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Actualités Ils la veulent tous !

Ils la veulent tous !

La SIG a une occasion unique ce dimanche (18h30, en direct sur Sport+, live score sur sigbasket.fr) d’inscrire enfin, après deux finales perdues, son nom au palmarès de la Coupe de France. Le Portel, le petit Poucet, 8e de ProB mais vainqueur précédemment du Havre, du Mans, de Villeurbanne et de Limoges, est à sa portée. A condition de jouer à son niveau et de ne pas mésestimer l’adversaire.

Sept équipes de ProB, parmi lesquelles la SIG à deux reprises, ont déjà atteint la finale de la Coupe de France. Mais jamais aucune d’elles n’a pu s’imposer. « On pourrait entrer dans l’Histoire en étant les premiers à perdre, plaisante Vincent Collet. Mais quand j’en ai parlé aux joueurs, ils ont tous bondi. Ce n’est pas ainsi qu’ils veulent entrer dans l’Histoire ».

« Ne pas subir nos émotions »
SIG-DIJON-CDF-009 LELOUP HOWARD

En demi-finale, contre Dijon, Jérémy Leloup et Matt Howard avaient été décisifs. Ils seront encore très précieux face au Portel.

Vainqueurs de la Leaders Cup, idéalement placés avant le début des playoffs, ils ne sont pas rassasiés. Ce groupe vit bien et veut aller loin ensemble. Mais une finale sur un match sec reste forcément indécise. « Il faudra se focaliser sur les forces et les faiblesses de l’adversaire en essayant d’imposer nos qualités. Être sur des choses concrètes et rationnelles et ne pas subir nos émotions ». La recette paraît simple pour Collet, qui ne réfute pas le rôle de favori, persuadé que son groupe a les atouts pour l’assumer.

Mais l’adversaire aussi a des atouts à faire valoir. Et pour avoir décortiqué avec son fidèle adjoint, Pierre Tavano, une série de rencontres du Portel, il ne s’attend pas à un match facile. « C’est une finale, et tout le monde aura très faim, c’est normal, poursuit le coach de la SIG. Le Portel possède la meilleure attaque de ProB, par les points marqués et les passes effectuées, elle a surtout la capacité à élever le niveau à chaque fois qu’elle joue contre un adversaire supposé plus fort qu’elle. Elle a tout de même battu quatre formations du top8 de ProA et elle peut le faire encore ».

Qui sont-ils ?

On a beaucoup parlé de l’avantage de la salle pour justifier les exploits des joueurs du Pas-de-Calais. « Je n’y crois pas beaucoup, au contraire. Elle a des caractéristiques qui lui ont permis de faire face à l’agressivité supérieure de ses adversaires. C’est une équipe qui se passe la balle, qui la met beaucoup à l’intérieur mais qui la ressort bien, aussi. De quoi faire respirer son attaque. Le deuxième élément, c’est les solutions proposées par le coach. Eric Girard a déjà montré par le passé et lors des exploits en Coupe, qu’il avait matière à trouver des solutions contre des équipes de Proa, à les faire déjouer, à varier les défenses et à poser des problèmes à tout le monde. De notre capacité à trouver des solutions face à ces défenses, à continuer à jouer, dépendra grandement l’issue de cette finale ».

Si l’on connaît bien, à Strasbourg, le coach de l’Étoile sportive Saint-Michel, ses joueurs sont moins connus. Collet en parle : « Benoît Mangin est un bon meneur qui joue juste. En équipe de France juniors avec Antoine Diot, on l’appelait ‘’Mr Propre’’. Il est bon passeur (ndlr : 5e de ProA avec 4,6 en moyenne) et très adroit. Et puis les deux Américains ont le niveau de ProA. Ronald Ross, le meneur qui a remplacé Gurley, est passeur et efficace. Il a réussi un très bon premier match (NDLR : venu de Pitesti, en Roumanie, dont il était le meilleur meneur du championnat et un des top scoreurs) alors que Jakim Donaldson, le pivot, véritable point de fixation, qui est passé par Gran Canaria et le championnat d’Israël, donne trois passes en moyenne, ce qui est rare pour un intérieur. Chathuant est capable de scorer régulièrement à trois points (NDLR : il tire à 46% en championnat derrière l’arc) et j’ai été surpris par le niveau de Wojciechowski, issu du centre de formation de Gravelines ». On y ajoutera Rochford, un petit intérieur musclé, qui a remplacé Marquis, blessé, ou encore Cheriet et quelques joueurs de devoir. Surtout, tous les joueurs du Portel affichent des statistiques nettement plus alléchantes en Coupe de France qu’en ProB, preuve évident de leur capacité à se surpasser dans les grandes occasions.

L'occasion est trop belle

Vincent Collet et sa troupe, encouragés par près de 800 supporters qui feront le déplacement et qui « s’opposeront » amicalement aux 1500 fans venus du Nord, savent que ce dimanche pourrait être « un grand moment pour le club, avec la finale des cadets et celle des pros ». Un succès pourrait être « un accélérateur, car nous voulons ajouter des lignes au palmarès. On fait de bonnes saisons depuis trois ans, mais cela ne sert pas à grand chose si on ne gagne pas de trophées », insiste le coach.

L’occasion est trop belle. « A condition que nous soyons nous-mêmes ». On ne leur en demandera pas plus, mais il ne faudra surtout pas en faire moins…

Jean-Claude Frey

Le parcours de la SIG en Coupe de France

Historique de la SIG en Coupe de France