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Actualités La SIG gagne la bataille de l'Est

La SIG gagne la bataille de l'Est

Au terme d'une féroce bataille, la SIG a remporté son 13e succès en 14 déplacements : 65-78 ! Exceptionnel. Une fois de plus, c'est la défense et le collectif (21 passes) qui ont fait la différence même si Nancy, dominateur au rebond et... maladroit aux lancers-francs, peut se mordre les doigts de ne pas avoir fait mieux. Tout en contrôle (11 balles perdues seulement), la SIG a joué en leader.

Malgré le retour de Keydren Clark, Nancy débutait avec Flo Pietrus en poste 3. « Pour défendre sur Leloup », indiquait Alain Weisz. Mais c’est la défense de… la SIG qui prit d’abord le dessus, provoquant quatre balles perdues chez les Lorrains et le premier petit break : 4-9 (5e’). Howard avait inscrit les cinq premiers points, dont un panier à plus de 7 mètres et la belle agressivité de Dobbins avait donné quatre lancers francs à l’Américain.

Une belle défense et beaucoup d’agressivité offensive
SLUC-SIG_Antoine Diot

Antoine Diot (9 passes) a joué en patron et la SIG a dominé Nancy. (Crédit photo C2Images)

Gladyr puis Duggins répliquaient rapidement derrière l’arc (10-9, 6’) et l’Ukrainien (12 d’évaluation en 11’) devenait aussi passeur pour Reid. Collet avait déjà fait appel à Campbell, Fofana, Lacombe, Toupane et… Dragićević qui trouvait ses marques à distance : 12-14 (8e’). Lacombe apportait son (trop) plein d’énergie et la SIG bouclait le premier quart avec une courte avance : 15-18.

Mieux, sur une série de cinq points consécutifs de son joueur serbe, la SIG accentuait son avance (20-26, 13e’), mais Nancy haussait le ton. La bataille faisait rage et les sanctions tombaient plus régulièrement côté strasbourgeois malgré les protestations du public nancéien. Clark se montrait, Duggins aussi, mais ce sont surtout les grands gaillards, Pietrus en tête, puis Reid et Souchu, qui livraient une lutte féroce sous les paniers. Et si à la mi-temps Nancy menait logiquement la bataille du rebond (23 à 12 et surtout 11 offensifs à… 2), Howard ayant été contraint de rejoindre le banc après une sévère troisième faute, la différence aux passes décisives (11 contre 9) était aussi à l’avantage du SLUC. Plus surprenant…

Revenus à 30 partout, les Nancéiens devaient toutefois laisser la SIG et Diot, qui finissait en trombe, à 31-36 au changement de côté.

Un bon Fofana

Dès la reprise, la SIG ne lâchait rien et sur deux lancers-francs de Traoré, pourtant en difficulté dans l'exercice (5 sur 12 pour le pivot strasbourgeois), le score passait à 34-42 (23e'). Gladyr prenait feu (8 pts de suite dont deux primés) mais les hommes de Collet résistaient (42-44). Au contraire, Dobbins enfonçait le clou derrière l'arc, Toupane filait en contre-attaque après un contre sur... Gladyr : 44-51. Mais c'est le petit Sene qui vint semer la panique dans la défense (7pts en trois minutes), finissant sous le cercle au nez et à la barbe de Fofana, au demeurant très précieux dans ce quart temps, qui commettait une faute en plus ! Et le petit meneur de poche réussit même le dernier rapproché, répliquant à Diot, au buzzer de la troisième période : 51-57.

Rien n'était acquis mais la SIG était bien dans son basket. Lucide, en contrôle, à l'image d'un Campbell qui retrouvait ses sensations. Surtout, le trio d'intérieurs nancéien, impressionnant aux rebonds, passait à côté en attaque (3 sur 17 au tir pour Falker, fantômatique, Pietrus, 15 rebonds, tout de même, et Reid). La quatrième faute de Howard aurait pu compliquer les choses, mais Fofana était excellent, alors que Toupane punissait à trois points dès que Nancy fût passé en zone : 52-65 (36e'). Leloup prenait le relais et ''tuait'' le match, l'énorme activité défensive empêchant Nancy de se rapprocher. Les Lorrains avaient d'ailleurs rendu les armes, finissant en ''small ball'' avec Bigote et le jeune Thomas, reconnaissant la supériorité d'un leader décidément insatiable loin de ses bases... A la grande joie de la trentaine de supporters du kop qui avaient fait le voyage.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SLUC NANCY – SIG 65-78. Palais des sports Jean-Weille. 5 800 spectateurs. Arbitres : MM. Hosselet, Castano et Bourgeois.

