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Actualités La SIG et la Coupe de France, une belle histoire (1)

La SIG et la Coupe de France, une belle histoire (1)

La SIG disputera dimanche à Paris contre Le Portel la 3e finale de Coupe de France de l’ère professionnelle. Après deux défaites, en 1994 contre Limoges et en 1999 contre Cholet, elle espère enfin décrocher le trophée. Mais entre le club alsacien et la Coupe, il y a depuis plus de 50 ans, un lien très étroit. Retour en arrière dans l’épisode 1.

C’est en… 1933 que la SIG, fondée en 1929, a fait sa première apparition en Coupe de France. L’équipe du Rhône Sportif Lyon l’avait éliminée en quart de finale 38 à 30. Mais depuis les pionniers de la grande époque, bien d’autres générations de basketteurs, longtemps stationnés à Graffenstaden, ont fait les beaux jours du club et signé quelques belles pages d’histoire.

Sur le court central de… Roland-Garros

Au-delà du secteur fédéral, le club banlieusard disputait souvent, parallèlement, les épreuves des fédérations affinitaires (FSF puis FSCF) qui étaient aussi disputées et d’un même (haut) niveau que les coupes fédérales. Ainsi, en 1938, la SIG avait disputé une demi-finale sur le… court central de Roland-Garros devant 5 000 spectateurs et éliminé les Lorrains de Joudreville. En finale, au stade Jeanne d’Arc, à l’Esplanade, aujourd’hui disparu pour laisser place aux grands immeubles, les « héros de l’époque » avaient perdu devant 3 000 personnes contre Alfortville (28-35). Toutes ces rencontres se disputaient évidemment en plein air, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente !

Contre le PUC, en 1961, Jérôme Christ (à droite) s'empare du ballon.Et puis, il y eut l’époque glorieuse de l’après-guerre, celle des frères Christ, de Zimmer, et du premier Américain qui a joué pour le club, Frank Jackson, un étudiant en médecine, également excellent… pianiste. En 1959 tout d’abord, la SIG atteindra les quarts de finale. Après avoir battu Denain au tour précédent, sous la neige, elle tombe face à Charleville-Mézières, emmenée par Jean-Paul Beugnot, le pivot de l’équipe de France (48-66). Mais deux années plus tard, l’équipe de Graffenstaden franchit un nouveau cap. Au second niveau national en championnat de France, la SIG élimine sur son terrain en plein air de la rue de la Poste, à Graffenstaden, le Racing-Club de France, titulaire de l’élite (54-38). Habitués au confort des parquets, les Parisiens ont eu bien du mal sur le bitume… Puis c’est Toulouse qui passe à la trappe (75-57), dominé par les 26 points de Jackson. En quarts de finale enfin, c’est Caen qui trépasse, sur terrain neutre à Autun : 62-61. Encore menée à la mi-temps (40-35), la SIG se surpasse avec René Zimmer (18 points en plus des passes décisives) comme chef d’orchestre, les frères Christ (16pts chacun) et Jackson (10) comme top scoreurs.

Eliminée par le PUC à Dijon

La demi-finale se disputera toujours sur terrain neutre, à Dijon face au PUC. Les Parisiens neutralisent Jackson, éliminé pour cinq fautes et après 50 minutes dominatrices – les rencontres se disputaient en deux mi-temps de 30 minutes – les Alsaciens craquent et voient la finale leur échapper…

Finaliste de la Coupe FSCF lors de la saison 1964/65, après avoir battu Bagnolet, Toulouse et Bordeaux, la SIG cédera d’un tout petit point contre Villeurbanne. Déjà les mêmes équipes…

En 1966, elle vivra l’une des dernières épopées glorieuses d’avant l’ère professionnelle. Jérôme Christ – qui deviendra président de 1991 à 1995 puis de 2003 à 2009 – totalise 58 sélections en équipe de France entre 1957 et 1964 et reste le chef de file de « Graff ». Metz, Neuilly, Bordeaux et Orléans doivent tous reconnaître la supériorité des joueurs de la SIG. Mais à Olivet, pour le quart de finale, Jérôme Christ n’est pas du voyage. Et contre Caen, la défaite sera sévère (54-95) malgré les efforts de Xavier Christ, René Zimmer, Jean-Marie Eichert et du tout jeune (19 ans), Claude Molz (12pts).

Une finale perdue et des regrets éternels…

Après une longue traversée du désert, la SIG reprend des couleurs vers la fin des années 80. La Coupe de France est alors réservée aux équipes jusqu’à la Nationale 2, l’équivalent du Trophée Coupe de France actuel. En 1989, aux portes de la Nationale 1b, la ProB de l’époque, la SIG franchit tous les obstacles jusqu’à la finale qui l’oppose à Nice. A deux reprises en championnat, les Alsaciens et leur Américain, le regretté Doug Wallace, ont battu les Niçois. Et ils se rendent à Besançon avec la ferme intention de ne faire qu’une bouchée des Azuréens. Mais à l’arrivée, c’est une cruelle désillusion et une défaite d’un point, 86-85. Regrets éternels…

Jean-Claude Frey (avec « La saga de la SIG » de Jacques Granier)

Dans un prochain épisode, les finales de 1994 et 1999