la première mi-temps de Tadija et la domination de Matt au rebond. Malgré l’absence d’Ali, nous avons tenu dans la raquette. La match-up dans le 3e quart temps nous a posé quelques problèmes et Darius Washington a régulièrement trouvé le chemin du panier. Le match a été compliqué jusqu’au bout. L’idéal serait de gagner à Nymburk mais il faudrait aussi que Kazan s’impose à Saint-Pétersbourg. Cela nous donnerait deux chances de nous qualifier ».

Tadija Dragićević : « C’était un match ouvert. J’ai bien débuté et j’en ai profité. Collectivement, on les a bien arrêté en première mi-temps mais la deuxième a été plus difficile. Globalement c’était un bon match même si l’écart final est faible. Nous aurions mérité de l’emporter plus nettement. Je sais que j’ai n’ai pas joué comme j’aurais dû dans la première partie de saison et j’espère vraiment que c’est un nouveau départ. Mais l’équipe gagnait. J’ai joué dans beaucoup de clubs mais je n’ai jamais vu une telle alchimie, des coéquipiers qui vous encouragent autant. L’Eurocup est une compétition étrange. On aurait dû gagner à Saint-Pétersbourg et en perdant ce soir on pouvait être éliminés… »

Kestutis Kezmura : « Félicitations à Strasbourg. Nous n’avons pas mal joué mais ce n’était pas assez. On connaissait leur talent mais nous n’avons pas été capables de faire les stops quand il fallait. Nous avons eu des problèmes pour contenir Dragićević en première mi-temps et Diot a fait un match énorme. Nous sommes revenus en deuxième mi-temps en changeant de défense. Nous devons encore y croire même avec trois défaites. Nous nous sommes promis dans les vestiaires de jouer tous les matches à fond pour gagner le plus de matches possibles. Le sport est l’endroit où les miracles arrivent le plus souvent dans la vie… »

Le match en vitesse

SIG – NYMBURK 87-80. Rhenus Sports. 3 425 spectateurs. Arbitres : MM. Jersan (Slovénie), Hordov (Croatie) et Ozols (Lettonie).

Les périodes : 24-21, 25-15 (mi-temps : 49-36), 19-26 (68-62), 19-18.

Les statistiques

Les résultats et le classement

J13 EC finalV2