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Actualités Quelle désillusion !

Quelle désillusion !

La SIG, comme Limoges (tributaire d'un miracle à Cantu), quitte l’Eurocup, cueillie par une équipe de Saint-Pétersbourg qui fait preuve d’une belle détermination (61-73) et qui a arraché son ticket pour les 8es de finales. Une cruelle désillusion pour les Alsaciens, après les exploits qui auront marqué son parcours. Le basket français est décidément maudit sur la scène européenne. Fragilité mentale ? Peut-être… A la SIG de prouver lors des prochaines échéances qu’elle a les ressources, mentales notamment, pour rebondir.

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Antoine Diot, englué dans la défense russe : comme un symbole...

Les données étaient claires avant le coup d’envoi. Le succès de Kazan à Nymburk (79-84) condamnait la SIG à gagner pour voir les huitièmes de finale. Et la crispation se fit sentir dès le début dans les rangs des deux équipes. Les Strasbourgeois, maladroits, étaient heureusement guerriers, dans la lutte pour chaque ballon, mais aussi au rebond offensif. 2 sur 9 seulement aux tirs mais en revanche… sept rebonds offensifs en quatre minutes.

Des guerriers… qui se crispent

Dobbins et Fofana avaient clairement montré leur volonté de continuer l’aventure européenne mais Saint-Pétersbourg restait dans le sillage de la SIG : 5-5 (4e’). Un primé de Campbell, puis deux lancers d’Antoine Diot qui, comme Walter Hodge avait débuté le match sur le banc, provoquaient un mini-break : 10-5, puis 14-7 à la 7e’ après quatre points de Fofana.

La SIG avait survécu grâce au rebond offensif (9 prises sur les 18 du premier quart temps !) mais n’avait inscrit que 14 points… Karasev avait multiplié les changements et… trouvé les solutions. Jones, Spiridonov puis Hodge avant la fin du quart, puis le bondissant Stephens au début de la seconde période, ‘’passait’’ un 0-11 qui glaçait le Rhenus : 14-18 (11e’).

La SIG déjoue, St-Pétersbourg durcit le ton

Collet prit rapidement un temps mort car à 19-24 (14e’), ça sentait le piège à plein nez ! Le passage en zone n’eut pas les effets escomptés. La tendance s’était également inversée au rebond et cette fois, ce sont les Russes qui cueillaient les ballons sous le cercle alsacien (5 rebonds offensifs dans la deuxième période), alors que le grand Landry sanctionnait derrière l’arc, répliquant à Leloup. A 25-29 (17e’), Collet appelait un deuxième temps mort, mais la SIG déjouait en attaque, à l’image de Traoré, forçant en première intention, affichant aussi un piètre 6 sur 20 à deux points, 3 sur 10 à trois points… Trop peu pour espérer bousculer le Zénit qui se mit alors à durcir sa défense, provoquant 11 pertes de balles strasbourgeoises en 20 minutes, virant en tête à la pause : 28-35. L’absence de Matt Howard se faisait cruellement sentir.

Un long chemin de croix

Les deux équipes poursuivaient en zone, mais Walter Hodge déclenchait une flèche à 8m qui envoyait un premier signal : 28-38. Diot était ciblé par Kulagin qui ne faisait pas dans la dentelle. Et surtout les Strasbourgeois semblaient tétanisés par l’enjeu, incapables de trouver une solution face à la défense russe. La SIG devait se contenter de deux petits paniers dans un quart temps déjà décisif… Et comme elle laissait aussi quelques lancers francs en route, cela n’arrangeait rien.

Hodge avait beau être sanctionné pour la troisième fois, cela n’entamait pas la sérénité de Saint-Pétersbourg qui trouvait en Kulagin un atout offensif inattendu (34-45, 29e’). La défense alsacienne ne lâchait rien, mais l’attaque était trop pauvre, jouait à l'envers, forçant les choix individuels au détriment du collectif. Le contrôle était russe, la confiance aussi. Et en encaissant sept points dans les deux dernières minutes du quart temps, la SIG compromettait largement sa qualification : 37-52 !

Trop tard, la réaction

Trois paniers bonifiés de Dragićević, Leloup et Diot firent se dresser le Rhenus mais Saint-Pétersbourg trouvait encore des solutions, puis de la réussite avec Jones, qui sanctionnait d’un « primé » en toute fin de possession : 45-59 (34e’). Même le retour à 50-59 (35e’) était parfaitement contrôlé par les Russes, sûrs de leur fait.

Et c’est dans un silence de mort que la SIG quittait l’Eurocup pour avoir manqué ce rendez-vous capital. Une défaite qui n’enlève rien aux superbes exploits précédents. Même si elle est particulièrement cruelle, coupant un si bel élan.

Il faudra maintenant savoir rebondir, à la Leaders Cup, en Coupe de France et en ProA pour prouver que cette belle équipe sait gagner des trophées. Chiche ?

Jean-Claude Frey

 

Le match en vitesse

SIG – ZENIT SAINT-PÉTERSBOURG 61-73. Rhenus Sport. 6 137 spectateurs. Arbitres : MM. Ziemblicki (Pologne), Chiari (Italie) et Cortes (Espagne).

Les périodes : 14-14, 14-21 (mi-temps : 28-35), 9-17 (37-52), 24-21.

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet : « Je suis meurtri et je partage la défaite avec mes joueurs mais elle me fait très mal. On a essayé de rassurer tout le monde à la mi-temps, de trouver un autre mode d’emploi. J’ai eu le sentiment d’un manque de patience permanent. On ne jouait pas bien au début mais on avait tellement d’énergie… L’arrivée des remplaçants a relancé Saint-Pétersbourg. On a commis l’erreur fatale en voulant se rassurer individuellement. Les Russes ont très bien joué le coup, ils ont eu beaucoup de contrôle. On n’avait pas beaucoup de solutions et on ne s’est pas adapté à la dureté du match. On s’est battu mais ils étaient plus physiques et on a subi. L’élimination fait mal. On a fait 16 matches, dont beaucoup de très bons, et on a raté celui qu’il ne fallait pas manquer. Il faudra se relever parce qu’on n’a pas été à la hauteur de ce rendez-vous. J’aurais préféré perdre à Kazan et gagner ce soir… »

Jérémy Leloup : « On est forcément très déçu mais le résultat de ce soir est logique. Ils nous ont dominé physiquement. Ils ont été vraiment très agressifs. L’absence de Matt a pesé. C’est un guerrier qui prend beaucoup de rebonds et ils nous ont manqués ce soir. On n’aurait pas dû perdre à l’aller ou à Nymburk. Dans ce dernier match, on a perdu notre basket. C’est très dur ce soir. On savait que Kazan avait gagné mais on voulait gagner le match de toute façon. Il va falloir relever la tête car on va enchaîner les matches et notamment à la Leaders Cup. On a tous voulu bien faire. Il y aura d’autres objectifs dans la saison. Il va falloir se servir de cette déception pour rebondir. »

Vassily Karasev : « C’était un match très important pour nous. C’est la première année avec cette équipe et cette performance est parfaite pour nous. Strasbourg a battu deux fois Kazan, c'est dire que c'est une très bonne équipe. Il y avait tellement de monde ici et c’était très difficile. Mais notre équipe est restée très concentrée, on a très bien défendu et on a marqué des paniers à trois points très importants. On va maintenant jouer contre Khimki qu’on connaît bien, mais en ce moment, je n’y pense pas encore. On va d’abord savourer cette victoire ».

Le classement

resultats J16 EC