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Actualités Pleins feux sur Kazan

Pleins feux sur Kazan

Kazan, le rouleau compresseur

Pour débuter le Last 32, la SIG affrontera mercredi au Rhenus l’ogre de la compétition, les Russes de Kazan, avant d’aller à Saint-Pétersbourg et de recevoir les Tchèques de Nymburk. Pleins feux sur le premier adversaire.

Logo Unics KazanL’équipe russe est la favorite de la poule G. Finaliste de la dernière édition, elle est de retour dans cette compétition après avoir été éliminée en Euroleague. Fait extrêmement rare, avec 5 victoires et 5 défaites, les Russes ont échoué pour la qualification au Top 16 sans avoir un ratio négatif. Depuis 2007, les poules du premier tour comptent six équipes et ce n’est que la deuxième fois que cela se produit, après Vitoria en 2011/2012. Kazan avait obtenu le dernier ticket pour l’Euroleague en remportant le tour préliminaire en septembre à Ostende face à l’ASVEL. La phase aller fut difficile avec une seule victoire en cinq matches. Les ambitions du club étant très élevées, il n’en fallait pas plus pour voir le coach Argyris Pedoulakis être remercié et remplacé par le coach de la sélection nationale russe: Evgeny Pashutin. L’électrochoc souhaité fut immédiat puisque, lors des phases retours, Kazan remporta 4 matches sur 5. Quatre victoires et pas des moindres notamment face à Efes Istanbul et surtout, une victoire de prestige, sur le parquet du grand Real Madrid (75-85), qui restait sur 22 victoires consécutives à domicile en Euroleague !

Un quatuor US impressionnant

quatuor USAutant dire que l’équipe russe est armée pour conquérir l’objectif, clairement annoncé par le club : la 1ère place du groupe G. Après avoir prolongé cet été l’ancien du Panathinaikos, Kostas Kaimakoglou, et au côté de l’ancien pivot du CSKA, Dimitry Sokolov, le club a recruté de grands noms, en adéquation avec ses ambitions. D’Or Fischer fait partie de ceux-là. Deuxième meilleur contreur de l’histoire de l’Euroleague, il l’a encore confirmé lors du 1er tour en finissant en tête de cette catégorie avec 1,8 contres en moyenne. Excellent défenseur, il est aussi redoutable en attaque. En effet, il était le second joueur le plus adroit du 1er tour avec 75% de réussite (!), ce qui lui permit de finir avec la 7eme meilleure évaluation générale (18,1). On retrouve avec lui le meilleur marqueur de l’Euroleague 2013/14, Keith Langford, qui avait scoré 25 points face à la SIG l’année dernière avec Milan. 8e meilleur marqueur (16,7pts) et 5e à l’évaluation (18,8), il est un joueur ultra polyvalent et montre encore cette saison à quel point il est dangereux. Ajoutez le bondissant ancien NBAer (76 matches) James White, champion NBA 2007 avec les Spurs (sans jouer en play-offs) et vainqueur de l’Eurochallenge 2014 avec Reggio Emilia, ou encore le ‘‘psychopathe’’ du tir à 3 points, Curtis Jerrells, croisé au Rhenus la saison dernière avec Milan lui aussi, et vous obtiendrez un quatuor d’Américains hyper dominants… Quatre joueurs de classe Euroleague !

L’élément marquant : le départ de Zisis

Les observateurs les plus assidus ont sûrement noté le départ de Nikos Zisis pour Fenerbahçe, et y ont vu, peut-être, un petit coup de pouce du destin pour la SIG. Il faut dire que le Grec est un joueur haut de gamme. Deux cents matches d’Euroleague (dont un au Rhenus avec Trévise en 2005), vainqueur de l’épreuve en 2008 avec le CSKA Moscou, l’homme a plus de 20 titres majeurs à son actif! Champion d’Europe 2005, médaillé de bronze en 2009 et vice champion du monde en 2006 avec l’équipe nationale, il était arrivé cet été à Kazan pour apporter son immense expérience… Six mois plus tard et une non qualification pour le top 16 il est parti vers une équipe encore plus ambitieuse.

Enfin un point positif ? Pas si sûr ! Son remplaçant n’a pas tardé à se faire connaître : Anton Ponkrashov. International russe, champion d’Europe en 2007, médaillé de bronze en 2011 au championnat d’Europe et aux JO de Londres en 2012, il a lui aussi de l’expérience. Passé par le CSKA Moscou (6 titres) ou encore le Khimki Moscou, il arrive de Volgograd également qualifié pour le Last 32 d’Eurocup. Très bon passeur (5 passes en Eurocup), ce poste 2/3, shooteur patenté (encore un !), n’est pas un remplaçant au rabais du All Star, Zisis. Autour de toutes ces stars, se trouvent une flopée de joueurs de devoir comme l’ancien Dijonnais Viktor Sanikidze et des joueurs russes prêts à briller dès que le coach leur offre du temps de jeu. Bref, une équipe impressionnante qui s’annonce (très) difficile à manœuvrer.

Une défense également bien en place

Mais ne vous y trompez pas, si cette équipe ressemble de très près à une équipe offensive, avec de fortes individualités, elle est bien plus que cela. Cinquième meilleure défense du 1er tour d’Euroleague, c’est aussi une équipe qui sait défendre. Kazan était tout simplement la 3e équipe à laisser le plus faible pourcentage de réussite à ses adversaire (43,6%). Enfin comme la SIG en Eurocup, Kazan faisait partie des équipes à consentir la plus faible évaluation à ses adversaires : 4e meilleure équipe avec 73,5 (derrière le CSKA Moscou, Efes Istanbul et Barcelone).

Le match le plus difficile depuis le début de la saison pour la SIG ? Oui, à n’en pas douter ! Le match de l’impossible ? Sûrement pas, pour des SIGmen surmotivés ! Un affrontement trois étoiles, à ne manquer sous aucun prétexte? Certainement !

Franklin Tellier

Comparaison des statistiques des deux équipes en coupe d’Europe :

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