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Actualités Et de deux !

Et de deux !

Et de deux ! Le Portel, poussé par une formidable cohorte de supporters, a longtemps résisté. Puis a plié sans rompre. Mais à l’usure, grâce à sa défense exceptionnelle, la SIG a fini par décrocher son deuxième trophée de la saison après la Leaders Cup. Et réussi le doublé avec les cadets ! Quelle saison ! Et dire qu’elle est loin d’être achevée…

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Très attentive aux conseils de son coach, l'équipe de la SIG a fini par user Le Portel

Pendant que les supporters de la SIG fêtaient la Coupe remportée par leurs cadets, les fans du Portel, avec fanfares, chants, banderoles et calicots, contribuaient déjà très largement à l’ambiance aux abords de la halle Carpentier. Et quand ils rejoignirent les gradins, dans une belle communion avec les « rouges » de Strasbourg, les « verts » du Portel mirent le feu au parquet bien avant le coup d’envoi ! Le ton était donné pour un rendez-vous d’exception qui aurait sans doute mérité un cadre plus grandiose à la capacité nettement supérieure. Mais Bercy est en travaux et Paris n’a pas d’autre salle à proposer…

Les Portelois survoltés

Très vite, on se retrouva dans le vif du sujet. Un rebond offensif de Donaldson, une contre-attaque de Wojciechowski et le mur vert se dressait déjà : 0-4. Traoré remit les compteurs à zéro, mais le Portel baignait dans une douce euphorie, alors que Matt Howard (deux fautes dès la 4e’) rejoignait déjà le banc à 6-7 ! Le score grimpait même à 8-12 quand Collet lança un à un ses hommes de banc. Dragićević était déjà sur le parquet, Fofana, puis Campbell et Lacombe allaient le rejoindre. Les hommes de Girard semblaient être en surrégime mais ils tenaient le choc à l’image de Rochford, le gaucher, qui scorait deux fois. Et les deux équipes ne se lâchaient pas, Fofana donnant un petit point d’avance aux lancers-francs à la fin du premier quart : 20-19.

Montée en puissance
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MVP de la finale. Une belle consécration pour Louis Campbell, le capitaine de la SIG, félicité par Rudy Gobert (à gauche) et Hervé Dubuisson (à droite) !

Très vite, dans la deuxième période, Cheriet écopait d’une 3e faute mais dans la foulée ou presque, Dragićević commettait une faute anti-sportive inutile… Et malgré un Louis Campbell de feu (4 sur 4 à trois points), malgré le travail de titan de Leloup sur Donaldson, Le Portel restait dans la roue. Pourtant, sous la conduite d’un très bon Paul Lacombe, avec Dobbins et un Leloup (4 sur 4) justifiant amplement sa présélection chez les Bleus, la SIG fera un premier écart : 37-29 (16e’).

Mais Le Portel ne lâchait rien, à l’image de Benoît Mangin (15pts en première mi-temps) qui venait deux fois sous le cercle alsacien (39-36, 17e’). Heureusement Diot, sur un dunk rageur en contre-attaque, portait l’avance de la SIG à huit points, avant d’établir le score à la pause : 52-44.

Collet avait pourtant mis ses joueurs en garde. Pas question d’imaginer qu’on allait en rester là. Le Portel avait beau avoir trois joueurs à trois fautes dès la 22e’, la SIG maintenir l’écart jusqu’à 54-46 (23e’), les hommes de Girard y croyaient encore. Au contraire, la 3e faute de Matt Howard venait compliquer la tâche des Strasbourgeois. Et, toujours survoltés, s’appuyant sur un jeu de passes impeccable, l’adresse de ses extérieurs et une grosse domination aux rebonds (36 à 24 dont 16 offensifs !), les Portelois revenaient encore, implacablement : 59-57 !

