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Actualités Espoirs : la belle aventure d'une bande de potes

Espoirs : la belle aventure d'une bande de potes

Ils sont 14 et un coach. Ou plutôt une entraîneure… Ils ont vécu ensemble une formidable aventure de dix mois qui avait commencé bien avant pour certains d’entre eux. Une aventure qui les a menés au titre de champions de France espoirs avec 30 victoires en 34 matches, comme les professionnels auxquels certains se frottent déjà régulièrement. Avec aussi une exceptionnelle série de 23 victoires d’affilée du 25 octobre au 23 avril ! Lauriane Dolt, 32 ans, leur chef de bande, a reçu ce dimanche à Paris, le trophée d’entraîneur de l’année des Centres de formation. Une récompense qui fait l’unanimité pour cette jeune femme hors du commun, fidèle et travailleuse (voir son portrait).

Aujourd’hui, elle évoque chacun de ses joueurs avant qu’à leur tour, les espoirs de la SIG et le patron du Centre de formation, Olivier Weissler, ne parlent d’elle. Un joli moment de partage…

« Une saison exceptionnelle »

stats espoirs SIG 2014 2015L’EQUIPE : « C’est vraiment une saison exceptionnelle. J’espère que les joueurs réalisent ce qu’ils ont fait. Ces derniers temps, je ne cessais de leur répéter qu’ils sont champions de France ! Mais être champion de France comme on l’a été (NDLR : sans jouer par la défaite de Gravelines à Pau), il n’y a rien de plus frustrant. Si on l’avait été sur le terrain, on n’aurait pas mis aussi longtemps à s’en remettre et perdu contre Nancy et Gravelines ! Je n’ai pas pu sauter dans les bras de mes joueurs et on est passé à côté de quelque chose. Avec le Trophée du Futur qui nous attend, j’aimerais leur offrir la possibilité de se sauter dessus… »

ANTONY LABANCA (33 matches) : « C’est un peu le chef de cette bande de potes. C’est un leader sur et en dehors du terrain. Il a su tous les rassembler. J’apprécie particulièrement la tradition du repas de leur pays ou région d’origine, qu’Antony a perpétué. Il a toujours une phrase pour détendre l’atmosphère mais quand il est énervé, il ne faut pas être dans les parages ! Il a un gros caractère et c’est d’ailleurs ce qui lui a permis d’être MVP du championnat ».

DAMIEN BOUQUET (34 matches) : « Avec lui, on a tenu notre premier engagement : faire de ces jeunes hommes… des hommes. Lorsqu’il est arrivé de Dadolle Dijon, il y a quatre ans, il n’avait pas cette maturité et était loin de ce qu’il est aujourd’hui. Il s’est donné les moyens de réussir, a été fort mentalement. C’est la plus belle progression de l’équipe. Il est arrivé comme intérieur et a beaucoup travaillé, notamment avec Céline Distel, la diététicienne pour s’affiner, gagner en masse musculaire ».

CÉDRIC BAH (34 matches) : « Le basketteur m’horripile parfois, mais l’homme me touche beaucoup. C’est un mec en or… Il dégage beaucoup de volume et de puissance sur le terrain, il fait presque peur, mais il a fait couler quelques larmes lors du dernier match à domicile. Il a un très grand cœur, il est timide et charmeur et est aussi le seul qui allie aujourd’hui études et basket ».

Dolt-Fauchard

Agnès Fauchard, la seule femme à avoir dirigé une équipe professionnelle masculine, en 1991, le temps d'un match, a remis le trophée à Lauriane Dolt. Comme un symbole...

LUIDGY LAPORAL (34 matches) : « L’alter ego de Cédric dans une colocation qui marche bien… Luidgy, c’est une crème, et je suis très fière de lui. Il a eu beaucoup de mal à son arrivée, mais c’est un acharné au travail. Il n’a jamais baissé les bras. C’est un vaillant ».

TANGUY NICOLAS (31 matches) : « Il s’est bien fondu dans le groupe en arrivant il y a un an seulement. Sa personnalité fait du bien à l’équipe. Il nous apporte de la chaleur, une touche excentrique de son Sud natal ».