Les périodes : 15-18, 16-18 (mi-temps : 31-36), 20-21 (51-57), 14-21.

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet : « Dans un premier temps, les deux équipes étaient sur la même tonalité, mais dans le quatrième quart, ils ont lâché. Longtemps, Nancy était engagé. Ce qu’on a vraiment bien fait, c’est de ne pas s’affoler dans leurs temps forts. A chaque fois qu’ils revenaient, on a marqué le panier qu’il fallait, fait le stop nécessaire et il y a eu un phénomène d’usure. Dans un match aussi intense, les rotations ont été très utiles. On a toujours fait la course en tête sans leur laisser la possibilité de s’enflammer. Psychologiquement, c’est dur de répondre quand on est comme ça. Ce qui me plaît, c’est qu’on a peu perdu la balle face à une défense très agressive. Et c’est peut-être le plus important. Ils ont dû très souvent jouer contre une défense placée ».

Jérémy Leloup : « C’est bien d’avoir commencé le match en étant très agressif. On savait qu’ils allaient nous sauter à la gorge mais on a été très présents. Ça nous a donné du rythme derrière. On a été dominé au rebond offensif, surtout en première mi-temps, mais on a trouvé d’autres solutions. Les deux équipes étaient dans la même dynamique d’agressivité mais nous avons perdu moins de ballons. Et les balles interceptées nous ont donné des contre-attaques faciles. Mais il faut continuer à travailler car Gravelines viendra dès samedi avec le même état d’esprit ».

Alain Weisz : « La défaite s’explique par plusieurs choses et pas seulement par les lancers manqués. On avait décidé de jouer chaque fois qu’on aurait pu en jeu rapide avec une grande présence au rebond offensif. On n’a pas eu beaucoup de jeu rapide parce qu’ils n’ont pas perdu beaucoup de ballons, mais on a eu beaucoup de rebonds offensifs, par Flo surtout, qui en prend 10. On a donc respecté notre plan de jeu. Sur le jeu placé, il nous manque des points au poste 5, qui a été catastrophique. Au point de jouer avec Flo et quatre extérieurs. Mais Strasbourg peut aussi jouer small ball et cela n’a pas été une grande réussite. Contre Strasbourg, il ne faut pas rater grand-chose. Reid a tenté des choses et il les a ratées, mais Falker a été un fantôme. Il a rechuté et n’a pas assumé ses responsabilités. Je pense que nous n’avons pas fait un mauvais match mais on a couru après le score et là, ils ont été très forts. Ils n’ont pas douté ».

Karim Souchu : « Les lancers francs ont manqué, mais pas seulement. Strasbourg a été plus intense et on a perdu trop de ballons. Campbell fait pas un gros match mais à la fin, il marque le panier qui tue. Ce soir, c’était une répétition de ce qui nous attend à Dijon samedi. On aurait pu faire une bonne opération, en vue des playoffs, en gagnant ce soir ».

Espoirs

Fin de série

Nancy – SIG   78-74

Les périodes : 27-22, 16-14 (mi-temps : 43-36), 17-20 (60-56), 18-18.

Déjà champions de France avant le coup d’envoi, les espoirs de la SIG ont subi leur 3e défaite de la saison. Elle met fin à une belle série de 23 succès de rang. Peut-être avaient-ils la tête dans les étoiles. Toujours est-il qu’ils furent rapidement menés (22-12, 6e’) avant de retrouver leur défense mais de perdre trop de ballons (22 au total !), laissant Nancy mener 43-36 à la pause. Un 8-0 compliquait encore leur tâche avant que la colère de Lauriane Dolt, sur un temps mort, ne les réveille. Encore à la traîne à l’entame du dernier quart (64-56), ils passaient enfin en tête (64-65), puis menaient 66-68 avant de s’incliner finalement 78-74.

Une défaite dont il faudra tirer les leçons et très vite se reconcentrer pour apprendre de ses erreurs en vue du Trophée du futur qui approche.

SLUC SIG Espoirs_Equipes

Les espoirs, bien que battus, ont pu fêter leur titre de champion de France avec une banderole et leurs supporters.