Basket
bandeaux VIP.jpg
bandeaux VIP.jpg
BOUTIQUE OFFICIELLE EN LIGNE
Habillez-vous aux couleurs de la #SIGARMY
Bangaly Fofana
Actualités Fofana : « On a à cœur de se racheter »

Fofana : « On a à cœur de se racheter »

Le choc des extrêmes. Voilà comment l’on pourrait résumer le match à venir (samedi, 20h) contre Boulogne-sur-Mer. Malgré la défaite contre Le Mans en début de semaine, la SIG a conservé sa première place au classement et se prépare à accueillir le dernier de ProA, qui lui reste sur quatre défaites consécutives.

Bangaly Fofana0001

Bangaly Fofana, l'homme fort de la SIG lors du match aller, face à Anagonye. (Crédit photo Jean-Philippe Carlier)

A huit journées de la fin, le moins que l’on puisse dire, c’est que les Boulonnais sont dans l’urgence de résultats s’ils ne veulent pas retrouver la ProB un an après l’avoir quittée. Avec trois victoires de retard sur le premier non relégable, Orléans, sur qui ils ont le panier average, ils n’ont plus guère le temps de trainer en route. Plus mauvaise défense de ProA (88,3pts encaissés), équipe qui “abandonne” le plus de rebonds à ses adversaires (39,8) ou encore celle qui concède la plus grosse évaluation en moyenne (110), les illustrations ne manquent pas pour tenter d’expliquer leur situation. Mais il y a un facteur que l’on ne peut quantifier : la volonté de tout donner et l’envie de croire au maintien. À la SIG, Bangaly Fofana a connu cette situation durant deux saisons avec Le Havre. Qui de mieux que lui pour cet avant match ? Il se confie sur sa saison, sa progression et son futur, mais également sur un adversaire dont il sait qu’il faut se méfier, car comme il le dit : « Dans leur situation on se dit que tout est encore possible».

Franklin Tellier : Avant tout, revenons rapidement sur la défaite face au Mans. Comment l’expliques-tu ?

Bangaly Fofana : On n’est pas rentré bien concentré dans le match. On les a laissé s’installer et prendre confiance. Après, on a couru après le score tout le match. A la fin peut-être que l’on a péché à cause de la fatigue… Mais je ne sais pas comment expliquer ce début de match. En tout cas, on va travailler pour que ça ne se reproduise pas !

F.T : Parlons de toi. Lundi, vous avez joué votre 50eme match de la saison. Tu n’étais pas habitué à jouer autant les autres saisons. Comment gères-tu cela ?

B.F : Je pense que la base c’est d’avoir une bonne hygiène de vie. C’est vrai que jusqu’à présent je n’étais pas habitué à jouer autant de matches et de façon aussi rapprochée. En plus il y a eu les matches d’Eurocup ou ceux de la Leaders Cup qui étaient très intenses. J’essaye de bien m’échauffer, de bien faire les étirements, etc… Il n’y a pas de secret. Le plus important c’est de faire attention à son corps.

Stats Bangaly FofanaF.T : Comment juges-tu tes performances ?

B.F : Je pense que j’ai pas mal progressé, mais que j’ai encore du travail. J’ai du mal à être régulier d’un match sur l’autre. C’est vraiment cet aspect de régularité tout au long d’une saison, et même parfois durant le match lui-même, que je dois améliorer. Il faut que j’ai plus de constance, moins de ‘‘trous d’air’’, offensivement et défensivement.

F.T : Un domaine où tu progresses, c’est les lancers francs…

B.F : Oui ! Je travaille spécifiquement les lancers francs à la fin de chaque entraînement. Peu de temps après le début de saison, j’ai transformé complètement mon geste par rapport aux années précédentes. J’ai beaucoup travaillé avec Vincent, sur le toucher, sur ma gestuelle et d’autres détails. Ça m’aide à être plus serein pendant les matches…

F.T : D’une façon plus générale, cette saison est-elle conforme à tes attentes?