XAVIER-ROBERT FRANÇOIS (27 matches) : « Il était à peine arrivé quand nous avons eu notre premier clash, en raison de ses expressions… belges que je ne comprenais pas ! Aujourd’hui, on en rit. Il est le coéquipier que j’aurais toujours voulu avoir. Un rassembleur. Il ne lâche jamais ses équipiers, il les pousse, les encourage. C’est aussi le geek de l’équipe. Je voudrais simplement lui demander s’il a terminé le bouquin au titre évocateur qu’il a commencé dix fois pendant les déplacements : « J’arrête de râler… »

FRANK NTILIKINA (30 matches) : « Il est arrivé en espoir sur la pointe des pieds. Très discret, il a d’abord pris la température. Très protégé par Cédric et Luidgy, il a eu une attitude irréprochable vis-à-vis des autres car ce n’était pas évident d’avoir son talent dans un groupe comme celui-là. Je suis fier de sa réussite ».

Les cadets aux deux visages

Avant d’apporter une appréciation sur les cadets qui travaillent toute la semaine avec les six espoirs et complètent l’effectif lors des matches, Lauriane Dolt précise : « Les cadets faussent un peu ma manière de voir les choses. Ils sont très respectueux des aînés quand ils sont avec les espoirs, mais dans leur catégorie, ils font les coqs parce qu’ils sont les plus âgés… On ne les entend pas avec les espoirs avec qu’en déplacement avec les cadets, ils peuvent être redoutables ! »

SAMUEL EBER (26 matches) : « Le beau gosse… Très discret, il parle peu, et c’est aussi le ‘’fashionista’’ de l’équipe. Dommage qu’il soit souvent dans le doute. Il doit jouer plus libéré et il n’a pas encore pris la mesure de son corps, qui a beaucoup évolué en peu de temps et ne maîtrise pas toujours ses grands segments ».

DAVID EKEMBE (18 matches) : « Il a été très présent en début de saison avant d’être longtemps gêné par un souci de croissance lié à ses genoux. Je le connais depuis le mini-basket et je peux donc me permettre plus de choses qu’avec les autres. Il est aussi le capitaine de l’équipe des cadets où il est un leader alors qu’il se sent tout petit chez les espoirs. Il a besoin de parler et je serai toujours une oreille attentive pour lui ».

MARC KWEDI (20 matches) : « Nous étions partis sur de mauvaises bases tous les deux. Mais il symbolise la progression de l’année. Il a fait un bond en avant parce qu’il a su nous écouter et appliquer nos conseils. C’est un garçon très attachant qui est sur le droit chemin ».

SIG_Espoirs_David Ekembe Lauriane Dolt

Lauriane Dolt (ici avec David Ekembe) : une belle complicité avec ses joueurs.

LOUIS RUCKLIN (9 matches) : « Le plus filou… Sous des airs de grand timide et des « Oui Madame ! », se cache le chef des… bêtises ! Je découvre un joueur de plus en plus épanoui qui se permet de rire devant les coaches… Louis, j’exige de t’entendre rire ! »

XAVIER FLICK (9 matches) : « Il est arrivé dans une équipe où il y avait déjà trois intérieurs d’un très bon niveau. Il est arrivé de l’INSEP à l’intersaison et on voulait d’abord qu’il retrouve plaisir à tout, au basket et à l’école. Il a su se reconstruire avec Abdel Loucif. Il a eu sa chance avec les espoirs chaque fois que c’était possible et avance à son rythme ».

MAXIME ABAH (2 matches) : « C’est la bonne surprise des 1999. Un corps d’homme à 16 ans, mais des lacunes au niveau basket. Je ne pensais pas qu’il pouvait déjà être dans le roster des espoirs mais il y est parvenu grâce à son travail à l’entraînement et dans les matches. Il sera une rotation fiable en espoirs la saison prochaine ».

