Basket
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SAISON 2018 / 2019
rendez-vous dimanche 30 septembre pour le premier match au Rhenus
SIG-NANCY-011214-04 COLLET TEAM
Actualités 40 minutes pour assurer la pole position

40 minutes pour assurer la pole position

La SIG est partie pour son avant-dernier déplacement à Rouen sans Ali Traoré. Mais avec la ferme intention de verrouiller définitivement, ce samedi à 20h dans la Kindarena (live score sur sigbasket.fr), sa première place au classement. Avant même le choc contre Nanterre mardi prochain.

Ce serait la plus belle manière de s’enlever la pression d’une « finale » contre Nanterre au Rhenus. Avec trois victoires d’avance sur les vainqueurs de l’Eurochallenge à trois journées de la fin, les Strasbourgeois peuvent sceller définitivement leur première place en Normandie. Et comme ils savent voyager (14 succès en 15 déplacements), tous les espoirs sont permis… Vincent Collet en rajoute encore une couche : « Vous savez d’où je viens ? Du Havre, alors pas question de faire de cadeau à Rouen ». L’autre métropole normande est prévenue. Le leader viendra pour s’imposer…

L’autre cheville d’Ali

Traoré a repris l’entraînement ce vendredi matin, même si sa cheville le faisait encore un peu souffrir. « Mais pas longtemps. Il s’est donné une petite entorse à l’autre cheville… », continue le coach. Suffisante pour l’empêcher de disputer la 32e journée. « C’est regrettable car on voulait faire souffler Matt Howard qui a mal au pied ». Dur au mal, l’ancien de Butler jouera malgré tout. « Parce qu’il faut gagner et finir le travail ».

L’exemple de Pau et de Cholet
Duport

En l'absence d'Ali Traoré, Romain Duport sera à nouveau sollicité. L'occasion d'affûter encore sa forme en vue des playoffs.

Vincent Collet ne prend pas ce déplacement en Normandie à la légère. « Un succès nous permettrait d’avoir l’esprit libre et de se mettre en préparation des playoffs », poursuit l’entraîneur de la SIG. D’autant que les Rouennais, assurés du maintien, n’ont plus rien à attendre de cette fin de saison. Il faudra toutefois se méfier car les récents succès de Cholet sur Paris et Villeurbanne, ceux de Pau-Orthez contre Paris et Dijon, après cinq défaites de suite, prouvent que l’absence de pression a parfois des vertus inattendues… « Rouen, c’est une équipe de shooteurs, plutôt bonne à trois points (NDLR : 37% sur la saison, 42% sur les cinq derniers matches). Ils vivent beaucoup par le tir à longue distance puisqu’ils en tentent 25 par rencontre ». Il sait aussi que son équipe est souvent intraitable face à ces spécialistes, qu’ils s’appellent Daequan Cook, Michel Thompson ou Jamar Wilson, arrivé d’Australie il y a six semaine (53,3% derrière d’arc en 7 matches). Orléans s’en est aperçu cette semaine à ses dépens. « Nous ne sommes pas très complaisants, lâche Collet dans un sourire. Il faudra à nouveau être prêt à affronter ce scénario ».

Car dans le jeu intérieur, Rouen, qui lâche quelque 13 rebonds offensifs par match à l’adversaire, n’est pas spécialement équipé. D’autant qu’Alain Koffi, que Collet a coaché au Mans, absent à Chalon en raison d’une blessure au poignet, et qui fait une excellente saison, est très incertain. « Ils ont décalé Mipoka en 4 et Trapani en 5, ce qui nous obligera peut-être à jouer à nouveau avec cinq petits », continue l’entraîneur de la SIG.

Enfin, reste la gestion du ballon dans laquelle la SIG a fait de réels progrès ces derniers temps (3 balles perdues seulement en première mi-temps contre Orléans). « C’est vrai qu’on progresse dans ce domaine ». Ce qui intéresse plus encore Collet, c’est d’observer le nombre de balles perdues que son équipe provoque chez l’adversaire : 15,4 par match depuis le début de saison, plus de 18 sur les quatre dernières rencontres. « On verra si Rouen restera dans sa moyenne (NDLR : 12,4). Pas sûr… »

Pour détenir très souvent les clés de toutes les rencontres, la SIG sait ce qu’il lui faut faire pour remporter un 28e succès, le 6e d’affilée depuis son dernier revers contre Le Mans. D’autant que cette fois plus que jamais, le jeu en vaut la chandelle.

Jean-Claude Frey