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Actualités Paul Lacombe : « La continuité nous a fait grandir en maturité »

Paul Lacombe : « La continuité nous a fait grandir en maturité »

Dans 48 heures, la SIG accueille le BCM Gravelines avec la ferme intention de confirmer le bon résultat obtenu à Nancy en début de semaine, et bien sûr pour engranger une 25e victoire afin de conserver sa première place.
La saison du BCM est typiquement ce que l’on peut appeler une saison en dents de scie. Auteur d’un début canon avec sept victoires lors des neuf premiers matches, les joueurs du Pas-de-Calais s’étaient vite posés en candidats crédibles aux premières places de ProA. Puis ils tombèrent dans un trou noir et traversèrent une période plus rude avec neuf défaites lors des dix matches suivants. Mais les venues de JK Edwards et Paul Harris ont, entre autre, permis aux Maritimes de relever la tête, si bien que les joueurs de Christian Monschau arrivent au Rhenus sur une série de sept victoires lors des neuf derniers matches. Méfiance donc, comme le confirme Paul Lacombe qui, pour cet avant-match, revient sur la victoire du match aller et notamment la première mi-temps qu’il prend à titre d’exemple pour la suite de la saison. Mais avant cela, il nous livre aussi son point de vue sur la saison et ses ambitions pour la saison prochaine.

SIG-BoulogneSurMer04041533Franklin Tellier : Avant de commencer revenons sur le match du SLUC. Quelle analyse en fais-tu ?
Paul Lacombe : A chaque fois que l’on joue contre le SLUC on sait que l’on aura le droit à un match physique. Celui-là n’a pas dérogé à la règle. On s’est fait bouger aux rebonds, mais c’est dû au fait que Matt n’a pas beaucoup joué. On a gagné car nous avons été plus durs, plus intense, en équipe et sur l’ensemble du match. C’est ce qui a fait la différence avec aussi notre petit nombre de ballons perdus.

F.T : Parlons de toi. Si l’on rapporte tes statistiques à ton temps de jeu, tu présentes des chiffres assez proches avec ceux de la saison écoulée. Mais les chiffres ne montrent pas tout. Quel est ton point de vue sur ta saison ?

P.L : J’ai eu beaucoup de mal en début de saison. Pourtant j’étais sur une bonne dynamique après les matches de pré-saison, où j’ai dû palier l’absence d’Antoine. Mais je me suis blessé. Ça m’a beaucoup freiné dans ma progression même si j’ai pu vite rejouer. L’équipe tournait hyper bien en début de saison et forcément dans des moments comme ceux-là, c’est plus dur de trouver sa place...

F.T : Malgré tout, après un petit temps d’adaptation, tu es redevenu l’energizer que l’on connaissait…

P.L : J’ai mis du temps. Mais depuis décembre j’ai un peu mieux compris mon rôle, et ça va mieux. Ça s’est encore amélioré lorsque mon genou m’a “laissé tranquille”. Comme tu dis, mes stats à la minute sont proches de celles de l’année dernière. Mais, si on coupe ma saison en deux entre cette période où je n’étais pas bien et depuis, je pense que depuis décembre mes stats sont en hausse. Ça prouve que j’ai réussi à me ressaisir et apporter à l’équipe.

F.T : L’équipe de cette année semble plus forte mentalement que celle de l’année dernière. Partages-tu cet avis ?

P.L : C’est totalement vrai ! On ne gagne pas les matches parce qu’on est plus talentueux que les autres. Cette année, ce qui fait notre force, c’est le sérieux que l’on met dans tout ce que l’on entreprend. Conserver une grande partie du groupe de l’an passé plus les joueurs qui sont venus pour nous aider encore à progresser, a permis de gagner en maturité. C’est la continuité qui nous a fait grandir en maturité.

