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Actualités Matt Howard : « Il n’y a pas d’égoïste dans cette équipe »

Matt Howard : « Il n’y a pas d’égoïste dans cette équipe »

Mardi la SIG se déplace à Gentilly pour affronter Nancy. 4eme de ProA (16 victoires et 11 défaites), le SLUC est à la lutte pour accrocher une 4eme place, synonyme d’avantage du terrain en quart de finale des playoffs.

MattH_photo (3)Avec quatre victoires sur les cinq derniers matches de ProA, le SLUC revient en forme en cette fin de championnat. Mais rien ne sera facile car leur calendrier à venir s’annonce compliqué : quatre déplacements dont Dijon, Nanterre et Le Mans et deux adversaires directs à domicile avec Le Havre et surtout Limoges. Autant dire que les joueurs d’Alain Weisz sont dans l’obligation de gagner à domicile pour espérer avoir une place pour le ‘‘grand huit’’ de fin de saison. Si jouer contre Nancy n’est jamais facile, ce derby s’annonce donc d’autant plus difficile face à des Couguars qui ont faim de victoires. Victorieux à l’aller 82-72, les Alsaciens, portés par un Matt Howard MVP (19pts, 8rbs, 21 d’évaluation), étaient venus à bout des Lorrains grâce à un collectif bien huilé (21 passes à 11). Comme le confirme Matt, les coéquipiers de Florent Pietrus sont réputés pour l’intensité qu’ils mettent sur le terrain. Deux jours avant cette rencontre, il nous donne son opinion sur le match à venir mais également sur sa saison.

Franklin Tellier : Avant tout, comment va ton pouce?

Matt Howard : Ça va de mieux en mieux. Ça prend un peu de temps mais ce genre de blessure est long à guérir.

F.T : Revenons sur la demi-finale de coupe de France contre Dijon. Quel est ton point de vue sur le match ?

M.H : En entrant sur le terrain, nous savions que Walker était blessé. Mais nous savions que, même sans lui, ce ne serait pas facile et ça s’est vérifié. Tout le monde a pu voir qu'ils ont joué très dur. Cela ne m’étonne pas, ça a toujours été le cas contre Dijon, même lorsque je jouais avec Roanne. Nous n’avons pas bien joué en 1ère mi-temps. Nous avons été plus sérieux et solides ensuite. Maintenant, il reste la finale à jouer. Ce sera un match certainement différent mais en aucun cas facile.

F.T : Parlons de ta saison. Tu es un élément majeur de l’équipe. T’attendais-tu à une telle saison?

M.H : Je n’avais pas d’attentes particulières pour cette saison. Mais je savais en signant, à la vue des joueurs qui étaient là, que l’équipe allait être très forte... et à quel point l’entraîneur l’était aussi ! J’essaye juste de travailler aussi dur que je le peux et aider l'équipe autant que possible. Depuis mon arrivée en Europe, c’est la 1ère fois que j’ai réellement de très bonnes chances de gagner des trophées. Je veux donc en profiter et essayer de tout faire pour gagner autant de matches que possible.

Stats Matt HowardF.T : Avec Roanne on t’avait connu plus shooteur à trois points. Tu fais encore de bonnes séries à l’entraînement, mais en match c’est très rare de te voir loin de la peinture. Qu’est-ce qui a évolué dans ton jeu?

M.H : A Roanne, les systèmes faisaient que j’étais plus loin du panier. Lorsque tu joues tout le temps dans cette position c’est plus facile d'avoir un bon ressenti sur son tir extérieur. Ici, je joue plus près du cercle. C’est plus difficile d’être tout le temps en confiance sur son tir extérieur. C’est donc normal que je tire moins à trois points. De toute façon ma force est plus dans le jeu intérieur. J’ai toujours été plus à l’aise près du panier. Pour d’autres, c’est différent, par exemple Tadija. Il est plus à l'aise dans l’autre registre. Il peut jouer intérieur, mais il est très à l'aise à l'extérieur. C’est une des nos forces : avoir des joueurs différents mais complémentaires.

