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Actualités Il faudra une belle !

Il faudra une belle !

La SIG a perdu son deuxième match de la saison à l'extérieur à Chalon (79-71) et devra passer par une « belle », mercredi à 20h, pour aller en demi-finale. Mais au-delà de cette anecdote, et même si elle a retrouvé un peu plus d'adresse, elle a inquiété par sa fébrilité, par son manque de maîtrise et une attitude peu conforme avec un match de play-offs. Et oublié tout ce qui faisait sa force jusque là. Chalon, même diminué, galvanisé par le soutien de son public, est totalement relancé alors que les Strasbourgeois devront faire sans... Matt Howard, blessé !

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A l'image de Suggs, face à Diot, Chalon s'est engagé à fond.

Pour les joueurs de l’Élan Chalon, le retour d’Alsace a été long et douloureux, dans la nuit de samedi à dimanche. Repartis sans Jason Rich, sérieusement blessé au bras et resté à l’hôpital de Hautepierre pour y être opéré, ils sont arrivés au bout de la nuit en Bourgogne, le cœur gros. A la défaite, s’était ajoutée la perte d’un joueur majeur. Leur meneur de jeu les a toutefois rejoints, au milieu du premier quart temps, après un voyage en taxi médicalisé, dans l’impossibilité, évidemment de jouer. Du coup, Jean-Denys Choulet a relancé Brandon Davies, qui avait disputé 14 matches de la saison régulière, mais qui s’était effacé depuis le retour d’Eric Dawson. Et comme David Michineau, le second meneur, est lui aussi out, l’Élan se retrouvait avec pléthore d’intérieurs pour peu… de joueurs extérieurs !

Le Colisée pousse, la SIG tremble…

Pas de quoi freiner l’ardeur de Bourguignons revanchards qui mettaient d’entrée beaucoup d’agressivité sur le porteur de balle, fermant la peinture par une défense de zone. En attaque, Suggs prit feu dès le début, lançant son équipe par deux « primés » (6-2, 3e’). La SIG était plus patiente que samedi, et trouvait Traoré dans le petit périmètre pour rester dans le sillage chalonnais jusqu’à 11-10 (6e’). Et puis, soudain, ce fut la grêle. Evtimov trouvait des positions, bien esseulé, Dove était survolté près du cercle, et Ireland, convoqué par son président après sa piètre prestation à Strasbourg, filait deux fois au panier au nez et à la barbe d’une défense empruntée : 19-10, puis 23-12 (10e’).

La SIG, toujours aussi fébrile, revenait pourtant presque miraculeusement à 23-16 à la fin de la période mais il y avait de quoi être inquiet.

Méconnaissables

On attendait un sursaut, mais c’est Ireland qui ajoutait un panier à 6,75m et alors que Fofana se démenait en défense, la SIG subissait toujours l’agressivité des Chalonnais qui avaient même tendance à pourrir le match. Pour preuve, cette réaction de Lessort après une faute de Fofana qui obligeait les arbitres à sévir (antisportive au Strasbourgeois, technique au Bourguignon !). Le score restait favorable à l’Élan (33-24, 35-29, 18e’), Diot, méconnaissable et conspué par le Colisée, comme à chacun de ses passages ici, se montrant incapable de remettre son équipe dans le sens de la marche. Pire, les balles perdues et la maladresse de la SIG, alliées à l’insouciance défensive, provoquaient une fin de mi-temps désastreuse : 9-1 en moins de deux minutes pour un écart de 14 points (44-30 et 53 à 26 à l’évaluation). Avec aussi six joueurs à deux fautes…

La SIG grignote, Chalon résiste

La SIG défendait mieux, retrouvait quelques éclairs de son collectif. Howard en profitait, sonnait la révolte, Campbell qui ne renonce jamais, plantait le deuxième primé strasbourgeois, Traoré (22pts, 22 d'évaluation) était efficace sous le cercle et bien servi, et la marge se rétrécissait malgré l’adresse chalonnaise (8 sur 14 à trois points à la 23e’). Le score était passé de 50-39 à 52-47 puis même 57-54 (29e’). Les hommes de Collet allaient-ils à nouveau gagner à l’usure, profitant de la fatigue adverse ?

L'euphorie face à la fébrilité
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Jason Rich (à gauche), plâtré, est revenu de Strasbourg où il a été opéré après le début du match. Avant d'encourager ses coéquipiers.

Si tous les espoirs restaient permis à l’entame de la dernière période, la fébrilité des Alsaciens, leur incapacité à stopper les drives de Gradit (14pts à 5 sur 9, 18 d'évaluation) et d’Ireland (16pts, 7 passes), la puissance de Dawson qui provoquait 6 fautes et transformait ses lancers, redonnaient une chance à Chalon qui n’en demandait pas tant : 67-57 (33e’), puis 70-59 (35e’). Howard et Evtimov avaient même été sanctionnés d'une double faute technique pour s'être chambré... Et les Strasbourgeois se lançaient à nouveau dans une course-poursuite effrénée…

Mais Howard se donnait peu après une entorse à la cheville droite, au plus mauvais moment, et quittait définitivement le parquet. Leloup qui le remplaçait manquait les deux lancers-francs (la SIG affichera un faible et symptomatique 10 sur 20 dans l'exercice), et la défense de Toupane sur Ireland, de même que les dernières tentatives, un peu désespérées, ne suffisaient plus, cette fois, à renverser la vapeur. La leçon n’avait pas été retenue…

Il faudra disputer une belle mercredi au Rhenus qui devra être aussi bouillant que samedi. Mais il faudra surtout des Strasbourgeois avec une tout autre attitude. Sinon...

