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Leaders Cup_SIG Dijon_matt Howard et Steven Gray
Actualités Avec les tripes !

Avec les tripes !

A la Leaders Cup, la SIG tient la finale qui lui était promise par les observateurs. Mais qu'elle fut difficile à arracher à une équipe de Dijon qui a tout donné avant de craquer dans une prolongation à couper le souffle : 79-72. Cette équipe a du caractère mais il faut maintenant aller jusqu'au bout du rêve.

Leaders CupSIG Dijon_Jeremy Leloup

Jérémy Leloup (17pts, 20 d'évaluation) a été très précieux face à son ancien club... Il reste une marche à gravir.

Privée d’Ali Traoré, grippé, la SIG avait lancé Fofana dans le cinq. Et comme la veille contre Paris, Borg débutait sans Walker, Moss et Joseph. Et tout comme en quart de finale, Dijon était à la peine jusqu’à l’entrée en jeu de son lutin magique : 11-2 (4e’). La SIG avait mis une énergie incroyable dans sa défense, ne laissant pas le moindre millimètre aux Bourguignons. En cinq minutes, il ne marqueront que deux paniers, à l’ultime seconde de la possession ! Les Strasbourgeois dominaient aussi le rebond (12 prises dont… 8 offensives contre 2) et provoquaient une palanquée de fautes chez l’adversaire.

Un excellent Leloup

Et pourtant, Dijon ne lâchait pas, revenant peu à peu dans le sillage de son duo d’arrières, Walker et Gray (16 des 22 premiers points). De retour à 11-6, la JDA faisait l’élastique au gré des lancers-francs alsaciens (15 sur 16 en première mi-temps) : 15-9 puis 17-13 à la fin du premier quart. L’écart était insignifiant au regard de la domination de la SIG et on devinait que cette demi-finale n’aurait rien d’une partie de plaisir.

Pire, sur la lancée d’un 0-9 à cheval sur les deux périodes, Dijon prenait pour la première fois l’avantage : 17-18 (12e’).

Les pertes de balles (six déjà dans le premier quart) avait laissé les Bourguignons en vie et il fallut un remarquable Jérémy Leloup (12pts, 14 d’évaluation à la pause), auteur également d’un travail de titan en défense, pour que la SIG reprenne un léger avantage (22-18) vite anéanti par l’infernal duo d’en face. Walker était bien relayé par Curti, Dijon restait dans le sillage (27-26) reprenant même la tête sur un « primé » de Walker : 30-31 (20e’). Heureusement, Diot, après un vilain 0 sur 6 cumulé avec son compère Campbell, trouvait enfin la distance, juste avant la pause : 33-31.

Le meneur de la SIG remettait ça dès la reprise (36-31), mais le moment de flottement qui s’en suivit obligeait Collet à prendre un temps mort. Dijon, par l’intenable Steven Gray, aidé par Moss et Harris venait d’enfiler un 0-8 cruel : 36-39. Le jeu alsacien retrouvait un peu de stabilité quand Campbell sortit enfin de sa boîte. Dur en défense, présent au rebond, il percutait habilement et après un panier derrière l’arc de Dragićević, le capitaine de la SIG contribuait au 9-0 qui donnait (enfin) un peu d’air (45-39, 27e’) dans un match étouffant.

Car malgré le passage de Walker sur la touche, puis celui de Gray, c’est Dijon qui trouvait les failles pour égaliser à 45. Et à dix minutes de la fin, le suspense était intenable : 49-49.

Au bout du suspense

Dès le début du dernier quart, Dijon jouait parfaitement l’alternance, avec Harris et Moss à l’intérieur, Walker au large. La SIG était muselée, perdait des ballons et pouvait se mettre à regretter les paniers faciles, trop nombreux, qu’elle avait laissés en route près du cercle. Et de 53-51, on était passé à 53-58 à trois minutes de la fin…

Mais avec du cœur, de la vaillance, et tellement d’énergie, les Strasbourgeois finirent par repasser devant (64-62), à trembler (64-66) avant d’égaliser par Diot en mode sauveur aux lancers-francs, pour arracher une prolongation dans un match à couper le souffle…

La défense de Toupane sur Walker, la maîtrise de Diot, l’énorme débauche d’énergie de tout le groupe finit par payer : 79-72. A l’usure… Mais que ce fut dur. Il reste maintenant à poser la cerise sur le gâteau, lors de la finale, demain !

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – JDA DIJON 79-72 ap. pr. Disneyland Arena. 4 500 spectateurs. Arbitres : MM. Bissang, Collin et Hamzaoui.

Les périodes : 17-13, 16-18 (mi-temps : 33-31), 16-18 (49-49), 17-17 (66-66), 13-6.

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet : « On a usé la JDA mais elle nous a aussi usé… L’état d’esprit ne s’est jamais démenti. J’ai brûlé mon dernier temps mort quand on était à moins 5 avec trois minutes à jouer pour leur dire de continuer à jouer, sans trop gamberger. Dijon a marqué 25 paniers dont au moins la moitié sont des exploits. Et nous on en a raté des tout faits… C’est le basket. La maladresse de Matt nous fait mal et notre 34% d’adresse globale avec 40% à trois points, explique en partie nos difficultés. Axel a fini d’user Walker et dans ce combat permanent, on a été vaillant jusqu’au bout. Dijon a été très fort, mis des gros shoots et défendu jusqu’au bout. Quant à Ali, il avait très envie de jouer mais il était trop contagieux et je pense qu’on pourra compter sur lui demain si ce risque est écarté. En finale, il faudra mettre autant d’énergie et de cœur qu’aujourd’hui, mais si on veut gagner, il faudra être meilleur en attaque ».