Stats PaulF.T : Un mot d’ailleurs sur les résultats cette saison…

P.L : On pourrait croire que, jusque maintenant, c’est une saison exceptionnelle mais moi j’ai surtout l’image de Gravelines. Ils finissent premiers en 2012 et en 2013, tout le monde disait qu’ils faisaient des saisons exceptionnelles et derrière ils se font sortir en quart de finale des playoffs. Certes on a gagné la Leaders Cup, ça rassure de savoir que l’on peut gagner. On a aussi une finale de la coupe de France à jouer, mais quel qu'en soit le résultat, on n’aura encore rien fait cette saison ! Bien sûr, faire un doublé, ce serait bien, mais si à la fin, il manquait le titre de champion, il y aura surtout un goût d’inachevé. Et là, je parle au nom de toute l’équipe quand je dis ça ! On est tous dans la même optique : récolter le plus de choses avant, mais le vrai but c’est le titre ! On bosse dans cet objectif. Mais on est conscient que cela va être dur… Très dur même car aujourd’hui on est l’une des équipes à abattre.

F.T : Tu avais dit en signant à la SIG que tu venais pour travailler avec Vincent Collet qui vient de s’engager pour un an de plus à la SIG. Tu es en fin de contrat. Comment vois-tu ton avenir ?

P.L : Je dois beaucoup à la SIG et à Vincent qui m’ont fait confiance. J’espère bien le leur rendre. J’aimerais pouvoir encore franchir un cap, gagner en leadership et j’espère sincèrement que ça se fera à la SIG. Quelle que soit la fin de saison, j’aimerais avoir plus de responsabilités dans cette équipe et pour Vincent. Mais il est encore un peu tôt pour en parler et je n’ai pas toutes les cartes en main…

F.T : Vous allez jouer Gravelines quatre jours après un match aussi intense que celui de Nancy. Il y a un grand risque qu’il ait laissé des traces, non ?

P.L : Nancy c’était un match de guerriers. Je ne sais pas si la fatigue va réellement entrer en compte. Cette saison, avec l’Eurocup, on a pris l’habitude de jouer de gros matches rapprochés. Et Gravelines sera un match différent… Il n’y aura pas de Flo Pietrus en face ! (rires)

SIG-BAMBERG-051114-16 LACOMBE TRAOREF.T : Vous allez jouer un BCM qui reste sur sept victoires lors des neuf derniers matches…

P.L : Oui, Gravelines arrive sur une très grosse dynamique et ils sont comme tout le monde : ils veulent battre la SIG ! Mais le plus compliqué sera de basculer de la bonne victoire obtenue contre Nancy vers Gravelines qui est clairement l’équipe qui monte. Il ne faudra pas faire comme contre Chalon ou Le Mans, sinon on sera en galère pendant tout le match.

F.T : Quelles leçons peut-on tirer du match aller ?

P.L : Ce que je retiens c’est notre défense. À certains moments, ils étaient totalement perdus parce qu’on était tellement soudé, qu’ils n’avaient aucune solution et à la mi-temps on menait de 25 points (ndlr : 44-19). Je me rappelle de moments où les gars se regardaient, regardaient le coach, et se demandaient : « Mais qu’est ce qu’on peut faire ? ». C’est exactement ça qu’il va falloir reproduire…

F.T : Un petit mot sur ton vis-à-vis, Paul Harris, qui est peut-être l’artisan du retour du BCM ?

P.L : Depuis que JK Edwards et lui sont là, l’équipe va mieux. C’est leur meilleur joueur je pense. Il porte l’équipe. L’année dernière, lorsqu’il jouait avec Nancy, dès que l’on baissait en terme de concentration, il scorait ; comme lors du 1er match de la demi-finale. On sait que lorsqu’on est concentré, on est capable de le tenir et de le limiter. Après, attention, c’est un bon joueur. Il est capable de mettre 25 points alors que j’ai dis ça… Comme par hasard (rires!)

F.T : Quelle est pour toi la clef de ce match… et plus largement celles de cette fin de saison ?

P.L : Ce sont les mêmes. Offensivement : perdre un minimum de ballons comme on l’a très bien fait contre Nancy et Limoges. Et défensivement reproduire le même genre de prestations que lors ce match aller : être soudé, présent sur les lignes de passes, pour se procurer du jeu rapide et se faciliter le travail en attaque.

Propos recueillis par Franklin Tellier