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Actualités Contre Le Havre, surtout ne pas calculer

Contre Le Havre, surtout ne pas calculer

La SIG entame la Leaders Cup ce vendredi à 13h (en direct sur Canal+ Sport, live score sur sigbasket.fr) à la Disney Arena de Marne-la-Vallée, face au Havre. Le quart de finale a priori le plus déséquilibré. Mais prudence… Les Havrais portés par Ricardo Greer joueront déjà leur ‘’finale’’ alors que les Strasbourgeois, très ambitieux, ne doivent rien laisser au hasard et se donner à fond. Trois fois de suite, de préférence…

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Bangaly Fofana, l'ex-Havrais, devra se défaire de la tenaille de Shawn King et de Nick Pope, qui s'affairent sous le regard de Tony Dobbins et de Hugo Invernizzi.

La Leaders Cup, tout comme son prédécesseur, la Semaine des As, excite Vincent Collet. Le coach de la SIG adore le format et sait que cette épreuve ne sourit qu’aux grandes équipes. La sienne a encore, dans ce domaine, tout à prouver. Finaliste en 2013, elle a échoué en ½ finale l’an passé face au futur vainqueur, et a aussi, encore tout chaud dans la tête, son récent échec en Eurocup, dans un match à gros enjeu. Or à Disneyland, il faudra savoir enchaîner trois performances de haut vol consécutivement pour soulever le trophée… « C’est aussi une répétition grandeur nature, en trois jours, de la fin de saison », complète Collet. Le sélectionneur est formel, « ce seront les mêmes, à une équipe près, qui se disputeront le titre en play-offs ».

Une finale chaque jour

Amateur de formules, l’entraîneur de la SIG en ajoute une autre : « Le Havre a 50% de chances de nous battre vendredi, beaucoup moins que nous de remporter l’épreuve… » Pour sa 11e participation à l’épreuve, un record pour un entraîneur – il a coaché cinq finales et remporté deux succès –, il sait mieux que personne qu’elle est particulièrement exigeante. Et dès le premier jour. « Il y a toujours des surprises quand les favoris veulent calculer. Mais il ne faut pas en garder pour le lendemain sous peine d’être éjecté dès le quart. Il faut être capable de jouer trois finales ».

C’est bien là que réside le danger pour la SIG. Arrivés à Disneyland dans l’après-midi avec la pancarte de favoris – les Alsaciens ont choisi de s’entraîner au Rhenus avant de partir et de s’adapter à un horaire inhabituel – ils ne doivent pas penser trop tôt au samedi et au dimanche… « Le Havre cherchera l’exploit dès le premier jour et va tout donner pour déjouer les pronostics », se méfie Collet. Il sait aussi que les Normands ont les joueurs pour y parvenir. « Des joueurs expérimentés, de vieux routiers qui savent tirer les ficelles. Ils ne seront pas inhibés par le stress ! »

Du solide en face
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Jérémy Leloup avait fait un formidable boulot contre Ricardo Greer, le mois dernier en ProA. A refaire...

Leur dernière performance à Limoges (courte défaite 84-77) sans Ricardo Greer et face à un duo Boungou colo/Moerman à près de 30 d’évaluation chacun, en dit long sur leurs capacités. Vincent Collet précise : « Ils sont portés par le trio Greer, King, Cox, mais pas seulement. Ricardo Greer est la plaque tournante qui fait un peu de tout, Shawn King a la meilleure évaluation (NDLR : 19,52, deuxième de la ProA derrière Moerman) et John Cox est très à l’aise. Il est fort individuellement et très libre, ce qui le rend très dangereux. Mais à leurs côtés, il y a aussi Hugo Invernizzi qui a franchi un palier cette saison, Brazelton de plus en plus opérationnel, Nick Pope qui a réussi deux bons matches en championnat contre nous, ou Wilfried Yeguete qui fait de très bons matches en ce moment ».

Un trophée pourrait créer une formidable dynamique pour la suite
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Louis Campbell (face à Invernizzi) en mode patron ?

La SIG, victorieuse à deux reprises du Havre, a bien sûr des arguments à faire valoir. On les a vus depuis octobre. Mais elle devra encore apporter la preuve de sa capacité à gagner des matches couperets. « Après les deux jours de repos bien mérités, nous en avons profité pour travailler des choses qui nous serviront contre Le Havre mais aussi dans les matches suivants », continue Vincent Collet. Le coach sait qu’un trophée, dimanche, donnerait une dynamique. « Ce serait formidable pour nous, pour la confiance. On ne sera pas rassasiés, bien sûr, mais on aborderait la fin de saison avec encore plus d’appétit ».

Pas rassasiés, mais sûrement rassurés. Car la SIG se sera alors convaincue qu’elle a la capacité à hausser son niveau dans les grandes occasions. Elle aura aussi chassé tous les démons des dernières saisons et le match de Saint-Pétersbourg qui trotte encore dans les têtes. Mais il faudra d’abord se défaire du Havre. Se dire que le match de ce vendredi est le dernier. Et recommencer chaque jour à s’imprégner de la même formule. Le meilleur moyen d’aller le plus loin possible. Jusqu’au Graal…

Jean-Claude Frey

Les deux équipes au crible

comparaison Stats SIG LeHavre