CLEMENT KUNCKLER (1 match) : « Il n’a joué qu’un match pour le récompenser de son investissement et de ses performances à l’entraînement. Il a été souvent embêté par de petites blessures. Avec Xavier, ils sont dans une équipe où il y a trois intérieurs espoirs qui sont indéniablement devant eux. Ils devront être patients ».

LE STAFF : « Je tiens à ne pas oublier tous ceux qui ont travaillé avec moi. En numéro 1, Olivier Weissler. Il nous a enrichi de son expérience et il a le recul nécessaire pour nous permettre de gagner plus vite. Abdel Loucif nous apporte beaucoup de fraîcheur. Travailler avec lui, c’est très fort pour moi parce que nous nous connaissons depuis très longtemps. Quant à Terrick Nérôme, il avait été mon adjoint pendant un temps. Son travail physique est très complémentaire de ce que je fais. Enfin, Jacky Kuhn, l’intendant, a su se faire accepter des garçons et a apporté quelque chose de nouveau ».

Ils parlent du coach

« Olivier Weissler V2C’est une belle récompense par rapport au travail investi et à cette excellente saison. C’est totalement mérité. Ce trophée est d’autant plus valorisant que ce sont tous ses collègues qui ont voté pour elle. Cela doit lui apporter encore plus de confiance et l’envie de vouloir encore se perfectionner pour être meilleure. Elle a de l’ambition. Il faut se donner les moyens d’être ambitieux et ce trophée devrait la motiver encore plus. Sa nomination valorise aussi toute la structure à travers elle, car c’est un travail d’équipe. Plus largement, cela doit nous permettre d’asseoir une compétence que l’on essaye de développer, en sortant des joueurs pro qui auront été bien formés ».

Antony Labanca Stats2« Lauriane sait se faire respecter. Elle est perfectionniste. Elle veut nous emmener le plus haut possible et trouver le meilleur en nous. Elle me fait progresser depuis 8 ans. C’est une femme qui a su s’imposer dans le sport de haut niveau mais pour nous, il n’y a pas de différence avec un coach masculin. Elle mérite ce trophée. Ça fait longtemps qu’elle travaille pour la SIG et je pense qu’elle aurait dû déjà l’avoir la saison dernière. Elle a travaillé pour en être là, mais je suis persuadé qu’elle peut aller encore plus loin! »

Xavier francois stats3« Lauriane a beaucoup travaillé avec nous. Elle nous a bien pris en main. Elle a passé beaucoup de temps à nos côtés même si parfois c’était tôt le matin… et qu’on n’était pas toujours très réceptif à ces heures-là (rires). C’est une excellente encadrante. Ça fait trois ans que je suis là et si j’ai progressé, c’est grâce à elle ! Vu la charge de travail qu’elle s’impose et les résultats que l’on a, ce trophée est largement mérité ».

tanguy Nicolas Stats2« Je suis très fier qu’elle ait eu ce trophée. C’est le résultat de beaucoup de travail et le travail finit toujours par payer, la preuve! C’est un bel exemple. Lauriane est une bosseuse qui fait bien son boulot. Nous, joueurs on le sait, mais cette récompense montre bien à tout le monde qu’elle le fait correctement ».

Damien Bouquet stats3« Son trophée de meilleure coach est amplement mérité. Il ne représente pas que ce qu’elle a fait cette année mais aussi tout le travail qu’elle fait à la SIG depuis toutes ces années. C’est bien et c’est normal qu’elle soit enfin récompensée !»

Cedric Bah Stats2« C'était ma première expérience avec une femme coach. Je pense que c'est exactement ce qu'il me fallait. Lauriane m'a appris beaucoup plus en  deux ans que depuis mes débuts dans le basket. Sa plus grande qualité est sa capacité à faire la part des choses. Elle est toujours à l'écoute de ses joueurs. Le plus malheureux pour moi, c'est que notre collaboration était trop courte. Mais qui sait, l'avenir nous réservera peut-être d'autres aventures sportives ensemble... »

Propos recueillis par Franklin Tellier et Jean-Claude Frey

La saison des espoirs en images