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Actualités A l'ASVEL, en pensant déjà à Saint-Pétersbourg

A l'ASVEL, en pensant déjà à Saint-Pétersbourg

La SIG défendra à Villeurbanne, samedi à 20h50 (en direct sur Canal+), un double statut : celui de leader et de meilleure équipe à l’extérieur (9 victoires en 10 matches). Mais sans Matt Howard et avec le rendez-vous de mardi contre Saint-Pétersbourg déjà à l’esprit, ce sera difficile de s’imposer chez le tombeur de… Limoges !

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Bangaly Fofana qui a pris David Andersen de vitesse, en progression constante, aura envie de briller face à son club formateur.

A peine rentrés, déjà repartis ! C’est le lot actuel des basketteurs de la SIG qui disputent à Villeurbanne la quatrième et dernière manche de leur série de quatre matches à l’extérieur. Les globe-trotteurs ne reverront le Rhenus qu’en début de semaine pour un rendez-vous capital. « On a fait de l’objectif européen une priorité de notre saison. Et le match d’Eurocup sera forcément le plus important des deux prochains ». Vincent Collet annonce la couleur. Mais on connaît le personnage et ses hommes. Ils ne lâcheront rien dans le Rhône et ne braderont pas ce match de ProA. « Il ne faut pas se protéger. On fera le maximum, mais le danger du match d’après sera forcément là… On y pense tous, au match de mardi. Et Villeurbanne n’est pas un adversaire direct comme l’était Dijon, sur lequel nous avons pris nos distances samedi dernier », continue le coach.

Ni Matt Howard ni… Taurean Green

Au-delà d’un enjeu moindre, si on compare la partie de ProA au prochain match d’Eurocup, la SIG devra faire sans Matt Howard. On a pu voir encore à Kazan combien il était précieux, en particulier en défense. Jérémy Leloup et Tadija Dragićević pourront-ils compenser la dépense d’énergie habituelle de l’Américain qui fera cruellement défaut ? « De plus, nos possibilités de préparation sont réduites alors qu’eux, depuis lundi soir, ne pensent qu’à Strasbourg. Face à la deuxième défense du championnat, qui ne laisse que 42% de réussite aux tirs à l’adversaire, on a tout à redouter des qualités athlétiques de David Lighty, Amara Sy, Livio Jean-Charles ou Georgi Joseph », s’inquiète Collet. Et on ne peut pas dire que David Andersen, probablement très motivé, ou Ahmad Nivins, soient des enfants de chœur dans ce domaine !

Les atouts de Villeurbanne ne s’arrêtent pas là. Car les changements imposés par les mauvais résultats de la première partie de saison et le départ d’Edwin Jackson à Barcelone, ont rééquilibré l’équipe. « La venue d’Alex Acker qui a décalé Taurean Green en poste 2 leur a permis de remporter deux victoires au cours desquelles il a donné cinq passes décisives à chaque fois, et apporté de la créativité », a constaté l’entraîneur de la SIG. Un Taurean Green, blessé lors de l’exploit de l’ASVEL à Limoges, et… remplacé par Trenton Meacham qui ne sera évidemment pas qualifié pour le match de ce samedi. Villeurbanne jouera donc avec Sangaré et le jeune Rozenfeld, Acker pouvant lui aussi dépanner au poste 1. Autant dire que Campbell, Diot et Toupane, devront mettre un maximum de pression sur le meneur adverse pour mettre du sable dans les rouages lyonnais. Et comment imaginer que Paul Lacombe, Ali Traoré, Bangaly Fofana et même Vincent Collet ou Pierre Tavano, tous des anciens de la maison "verte" ne soient pas particulièrement motivés ?

Un piège tendu

Enfin, il ne faudrait pas oublier non plus l’arrivée sur le banc de J.D. Jackson, qui disait tout de suite après le succès (79-81) à ses joueurs, dans les vestiaires de Beaublanc : « On n’a pas fait tout ça pour perdre contre Strasbourg ».

Les Sigmen sont prévenus. Villeurbanne est revenu dans le Top8 et n’a sans doute pas fini sa remontée. « On va jouer à fond, prévient Collet. Gagner pour se maintenir à la première place, c’est notre objectif. Sera-ce suffisant ? Nous serons peut-être émoussés. Même s’il faut souligner l’effort des dirigeants qui nous a permis de partir dès lundi à Moscou et, probablement, de faire cette performance à Kazan ».

Cet exploit retentissant ne va pas changer l’état d’esprit des joueurs de la SIG. « Il leur a permis de garder de la bonne humeur, d’afficher de la fierté », se félicite Vincent Collet. Mais on ne saura que demain s’il y a encore beaucoup d’essence dans le moteur…

Jean-Claude Frey