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Actualités Pas de blague

Pas de blague

Après le coup de frein subi contre Le Mans mardi, la SIG accueille Boulogne, la lanterne rouge au Rhenus (samedi à 20h). L’occasion de se relancer et de songer déjà à la demi-finale de la Coupe de France contre Dijon mardi. Mais attention, il faudra faire sans Louis Campbell, blessé à la cheville.

C’est Le Portel qui a alimenté les conversations, avant même le début de cette 27e journée de ProA. En s’offrant son quatrième club de l’élite – après Le Havre, Le Mans et Villeurbanne, Limoges est tombé à son tour (88-81), hier soir dans le Pas-de-Calais – les hommes d’Eric Girard ont aiguisé l’appétit de Dijon et… de la SIG, dont le vainqueur mardi affrontera les Portelois à Paris le 3 mai prochain en finale de la Coupe de France. Mais ils vont aussi inciter à la méfiance… Avant d’en arriver là, les Strasbourgeois devront d’abord faire respecter la hiérarchie contre Boulogne-sur-Mer, le voisin du Portel.

Contrôler le rythme
Paul Lacombe - Boulogne SIG

Paul Lacombe qui vient marquer au coeur de la défense boulonnaise lors du match aller, sera précieux, en l'absence de Louis Campbell. (Photo Jean-Philippe Carlier)

Rien, a priori, ne plaide en faveur d’un succès boulonnais. Derniers avec cinq victoires, défense la plus permissive de ProA – 88,3pts encaissés, 110,1 d’évaluation moyenne pour l’adversaire – les joueurs de Germain Castano n’ont pourtant pas renoncé au maintien. Même s’ils ont encaissé 13 fois plus de 90 points, s’ils n’ont gagné que deux fois à l’extérieur en 13 déplacements et encaissé 91,8pts en moyenne loin de leurs bases. Les chiffres ne disent pas tout cependant, même s’ils font le grand écart entre le leader et le dernier, et Vincent Collet a prévenu ses joueurs. « Il faudra être patient, contrôler le tempo, bien attaquer, c’est ainsi qu’on avait fait l’écart dès le début au match aller ».

Contre une équipe qui aime courir, tenter beaucoup de tirs (26,4 par match à trois points par exemple, le plus gros total de la ProA), il ne faudra « tomber dans un concours de ball trap ». Car comme le souligne le coach strasbourgeois, « Boulogne a une vraie capacité à marquer et de bons joueurs ». Il pense bien sûr à Darnell Wilson (19 d’évaluation moyenne sur les quatre derniers matches), à Alando Tucker (17pts de moyenne, la meilleure du championnat mais en 11 matches seulement), Kenny Boynton et Tweety Carter, les arrières dragsters, Angelo Tsagarakis et Stephen Brun, les snipers à longue distance, ou Jason Boone, « un intérieur bondissant ».

A la SIG de présenter « un jeu structuré et organisé, notamment contre la zone, qui mette leurs faiblesses en relief », en alternant le jeu intérieur et le jeu extérieur. Il ne faudra pas se fier aux seules statistiques pour croire que rien ne peut arriver. « Ce sera la vérité d’un match, et on sait qu’ils peuvent être adroits », ajoute encore Collet.

Les débuts de Frank Ntilikina

Si le revers contre Le Mans n’aura pas d’incidence majeure sur le classement final de la SIG, il sera venu rappeler au bon moment sans doute, que dans le sport de haut niveau rien n’est jamais acquis. « Il ne faut jamais calculer. Dès que tu calcules, tu te mets en danger… »

Et si les esprits devaient déjà être tournés vers le match de mardi, contre Dijon, le coach saura rappeler ses hommes à la réalité du jour. Un coach qui devra composer avec la blessure de Louis Campbell, celle d’Axel Toupane étant plus gênante que pénalisante. Alors que Romain Duport ronge son frein – « Je reviendrai bientôt, la guérison est assez rapide », se réjouissait-il ce vendredi matin – Collet complètera son effectif avec les espoirs, à deux doigts de décrocher un titre de champion de France. Antony Labanca, bien sûr, mais aussi Frank Ntilikina, la petite perle, qui s’entraîne depuis quelques temps avec les pros et qui fera sans doute, à 16 ans et huit mois, ses grands débuts chez les pros, aura sa chance. Pour remplacer le vétéran, Louis Campbell…

Jean-Claude Frey