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SIG-CHALON 6 Toupane Axel
Actualités Par un trou de souris…

Par un trou de souris…

Cette fois, c’est sûr, Chalon ne méritait pas de perdre. En tête pendant presque toute la partie, d’une énorme adresse à trois points (13 sur 24), les Bourguignons ont été cueillis par deux lancers-francs d’Antoine Diot à moins de deux secondes de la fin (85-84) !

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Ali Traoré (20 pts, 23 d'évaluation) qui a joué juste en attaque, a été précieux...

Est-ce l’absence de rencontre pendant dix jours ou la capacité reconnue de Chalon à se surpasser contre les meilleures équipes de la ProA ? Toujours est-il que le début de rencontre, et dans la foulée toute la première mi-temps, ne ressemblaient pas aux standards strasbourgeois. Les premières minutes, marquées par les maladresses (2-2, 4e’) et les balles perdues, donnaient déjà un premier signal. Chalon se montrait agressif, défendait en press tout terrain et la SIG perdait six ballons dans le premier quart ! Diot avait placé son équipe en tête (7-4) mais ce n’était qu’un feu de paille. Car sous le cercle, Brandon Davies et son passé NBA, puis Scott Suggs à l’extérieur, faisaient le jeu de Chalon (11-13, 8e’).

 Pas à l'aise dans son basket

Les Strasbourgeois avaient proposé de bonnes séquences, par Toupane (8 pts, 3 passes, 11 évaluation en première mi-temps) ou Traoré, mais elles étaient trop sporadiques. Et si Dragićević avait contribué à l’égalisation à 18, la suite sera moins enlevée… Un primé d’Evtimov à la fin du premier quart, puis la domination de Dove, l’adresse de Suggs et l’improbable Lessort, parfaitement servi par le collectif chalonnais, donnaient à la rencontre une drôle de tournure : 24-29 (13e’). Une petite éclaircie et la SIG prenait les commandes (34-33, 16e’) sur deux lancers francs de Leloup, quand Fofana (trois fautes) avait déjà quitté le parquet. On avait du mal toutefois à reconnaître le jeu de la SIG. La balle circulait moins bien que d'habitude, les balles perdues se multipliaient (10 en première mi-temps, 16 au total) et c’est Chalon qui déroulait en passant un 1-10 qui climatisait le Rhenus : 35-43 et 38-45 à la pause.

Campbell, MVP de février

C’est avec d’autres intentions que l’équipe revint des vestiaires… Dove sévissait encore (40-48) mais la défense alsacienne était mieux en place et surtout, la volonté de se passer le ballon était revenue. Résultat : un 15-2 qui lançait enfin le match. Leloup puis Diot avaient sanctionné à trois points, Toupane (18pts), excellent, avait conclu les contre-attaques et Chalon souffrait : 57-52. Mais Choulet trouvait le remède, aidé par la SIG qui retombait dans ses travers et Evtimov égalisait (57-57) quand Leloup dût quitter ses camarades, l’arcade ouverte. Campbell, nommé MVP du mois de février avec 42% des votes, était enfin sorti de sa boîte mais Chalon avait repris des couleurs et virait en tête avant la dernière période : 60-61.

Le festival de Rich

La SIG s’accrochera mais les Bourguignons s’étaient installés dans leur confort de jeu, trouvaient en Jason Rich (26 pts) l’homme providentiel et faisaient la course en tête : 62-67, 70-77 (37e’). Même la zone de la SIG n’y suffira pas. Diot, Traoré et Campbell ne voulaient pas céder, reprenaient la tête (79-78, 39e’), montrant une fois de plus qu'ils avaient du caractère. Dans une une fin de match au couteau, après les répliques à trois points de Rich et de Campbell, qui ponctuaient les 20 changements de leader (!) de la rencontre, Antoine Diot sauvait la mise à moins de deux secondes de la fin, sur deux lancers-francs : 85-84. Quelques secondes auparavant, Jason Rich avait manqué les siens…

Jean-Claude Frey

 

Le match en vitesse

SIG – CHALON-SUR-SAÔNE 85-84. Rhenus Sport. 4 245 spectateurs. Arbitres : MM. Bissang, Dubois et Pierre.

Les périodes : 18-21, 20-24 (mi-temps : 38-45), 22-16 (60-61), 25-23.

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet : « Il y a faute sur la dernière action. Mais ce n’est pas le débat. L’arbitre a sifflé parce que le joueur n’a pas lâché Antoine. Je comprends qu’au vu du match exceptionnel que Chalon a fait, nos adversaires soient frustrés. C’est cruel. Ils ont dominé ce match et nous avons eu le mérite de nous accrocher. A moins 7 et à quelques minutes de la fin, on a fait l’effort. Cela aurait pu ne pas suffire. On a été en-dedans, manquant de rythme, en retard. Chalon a mis de la vitesse, on était permissif et on a mis longtemps à s’adapter à leur agressivité. Offensivement, il y avait des bonnes choses mais défensivement, on a été en-dessous de nos habitudes. Il faudra être plus performant dans ce domaine à Limoges ».

Axel Toupane : « Ça a été compliqué. On n’avait pas joué depuis dix jours. Chalon a mis des gros shoots, on les a laissé s’installer, prendre confiance et quand on a été plus agressifs, ils n’ont pas cessé de scorer. Heureusement, on n’a rien lâché. Mais il ne faudra pas se mettre à nouveau dans ce genre de situation, notamment en play-offs. On a tous fait un gros match, même si j’étais souvent à la conclusion. En plus, il y a la victoire au bout… »

Jean-Denys Choulet : « Je n’ai pas envie de parler. L’histoire se répète… Une fois encore, quelqu’un d’autre a décidé de l’issue de la rencontre. Ça commence à me dégoûter de ce sport. Les joueurs ont fait une partie exemplaire, on a fait ce qu’on a voulu, ont les a perturbés, on a fait un match héroïque contre une bonne équipe. Ce n’est pas normal de finir comme ça… Vous avouerez qu’on peut rentrer frustrés, non ? »

Espoirs

 

Les espoirs ont remporté dès samedi leur 20e succès d’affilée contre Chalon. Mais ils ont eu chaud, encore menés 52-60 à quelques minutes de la fin. Dans un ultime sursaut, ils passaient un 13-2 aux Chalonnais et poursuivaient leur série…