Jean-Claude Frey

 Le match en vitesse

ÉLAN CHALON – SIG 79-71. Le Colisée 4 800 spectateurs. Arbitres : MM. Collin, Paic et Gueu.

Les périodes : 23-16, 21-14 (mi-temps : 44-30), 15-24 (59-54), 20-17.

La série est à égalité 1-1

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet Fiche coachVincent Collet : « La plus grosse déception vient de notre attitude. Sans état d’esprit, sans attitude de guerrier. On a parfois eu un comportement de play-offs en saison régulière et là, nous étions mous. On a fait une deuxième mi-temps sérieuse, à tous les niveaux, sauf aux lancers-francs, mais en première, nous étions aux abonnés absents. Ils étaient bons, adroits, mais tous les ballons qui traînaient étaient pour eux. Ce n’est pas une question de niveau… On a été plus patient au début mais sans faire de stops. On ne les a jamais ralenti. Certains joueurs étaient clairement en-deçà de leur niveau. Quand tu es à l'extérieur, même si tu as corrigé le tir, l'adversaire a pris confiance, poussé par la salle. Il aurait alors fallu avoir un peu plus de réussite. On a eu des opportunités quand nous nous sommes rapprochés et là, on n'a pas été bons. Si on ne s'était pas mis dans cette situation, on n'aurait pas eu besoin de faire des exploits à la fin. Mercredi, sans Howard, il faudra tout donner et essayer d’être meilleur, plus conquérant. C’est une bien mauvaise soirée ».

Stats Ali Traore Chalon SIG playoffs 2015 match2Ali Traoré : « Pendant les vingt premières minutes, ils nous ont marché dessus, ont été beaucoup plus agressifs que nous. On a renversé la vapeur et on a été à leur niveau d’agressivité mais quand nous sommes revenus à trois points, nous n’avons pris que de mauvaises décisions. Il faut féliciter Chalon. Ils ont fait le match qu’il fallait et il y aura un gros match mercredi. Pas d’inquiétude, ce serait un aveu de faiblesse, mais de la prudence tout de même. C’est une équipe qui joue bien au basket et on n’a jamais réussi à creuser un écart contre eux. Leur coach est très malin et a ciblé nos points faibles. Si on peut être aussi agressif qu’eux ce soir, il y aura une issue positive. Sinon, on aura que ce qu’on mérite. Je pense, sans chercher d’excuse, qu’on paie un peu notre fin de saison régulière sans enjeu et on s’est peut-être un peu endormi. On ne sait plus comment commencer les matches. On a eu du bol lors du premier match mais là, ça n’a pas suffi. Il fut qu’on sache si on a envie de gagner… La blessure de Matt, c’est un vrai coup dur parce que c’est notre guerrier ».

Jean-Denys Choulet ChalonJean-Denys Choulet : « J’attends avec impatience de lire la presse pour savoir si c’est nous qui étions bons ou si, cette fois encore, c’est juste le mauvais match de Strasbourg qui a fait ce match serré. On a toujours eu des matches disputés, indécis, contre la SIG et cette fois, je pense qu’on a vraiment mérité d’en gagner enfin un. Je suis très content de mon équipe qui a fait ce qu’on avait prévu de faire mais je sais aussi qu’on va extrêmement souffrir. Ce soir, c’est une salle, toute une ville qui nous a poussés. Mon meneur a fait 40 minutes et il va repartir pour en faire autant mercredi et il est tout, sauf Superman. Ce qu’on voulait, c’est ne pas mourir à domicile et prouver qu’on pouvait battre Strasbourg à la régulière. Ce n’était pas un match exceptionnel, au niveau basket, mais dans l’engagement, des deux côtés. Je crains qu’on ne le paie… On aura une toute petite chance si Michineau peut jouer et si on devait gagner au Rhenus, ce serait l’exploit des dix dernières années. On les a battus sur l’envie, le cœur, l’engagement. Et vous me connaissez : je ne lâcherai rien. Jamais ! »

Stats Ireland Chalon SIG playoffs 2015 match2Anthony Ireland : « Je suis très, très fatigué d’avoir joué 40 minutes mais super content de la prestation de l’équipe. On a gagné pour Jason (Rich). A l’Université, je jouais des matches entiers avec la même pression défensive, mais en France, c’est moins évident. Mes partenaires m’ont aidé à sortir de la zone-press. Je savais que c’était un gros challenge pour moi et je me suis concentré là-dessus. Je suis très impatient d’être à mercredi parce que mardi, je serai au repos, avec des soins et on sera prêt à Strasbourg. Chacun a pris un peu plus de responsabilités en l’absence de Jason. Il n’y avait pas d’autre choix, de toute façon ».

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