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Actualités Pleins feux sur Nymburk

Pleins feux sur Nymburk

La SIG accueille ce mercredi au Rhenus (20h), pour son troisième match du Last32 d’Eurocup, un club aussi âgé qu’elle, Nymburk, issu d'une petite ville de moins de 15 000 habitants, à 45km de Prague, où il dispute ses matches européens. Le succès est indispensable pour espérer se qualifier pour les huitièmes. Mais les Tchèques,  ne manquent pas d'arguments...

logo nymburkFondé en 1929, ce club a connu cinq appellations différentes avant de s’appeler le CEZ Basketball Nymburk. Mais si les deux clubs ont le même âge, leur palmarès, n’est en rien comparable. Depuis son apparition en 1ère division de République tchèque lors de la saison 2000/2001, le club bohémien n’a pas perdu de temps pour étoffer sa vitrine à trophées. Champion dès la saison 2003/04, il a depuis glané 11 titres consécutifs. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, qui a gagné les 8 dernières coupes nationales ? Nymburk ! Engagé aussi dans la très relevée VTB League, les Tchèques y sont plus en difficulté : aucune participation aux play-offs depuis l’instauration de cette compétition, dominée par les clubs russes, quatre victoires et 11 défaites cette saison.

Deux quarts de finales d’Eurocup en cinq ans
Tre Simmons

Tre Simmons, une des forces offensives de Nymburk

Tous ces titres assurent au club une pérennité en coupe d’Europe. Sa première apparition sur la scène européenne remonte à la saison 2002/03 en Fiba Europe Regional League. Depuis, chaque année, Nymburk a pu goûter aux joies des joutes européennes. Après cinq participations au 3eme échelon, le club tchèque découvre le deuxième niveau en 2007/08 en ULEB Cup avec un jeune rookie, qui débutait alors sa carrière, un certain Blake Schilb. Puis en 2010/11, le tour préliminaire de l’Euroleague est créé invitant d’office le champion de NBL League, permettant à Nymburk d’y participer au cours des cinq dernières années. Présent au second tour de l’Eurocup pour la 6ème saison consécutive, il s’est hissé à deux reprises en quart de finales : en 2009/10, éliminé par Bilbao emmené alors par Jérôme Moïso, puis en 2011/12 face à Saint-Pétersbourg porté par celui qui allait signer aux Rockets de Houston, Patrick Beverly.

24% de victoires à l’extérieur sur les 25 derniers matches…

En 13 ans, Nymburk comptabilise 161 matches européens, pour 73 victoires, 87 défaites et, fait rare, un match nul ! Si ces chiffres ne reflètent pas une grande domination, ils sont plus « rassurants » pour la SIG si l’on regarde de plus près les chiffres à l’extérieur. En effet, si à domicile le club est à 54,5% de victoires (42 victoires, 1 nul et 34 défaites), à l’extérieur il est à peine de 36,9% (31 victoires et 53 défaites). Pire encore, sur ses 25 derniers matches à l’extérieur ce ratio de victoires chute à 24%, puisque les Tchèques n’en ont gagné que six ! Cette saison encore puisque sur les 7 matches joués à l’extérieur (un au TQR d’Euroleague à Ostende, six en Eurocup), Nymburk n’en a remporté qu’un seul, à Séville (65-66).

La star : Darius Washington
Coach Kemzura&Darius Washington

Darius Washington en discussion avec son coach, le Lituanien Kestutis Kemzura.

Le coach est le Lituanien Kestutis Kemzura. Il est déjà venu au Rhenus lorsqu’il était l’assistant de David Blatt sur le banc du Benetton Trévise quand la SIG jouait l’Euroleague en 2005/06. Il a appris au côté de Blatt durant trois ans (un an à St-Pétersbourg, deux ans à Trévise). Kemzura était aussi le coach de l’équipe de Lituanie, médaillée de bronze aux Championnats du monde en 2010.

