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Actualités Enfoncer le clou

Enfoncer le clou

Jamais, en trois saisons, la SIG n’a pu mener 2-0 dans les séries en cinq manches alors qu’elle a toujours eu l’avantage du terrain. Pour sa quatrième occasion, elle en aura l’opportunité ce lundi face au Mans (20h50, en direct sur Canal+ Sport, live score sur sigbasket.fr, billetterie ici) et veut saisir l’aubaine. Pour arriver ensuite dans la Sarthe avec un maximum de confiance.

En fin observateur des choses du basket, Vincent Collet avait raison lorsqu’il affirmait, avant ce match 1 des demi-finales : « Sur un match, il y a toujours un joueur qui peut sortir du bois. C’est le propre des play-offs ». Il avait vu avec plaisir Paul Lacombe et Axel Toupane jouer ce rôle de jokers de luxe dans la belle décisive contre Chalon. Samedi, face au Mans, si Toupane a encore été exceptionnel – marqueur, mais aussi rebondeur et passeur – la SIG a trouvé en Bangaly Fofana, qui n’avait joué que… 3’45’’ dans le match 3 de mercredi, un remède absolu à tous ses soucis. Avec 18 points (6 sur 7 aux tirs, 6 sur 6 aux lancers, 9 rebonds et 2 contres pour 29 d’évaluation en… 24 minutes), le grand échalas qui a énormément progressé sous la houlette de Collet, a battu ses records en carrière. De bon augure avant le match 2.

La magie des play-offs va encore opérer
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Le rôle du sixième homme, souligné par Vincent Collet, sera encore capital.

Mais lundi, ce sera encore une autre histoire, un autre scénario. « C’est ce qui fait la beauté de la formule. Et je plaide pour qu’on joue en cinq matches dès les quarts, avec une finale en 7 manches, comme en NBA, commence Collet, très enthousiaste. L’équipe qui a perdu est la plus à même de changer les choses. Celui qui a gagné est enclin à ne pas modifier ce qui a marché ». Véritable partie d’échecs, qui se joue aussi sur le banc, entre les coaches, qui doivent observer, réagir, s’adapter, trouver à chaque instant une solution au problème posé. « On cherche déjà, avec Pierre Tavano, quelles pourraient être leurs modifications. On a une idée… Mais on a beau tout prévoir, l’issue des rencontres dépend aussi grandement de la performance individuelle des joueurs. Ils n’avaient pas prévu que Fofana fasse ce match-là… On cherche toujours à contrer les meilleurs, mais en cas de neutralisation tactique, le talent individuel fera la différence », continue le coach de la SIG. Alors, quand un second couteau vient brouiller les pistes…

Demain, cela pourrait être Dobbins, Duport, Lacombe ou Dragićević, ou même un joueur majeur, discret jusque là, comme Ali Traoré, qui fera la différence. Comment exclure encore, un match exceptionnel d’Antoine Diot, même gêné par son entorse au pouce, qui présente la meilleure évaluation en play-offs (14,8) tandis que Louis Campbell (12,3pts) est le meilleur marqueur des Strasbourgeois et sans doute le plus régulier. C’est dire la densité de l’effectif au moment où il faut réunir la totalité de ses forces vives… « Tout le monde doit rester concerné, mobilisé. Car ils peuvent tous apporter des choses différentes en fonction des besoins ».

Gare au réveil de Wallace, Ewing et… Beaubois
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Et si Tadija Dragićević (face à Ignierski et Ely), sortait de sa boîte ? Ce serait le meilleur moment pour le Serbe.

Il est bien évident qu’en face, les Manceaux doivent réagir. Künter attend davantage de C.J. Wallace, trop vite sorti du match par sa féroce empoignade avec Matt Howard, de Beaubois, Ewing et Ely, bien ciblés par Collet, et qui n’ont cumulé qu’un modeste 8 sur 27 aux tirs. « Un seul relâchement de notre défense, dans le troisième quart, nous a montré de quoi ils étaient capables », se souvient Collet. La bonne surprise est venue de Petr Cornelie et de Mouphtaou Yarou et il y a fort à parier que le MSB misera à nouveau sur la puissance de son jeu intérieur en cherchant à être moins dominé au rebond (40 à 32 pour la SIG).

« On connaît l’importance du match 2, qui est à la bascule dans une série en cinq. Ce qui est sûr, c’est que la SIG n’a jamais gagné deux matches de suite à domicile dans ce type de série. Il faudra les faire défendre longtemps, et là, l’expérience acquise les années précédentes en play-offs devra nous servir ».

De toute évidence, la partie sera compliquée. « Il était impératif d’être au moins à un partout avant d’aller au Mans. Si on pouvait partir à 2-0, ce serait un premier tournant dans la série. Un vrai défi dans lequel j’implique le public, car ce serait un signe intéressant pour la suite de la compétition », insiste Collet.

L’entraîneur de la SIG n’a pas oublié que si son équipe reste invaincue à domicile, elle ira jusqu’au bout, cette saison. Ce sera l’objectif numéro 1, demain. Au Rhenus de jouer à nouveau, comme depuis le début, son rôle de 6e homme !

Jean-Claude Frey