B.F : Oui bien sûr ! De toute façon, en venant travailler avec Vincent je n’avais aucun doute sur le résultat. Pour le moment je suis réellement satisfait de cette saison. Comme je l’ai dit avant, moi je dois continuer de progresser. Mais surtout, avec l’équipe il y a une bonne ambiance, sur et en dehors du terrain, et on a de bons résultats. Ça fait vraiment plaisir d’évoluer dans des conditions comme celles-là.

F.T : Tu parles de Vincent ; il vient de prolonger pour un an. Et toi, quelles sont tes ambitions pour le futur ?

B.F : Evidemment ça me ferait plaisir de continuer à travailler avec Vincent. À plus long terme j’ai toujours cette envie d’essayer de jouer au plus haut niveau européen… que ce soit en France ou ailleurs. Le but est de trouver toujours le meilleur endroit pour que je continue à progresser.

F.T : Revenons au présent; vous allez jouer Boulogne. A l’aller tu avais réalisé l’un de tes meilleurs matches, palliant parfaitement l’absence d’Ali, lors d’un match que vous aviez maîtrisé. Quels souvenirs t’en reste-t-il ?

B.F : On avait dès le départ bien dominé. On était à +20 à la fin du 1er quart temps (ndlr : 10-30 en faveur de la SIG). Mais je me souviens qu’ils nous avaient dominés dans le 3eme quart temps où l’on avait encaissé un 20-5 en moins de cinq minutes (ndlr : 21-5 pour être exact. 32-65 à la 25’ puis 53-70 à la 30’). On s’était un peu relâché. Comme on avait pris pas mal d’avance, il n’y a pas eu d’incidence mais cela montre qu’ils peuvent être dangereux. On prend 65 points en moyenne mais ils avaient réussi à nous en marquer 70. Ils ont de forts joueurs qui peuvent shooter de partout. On sait que, sur de courtes périodes, ils peuvent pas mal scorer et être dangereux. En plus, la saison ayant avancé, ils ont forcement progressé. Donc il va falloir être vraiment concentré, ne surtout pas débuter le match comme face au Mans et être à 100% pendant 40 minutes.

Bangaly Fofana0003

Bangaly Fofana s'oppose à Loic Akono, lors du match aller. (Crédit photo Jean-Philippe Carlier)

F.T : Boulogne est aussi l’équipe qui tente le plus de shoot à 3pts…

B.F : Oui mais notre défense est bien. On est l’équipe qui concède le plus faible pourcentage à l’adversaire (ndlr: 1ère au pourcentage global consenti, 42%). On défend aussi sur les tirs à trois points. Si on respecte notre plan de jeu, si on ferme bien, comme on a pu le faire par exemple à Limoges, on sait que l’on se rendra le match plus facile.

F.T : Est-qu’affronter, à huit journées de la fin, une équipe qui joue sa survie en ProA incite encore plus au sérieux?

B.F : Si je compare avec l’année dernière au Havre, lorsque l’on commençait à gagner deux matches à la suite, nous, joueurs, on se relâchait alors que l’on était en danger au classement. C’est pour ça que l’on n’arrivait pas à enchaîner. Mais cette saison, avec cette équipe, même quand on est sur une grosse série, il n’y a pas ce problème. On prépare toujours les matches de la même façon et avec le même sérieux.

F.T : Même s’ils sont derniers, il n’y a pas de matches faciles…

B.F : Ils vont venir ici pour tout donner. Ils croient toujours au maintien. Quand j’étais au Havre, dans cette situation, on croyait toujours au maintien. Dans leur situation on se dit que tout est encore possible tant que le match n’a pas eu lieu. Je me répète mais c’est clair qu’ils vont tout donner. Il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils nous rendent le match facile. Mais nous, on sera prêt pour ça. En plus on sort d’une défaite, donc on a à cœur de se racheter…

F.T : Pour finir, un dernier petit mot, ‘‘extra sportif’’. La paternité se passe bien?

B.F : Ce n’est que du bonheur! On découvre la vie d’une autre façon. Il y a les bons côtés mais aussi les moins bons. Les nuits sont plus courtes (rires). Mais il y a vraiment beaucoup plus de bons côtés. Sincèrement ce n’est que du bonheur !

Propos recueillis par Franklin Tellier