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Châlons-SIG Traoré Florimont
Actualités Celle-là, il fallait la chercher !

Celle-là, il fallait la chercher !

Dans un contexte particulièrement hostile, la SIG a décroché son 14e succès en 15 déplacements, à Châlons/Reims, coupeur de têtes cette saison (69-73) qui lui a causé bien des soucis. Une victoire du coeur et des tripes, pour une équipe magnifique, sans Campbell, qui n'a, comme toujours, jamais rien lâché ! 

Châlons-SIG Diot Lesca Florimont

Antoine Diot qui se faufile entre Lesca et Florimont a marqué un panier à trois points décisif sur la fin.

Nikola Antic, le coach champenois, avait annoncé la couleur dans la presse locale : « On va leur tendre des pièges, et il faudra qu'ils nous montrent qu'ils méritent d'être premiers ! » Privée de Louis Campbell qui n’avait même pas fait le déplacement, préférant soigner une douleur au métatarse, la SIG avait donc lancé Toupane d’entrée. Traoré et Leloup l’avait mise sur orbite (0-4) mais dans une salle à guichets fermés, le CCRB trouvait en Mitchell puis surtout Mark Payne, véritable couteau suisse, des solutions offensives efficaces : 9-8 (5e’). L’agressivité champenoise compliquait la tâche des hommes de Collet qui allaient cumuler neuf pertes de balles dans la première période, alors que le rapport des fautes sifflées étaient étrangement au désavantage des Alsaciens pendant les dix premières minutes (7 à 3).

Deux minutes qui font mal

Collet ouvrait déjà son banc et Dobbins, puis Leloup derrière l’arc, provoquaient le premier break (9-13, 6e’). Fofana relayait Traoré et Nikola Antic appelait très vite le puissant Watkins pour stopper la « tige » strasbourgeoise. La SIG semblait maîtriser son sujet (10-15, 8e’) mais soudain, le jeu collectif se déréglait face à la défense champenoise. Précipitation, balles perdues, fautes… non sifflées – Howard était particulièrement malmené – et en deux minutes, Curry, qui venait d’entrer en jeu à la place de Lesca, mit le feu dans la raquette strasbourgeoise. La punition était immédiate et le 11-0 donnait un petit matelas à Châlons/Reims : 21-15.

La 10e perte de balle de la SIG, dès la reprise, compliquait encore les choses, mais c’est par la défense, une fois encore, que les hommes de Collet se remirent dans le sens de la marche. Dragićević se montrait en attaque, Toupane scorait à son tour dans le corner, à l’angle zéro et de 24-17, la marque passera à 24-26 (16e’), puis 26-31 (17e’) quand Diot distribuait les caviars. Le CCRB revint à 31 partout mais les interceptions (8 dans la mi-temps) et l’efficacité à mi-distance (4 sur 9 à deux points extérieur) permettaient à la SIG de virer avec une petite avance : 31-37. Pas de quoi refléter un deuxième quart temps pourtant à sens unique à l’évaluation (1 à 31 !)

Jeu de massacre...

Ali Traoré présent des deux côtés du terrain, fit même grimper l’écart à dix points (31-41) et trois minutes plus tard, la situation n’avait pas changé (33-43, 24e’). Mais le CCRB grignotait grâce aux lancers-francs – 14 sur 15 dans le quart temps contre… 1 sur 2 à la SIG – et les sanctions tombaient toujours du même côté (12 fautes à 2 dans la période). Sur un tir manqué de Morandais, à zéro point jusque là, Dragićević était sévèrement sanctionné au rebond. C’en était trop pour Collet qui écopait d’une technique. Et Châlons-Reims se régalait sur la ligne pour passer un… 16-3 étonnant !

Du coup, menée 49-48 à l’entame du dernier quart, la SIG se retrouvait plongée dans un combat de gladiateurs qu’elle se serait bien épargné. Mais avec beaucoup de cœur, avec un Antoine Diot qui haussait son niveau, et dans l’adversité la plus totale, la SIG reprenait les commandes (52-55 puis 54-59, 35e’). Pas de quoi inquiéter le tombeur de têtes – le CCRB avait déjà battu Limoges et bien d’autres dans sa salle – qui recollait à 65 partout. Un magnifique lay-up de Toupane, idéalement servi par Diot, redonnait l'espoir. Et malgré six échecs aux lancers-francs dans le final, la SIG décrochait son 14e succès en 15 déplacements et pris, sauf effondrement, une belle option sur la première place de la saison régulière.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

CHÂLONS/REIMS – SIG 69-73. Salle Pierre-de-Coubertin à Châlons. 2 787 spectateurs. Arbitres : MM. Difallah, Gueu et Pierre.

Les périodes : 21-15, 10-22 (mi-temps : 31-37), 18-11 (49-48), 20-25.

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet : « On a été indigent aux lancers sur des fautes volontaires, en fin de rencontre, mais on a continué à faire des stops, c’était l’essentiel. Ils ont peu marqué sur les dernières minutes. J’ai dit à mes joueurs qu’il fallait avoir un comportement adapté à cet arbitrage. On mettait trop les mains et on a bien rectifié sur les dernières minutes. Le match a été très intense des deux côtés et il fallait savoir se contrôler. Le seul regret, ce sont les lancers abandonnés qui auraient pu nous faire perdre. Lorsqu’on a retrouvé du jeu, en se passant la balle et en jouant plus large, on les a mis en difficultés. Leur agressivité nous avait fait trop dribbler et on a été plus statiques que d’habitude. La pression mise sur les shooteurs, Lesca et Morandais, a fini par être bénéfique. Mais nos difficultés, ce soir, sont vraiment venues de Châlons/Reims qui a très bien défendu et cela ne nous a pas été surpris. Avec ce match-là, on a bien préparé celui de dimanche ».

Axel Toupane : « On savait qu’en venant à Châlons, ce serait difficile. Ils font une bonne saison et nous ont donné du fil à retordre. Mais on a toujours continué à nous battre et on a été récompensés à la fin. A la fin du premier quart, quand ils ont été euphoriques et très agressifs, on a été en difficulté. Puis on s’est remobilisés et on a géré pour rester dans le match. Ça s’est peut-être joué à l’expérience. On a sans doute eu plus souvent qu’eux des matches comme ça cette saison ».

Nikola Antic : « On n'a pas fait un mauvais match et à deux minutes de la fin, il y avait encore moyen de gagner, mais aussi... de perdre. Ce soir, ça a penché de l'autre côté mais si c'est une déception, à chaud, on a vu un beau match de basket. Dommage que nous ayons perdu autant de balles en attaque ».

Rémy Lesca : « On n'a pas eu la même maturité à s'adapter que face à d'autres adversaires prestigieux. Et c'est sans doute la défense de Strasbourg qui nous a fait déjouer. On fait des erreurs qui nous coûtent trop cher. A nous de nous rattraper à Paris ».

Espoirs

Châlons/Reims – SIG            62-72

Après deux défaites consécutives, les espoirs de la SIG ont renoué avec la victoire pour étrenner leur titre de champion de France. Menés après un quart temps (26-21), les jeunes Strasbourgeois ont haussé le ton en défense (5-20 dans la deuxième période) pour ne plus jamais lâcher les rênes.