Incroyable travail de sape

La deuxième réussite à 6,75m de Dragićević, juste avant le buzzer du quart temps aurait pu sonner définitivement Le Portel (67-60) mais il n’en était rien. Les petits "hommes verts", grands par leur fierté, mettaient toujours autant d’énergie et d’engagement dans leurs actions, mais peu à peu, face au mur dressé par les Strasbourgeois, la fatigue se mit à peser. Quelques balles volées, un cinq de "petits" pour stopper la vitesse et l'agressivité adverse, et la SIG filait à 73-64 et 82-67 (35e’). Elle avait trouvé en Matt Howard, frustré par son temps de jeu jusque là, son atout majeur pour faire définitivement plier les joueurs de ProB qui s'inclinaient la tête haute. Très haute...

La SIG peut désormais regarder en toute sérénité vers les play-offs. Et rêver d'un triplé historique.

A Paris, Jean-Claude Frey 

 

Le match en vitesse

SIG – ESSM LE PORTEL 87-74. Halle Carpentier. 3 500 spectateurs. Arbitres : MM. Viator, Mateus et Castano.

Les périodes : 20-19, 30-25 (mi-temps : 50-44), 17-18 (67-60), 20-14.

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet : « Le Portel a fait une première mi-temps de haute volée. Rarement notre défense a été baladée de la sorte cette année. Ils avaient une lecture très juste et on a mis du temps à s’ajuster. On l’a mieux fait en deuxième mi-temps en étant moins naïf. Il y a eu un phénomène d’usure et avec cinq ‘’petits’’ on a mieux résister. De l’autre côté, on a plutôt bien négocié les pièges tendus. Louis a marqué des paniers importants. Il a fallu changer le rythme du match car Le Portel aurait pu l’emporter si nous n’avions pas ralenti la cadence. Je voudrais rendre hommage au Portel et à ses formidables supporters. Ce qu’ils ont fait à la fin du match pour leurs joueurs est exceptionnel. Le plus gros trophée, c’est celui qui est devant nous. Mais il faudra d’abord gagner les quarts de finale. Une marche après l’autre… »

Antoine Diot : « On a réussi à garder la tête sur les épaules. On savait qu’on ne gagnerait pas le match dans les 10 premières. C’était très important de rester dans cet état d’esprit. On est monté en défense au fur et à mesure que le match avançait. On a toujours continué à jouer notre basket, sans s’affoler. On a laissé passer l’Eurocup, on a eu les deux suivantes. Maintenant, il faut rester les pieds sur terre. Les playoffs arrivent à grands pas et ce sera très difficile. On a plus d’expérience que lors des saisons dernières et on a peut-être un peu moins de pression avec les deux trophées décrochés mais on veut en décrocher un troisième ».

Martial Bellon: « C’est historique pour le club qui n’avait jamais gagné la Coupe de France chez les seniors. Ce soir on la gagne deux fois : chez les cadets et chez les pros ! C’est peut être quelque chose qui mettra du temps à se reproduire donc il faut en profiter et savourer ces titres à leurs juste valeurs. Je pense qu’on va amener beaucoup de fierté à l’ensemble des Strasbourgeois et des Alsaciens. »

Louis Campbell : « C’est surréaliste ! Je n’arrive pas à croire que tout ça soit vrai. Nous sommes au top depuis deux ans mais nous enchaînions les défaites en finale et cette année on en est déjà à deux titres! Cela montre combien, année après année, nous avons réussi à nous améliorer, à progresser… Mais ce n’est pas fini, il reste le championnat et on va tout faire pour le remporter aussi. Je suis très fier de cette équipe. Je suis heureux d’avoir été élu MVP de la finale et en plus devant toute ma famille ; c’est un honneur. Mais l’essentiel est vraiment d’avoir gagner. N’importe qui aurait pu être MVP. »

Eric Girard : « Je suis très fier de mon équipe, très fier de la coacher et de coacher pour ce club. Aucun regret. On a joué contre une excellente équipe, contre le meilleur staff de France et on a été en difficultés contre un joueur qui a été blessé pendant trois semaines et qui nous a mis quatre paniers à trois points ! On est tombé sur une équipe qui a un vrai banc. On a joué avec nos moyens mais il nous a manqué quelque chose. On était proche, mais finalement assez loin… Contre Strasbourg, il faut être bon pendant 40 minutes et avec les rotations qu’ils ont, c’était compliqué. »