Le joueur star de l’équipe est le naturalisé et international macédonien Darius Washington. Ce combo 1-2 est passé par de nombreux clubs en Europe et a même joué quelques matches NBA (18) avec San Antonio en 2007 en remplacement de Tony Parker blessé. Coéquipier d’Ali Traoré à Rome en 2010/11, c’est un joueur complet, percutant et très dangereux. Très convaincant lors de ses 11 matches avec Le Mans en 2013 (16pts, 4rbs, 4 passes et 16 d’évaluation), il l’est tout autant cette année. Meilleur marqueur (14pts), rebondeur (5), passeur (4,9) et meilleure évaluation de l’équipe (16,4), il est le poumon et le rouage indispensable de la mécanique tchèque. Mais il n’est pas parfait. Son pêché mignon? Le tir à 3 points dont il use (et abuse) avec une faible réussite (9/35).

Le swingman Chester ‘Tre’ Simmons est le deuxième atout offensif de Nymburk. Vainqueur de l’Eurochallenge en 2013 avec Samara, élu MVP du Final four, c’est un joueur expérimenté. Passé par le PAOK Salonique, Gran Canaria ou encore le Maccabi Tel Aviv, il est de retour au club après y avoir joué deux saisons de 2010 à 2012. Il est athlétique, opportuniste et reconnu comme ayant un fort QI basket. Shooteur adroit, il fait partie de ces joueurs qui « n’ont pas de distance » et qui aiment prendre leurs responsabilités. Avec 14pts, 3,7rbs, 3,2 passes et 14 d’évaluation, il est le joueur le plus utilisé par le coach (32’46’’ en moyenne).

Le 3eme étranger est le poste 4, Christian Burns. Plutôt méconnu et passé par des clubs peu en vue (Pologne, Ukraine, Allemagne, Israël…) il est le 3e meilleur marqueur de l’équipe avec 11 points et utilise son physique en défense en commettant tout de même 3,2 fautes en moyenne. Moins toutefois que son coéquipier tchèque, Petr Benda, 3e joueur d’Eurocup à en avoir commis le plus (3,5 en moyenne). A 32 ans, le taulier de l’équipe nationale tchèque est régulièrement le pivot titulaire de l’équipe. Celui qui entame sa 8eme saison au club joue de son expérience dans la raquette (4,7rbs) et compense sa « petite » taille, 2m03, en étant opportuniste et intelligent, au rebond offensif notamment. Avec 10,1pts en 26 minutes de temps de jeu, il sait se montrer utile malgré le handicap des fautes…

Jiri Welsch, le plus connu

Mais le joueur tchèque le plus connu est Jiri Welsch. Jeune génie de sa génération (il est né en 1980), il avait été drafté en 16e position par Philadelphie en 2002. Fort de quatre vraies saisons NBA, il a ensuite joué à Malaga, Estudiantes Madrid et Charleroi avant de venir à Nymburk en 2012. Pouvant évoluer sur les trois postes extérieurs, il est le relais du coach sur le terrain et fait profiter les plus jeunes de son grand QI basket. Avec 7pts, 3rbs, 4 passes et 8,7 d’évaluation, il reste très complet. En sortie de banc, signalons un autre joueur US très rentable, l’arrière shooteur Derek Raivio. Il arrive de Belgique après avoir fini meilleur marqueur (18,7pts) et meilleure évaluation du championnat l’année dernière. Leader de son équipe, Alost, il l’a menée en finale du championnat grâce à une excellente adresse (41% à 3pts). Enfin, toujours en sortie de banc nous trouvons des joueurs tchèques de devoir et de rôle, comme Vojtech Hruban, Pavel Houska ou Lubos Burton mais aussi le jeune pivot US, Garrett Stutz.

Battus à domicile par Saint-Pétersbourg, défaits à Kazan après avoir longtemps résisté, les Tchèques joueront leur va-tout dans cette poule. Une défaite les éliminerait (presque) définitivement. Sérieux et prudence seront de mise pour les Alsaciens.

Franklin Tellier

Stats SIG-Nymburk