F.T : Un mot sur l’équipe et son identité très française…

M.H : Certains clubs ont comme philosophie de construire leur équipe autour de joueurs américains et le font très bien, comme par exemple Dijon ou Nanterre. L’essentiel est d’avoir un bon équilibre. Le plus important, est que l’équipe soit forte ensemble, aime jouer ensemble et se passer le ballon comme c’est le cas ici. On travaille tous ensemble. Il n’y a pas d’égoïste et pour moi c’est facile de jouer dans ces conditions.

F.T : Vincent a annoncé sa signature pour un an de plus à la SIG. Et toi, quelles sont tes ambitions?

M.H : Pour le moment la situation me plaît. Évidemment, c’est facile à dire lorsque tu gagnes, en jouant dans une bonne équipe où il y a un grand entraîneur. Mon ambition a toujours été de jouer pour un grand entraîneur et au plus haut niveau possible. C’est pour cela que, venir ici et jouer l’Eurocup, était très important pour moi. Mais pour être honnête, je ne pense pas encore à la saison prochaine. Nous avons de nombreux matches à jouer et j’espère que nous pourrons accrocher une ou deux autres bannières supplémentaires au plafond. C’est mon objectif pour le moment.

MattH_photo (1)F.T : Parlons de Nancy. Lors du match aller tu as été désigné MVP. Quels souvenirs t’en reste-t-il ?

M.H : Je me souviens surtout de Florent Pietrus qui joue au même poste que moi. Il est très physique, donne des coups et essaye d’entrer dans ta tête en tentant de te distraire et de te faire sortir de ton match. Je sais à quoi m’attendre et j’espère pouvoir apporter mon énergie, faire mon job et ne pas le laisser trop me secouer.

F.T : Comme tu le soulignes Nancy a une des raquettes les plus physiques de ProA…

M.H : Oui ! Il y a aussi Falker et même ceux qui sortent du banc comme Zianveni ou Reid ! Beaucoup de ‘‘big men’’ contre qui tu sais que ca va être difficile, que tu vas prendre des coups, et surtout qu’il va falloir jouer dur pour ne pas subir. Je sais qu’il faudra que je réponde présent dès le début du match car si on se laisse dominer physiquement le match deviendra très difficile pour nous. Je me prépare à ça.

F.T : Tu parles de Ryan Reid ; tu le connais bien puisque vous étiez coéquipiers à Roanne. Un mot sur lui ?

M.H : Il joue très dur. Il a joué un peu en NBA. À son poste, cela prouve qu’il est très talentueux et qu’il peut être très fort. Le coach avait l’habitude de l'appeler le grizzli (sourire). Au match aller, il venait d'arriver à Nancy et n’avait pas joué. Je pense que son profil colle bien à leur équipe. Il est adroit avec un bon jumpshoot et est un peu différent de Falker. On est encore en contact et on s’est revu lors de la Leaders Cup : c’était sympa.

F.T : Nancy est la meilleure équipe aux rebonds de ProA. Verrouiller le rebond semble être la clé du match…

M.H : Je ne sais pas si ce sera la seule clé, mais oui, ce sera certainement la plus importante du match! Bloquer les rebonds et surtout offensifs, où ils peuvent être très dominants, ne pas leur donner de deuxième chance... Ce sera une de mes priorités c’est certain; d’autant plus contre une équipe où les intérieurs sont aussi physiques.

F.T : Pour les fans des deux équipes ce derby est spécial. Qu’est ce que cela t’inspire ?

M.H : C’est ma quatrième année en Europe donc je comprends combien les derbies sont importants pour les fans. Je sais aussi que l’an dernier les deux clubs se sont affrontés en demi-finale de playoffs… Je comprends que c'est un match très important pour eux. Mais pour nous, le plus important, est de rester concentré comme n’importe quel autre match et faire ce qu’on a à faire.

Propos recueillis par Franklin Tellier