Jérémy Leloup : « Je connais trop bien Dijon et Jean-Louis pour savoir que ce serait long et difficile. On est un peu chanceux de revenir à la fin. Le match s’est inversé quand on a réussi à piquer la balle sur la remise en jeu et qu’on finit par un dunk. C’est avec ces défenses qu’on peut gagner un match, malgré l’absence d’adresse qu’on a compensé par notre énergie au rebond offensif. La pression ? On est des compétiteurs et on veut gagner quelque chose, c’est sûr. Mais il y a encore la Coupe de France et le championnat même si on veut gagner ce trophée dès demain. L’absence d’Ali nous a fait manquer un point d’ancrage à l’intérieur et il faut trouver d’autres solutions. A nous de nos adapter à chaque situation. Jusqu’ici, on s’en est pas trop mal sorti cette saison ».

Antoine Diot : « J’ai fait un bon match mais c’est avant tout une victoire d’équipe. On travaille à l’entrainement pour que tout le monde ait des tirs ouverts. Aujourd’hui, c’était moi mais demain ça pourra être Paul, Tadija, Matt, Axel… n’importe qui. On le répète depuis le début de l’année, on a vraiment une équipe avec 11 joueurs et chaque match est différent. Tout le monde peut mettre des points car on joue ensemble. C’est ça le plus positif avec cette équipe. Peut-être que mon interception peut sembler décisive mais je ne pense pas. Il y a toujours des moments dans chaque match où il faut exploiter des petites choses. La prochaine fois ce sera peut-être un rebond de Matt ou de Paul. On a bien vu par exemple qu’Axel n’a pas beaucoup joué du match, mais il a été très précieux durant la prolongation avec une défense hyper dure sur Walker. C’est ça qui nous fait gagner aussi. Mettre des paniers, oui c’est important, mais il n’y a pas que ça pour gagner un match ! Ali a voulu prendre un petit jour de repos alors on a dû faire sans lui (rires !)… Plus sérieusement, il nous a manqué ce soir mais heureusement on a trouvé d’autres solutions. Malgré tout ce serait bien qu’il soit avec nous demain ».

Axel Toupane : « C’est un match couperet, il y avait beaucoup de tension et beaucoup d’intensité. Malgré notre mauvaise fin de match on a réussi à remonter pour aller en prolongation et gagner. Je n’avais pas beaucoup joué durant le temps réglementaire ce qui fait que j’étais frais en prolongation pour défendre sur Walker. C’est sûrement ce qui a fait la différence entre lui et moi lorsqu’il m’attaquait. Après je rentre mes tirs mais c’est aussi grâce au travail d’Antoine ».

Paul Lacombe : « C’était un match très compliqué contre une très belle équipe de Dijon. Je pense qu’ils méritaient autant que nous la victoire. On revient bien à la fin du temps réglementaire pour arracher la prolongation dans laquelle on a été solide. On gagne derrière et on va en finale mais mon Dieu qu’est ce que c’était dur ! Globalement, on a bien défendu je pense, mais offensivement on a encore péché en perdant trop de ballons. Heureusement, lorsque Dijon est passé à +5, on a réussi à être plus calme, plus posé et c’est grâce à ça qu’on réussit à revenir, dans un premier temps, et à passer devant ensuite. On a manqué trop de paniers faciles. C’est sans doute à cause de la pression et de la fatigue par rapport à hier. On est en finale mais on espère surtout qu’Ali sera avec nous car on aura besoin de lui ».

Martial Bellon : « C'était un match de ''warriors'' et je pense que le fait de le gagner après avoir failli le perdre va les sublimer, les libérer. On est passé par la petite porte et j'espère que demain on sortira par... la grande. Ce sera la quatrième finale en deux ans et il faut vaincre le signe indien ».

Jean-Louis Borg : « On était en situation de gagner ce match mais la différence d’effectif leur a donné une fraîcheur et une lucidité qu’on n’avait plu sur la fin. Je ressens beaucoup de fierté de ce que la JDA a proposé pas seulement face à l’équipe qui joue le meilleur basket des deux côtés du terrain. Malgré un début poussif, un manque d’agressivité avec un différentiel important aux lancers à la mi-temps, on est revenu, on a tenu un mano a mano. Et puis, dans le money time, on fait trois erreurs et Harris rate deux lancers-francs. Tout cela est frustrant… »

Ervin Walker : « On était un peu fatigué, c’est vrai, mais Strasbourg a mieux joué que nous en prolongation. On a perdu le match quand on a eu deux points d’avance à quelques secondes de la fin du temps réglementaire. Je suis déçu et je suis fier de ce qu’on a fait car on a perdu contre une grande équipe. On est prêt maintenant pour jouer des matches de play-offs ».

Recueilli par Franklin Tellier