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Actualités L’heure de vérité

L’heure de vérité

La SIG a la pancarte dans le dos. Archi-favorite des play-offs qui débutent pour elle ce samedi à 20h au Rhenus (live score sur sigbasket.fr), elle a un premier obstacle de choix à franchir : l’Élan Chalon. Mais les Strasbourgeois, confortés par une saison pleine de conviction, sont déterminés à le franchir pour viser, dix ans après le premier sacre, le titre de champion de France.

Vincent Collet a eu une journée bien chargée. Invité aux demi-finales des Internationaux féminins de tennis par leur directeur, Denis Naegelen, il va également donner, en début de soirée à la Meinau, le coup d’envoi du match décisif de National entre le Racing et Colomiers. Le coach de la SIG a néanmoins pris le temps de diriger un dernier entraînement très intense et de livrer ses impressions : « Les joueurs sont motivés et concentrés. Il ne faut pas s’écarter de ce qu’on veut faire », dit-il.

Une impatience légitime
sig_chalon Campbell Michineau

Louis Campbell, le capitaine, qui s'oppose à David Michineau, Bangaly Fofana qui pose un écran : les joueurs de la SIG sont motivés et concentrés pour barrer la route des demi-finales à Chalon.

L’objectif de la SIG est très clair. Confirmer lors du mois qui vient, la domination qu’elle a exercé sur la saison régulière et qui lui a permis de mettre le deuxième, Nanterre, à cinq victoires et le panier-average, le quatrième à… 11 victoires ! « Il faudra tout simplement être nous-mêmes mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Car les matches qui commencent vont être chargés en émotion. Et on aura la pression. Surtout dans une série en trois matches » poursuit-il.

Assurés de disputer ces quarts de finale depuis fort longtemps, les joueurs de la SIG ne cachent pas qu’une certaine impatience a commencé à se faire ressentir. « Nos adversaires ont fait un vrai match la semaine dernière. Nous, depuis le match contre Nanterre, on n’a pas vraiment joué… Et on a envie que ça commence », ajoute Collet.

Jean-Denys Choulet, son alter ego bourguignon, le confirme : « On est passé par un trou de souris avec un joli 4 sur 4 dans les derniers matches. On a aussi récupéré une partie de notre effectif, même si Michineau était encore absent, et réalisé notre objectif de début de saison. On va essayer maintenant d’avoir du bonus avec les play-offs… Et les joueurs sont très motivés. Il faut plutôt les freiner que les pousser en ce moment ». Partisan d’un quart de finale en cinq manches, le coach de l’Elan ajoute : « Jouer le premier match là-bas, c’est presque un avantage pour nous. C’est l’équipe la mieux placée qui, dans une série en trois manches, devrait jouer d’abord à l’extérieur. La pression est vraiment sur eux. S’ils passent à travers samedi, le match au Colisée sera très difficile pour Strasbourg ».

Choulet : « On est un peu leur poil à gratter »

Tout de même conscient de la difficulté de la tâche qui attend sa formation, Choulet y croit malgré tout, et c’est dans l’histoire récente des confrontations entre les deux formations, qu’il va puiser ses raisons d’espérer : « Strasbourg est beaucoup plus fort que nous. Ils ont fait une très belle saison mais on est un peu leur poil à gratter. On n’a perdu que de quatre points chez nous (NDLR : 52-56) avec deux joueurs en moins et on perd d’un point (NDLR : 85-84) chez eux, on sait de quelle façon. On arrive à jouer contre eux, on l’a prouvé l’an dernier déjà. Mais on peut aussi en prendre 20. On va essayer de faire un coup, mais ce sera très difficile. Strasbourg, c’est la meilleure équipe et c’est elle qui devrait passer si la logique est respectée. Mais où est la logique ? »

La SIG n’avait probablement pas besoin de ces déclarations pour être avertie du danger… « Depuis le retour d’Eric Dawson, Chalon est devenu une équipe exceptionnelle au rebond avec 40 prises par match, dont 12 pour cet Américain, et 15 offensifs lors des quatre derniers matches ! Son association avec Marcus Dove leur donne une dimension supplémentaire », redoute Collet. Et à la vue des dernières rencontres de son adversaire en quarts, le coach de la SIG ajoute : « Jason Rich, leur meilleur joueur de la saison, est encore monté d’un cran avec 23 d’évaluation lors des cinq dernières rencontres. Et comme on savait déjà qu’Evtimov peut mettre des séries de paniers à trois points, que Gradit est souvent bon dans ce genre de match, on sait ce qui nous attend ».

L’entraîneur strasbourgeois ne veut cependant pas tomber dans le piège de l’affrontement répétitif et chargé d’adrénaline contre l’Élan que certains agitent comme un chiffon rouge : « Du 5e au 8e, les adversaires potentiels des quarts étaient tous dangereux. Mais aussi tous dans nos cordes… » Il sait que ses joueurs devront, comme ils l’ont fait tout au long de la saison, en ProA ou en Coupe d’Europe, aller au combat sans sourciller, de la première à la dernière minute. Samedi, puis lundi à Chalon – coup d’envoi à 19h30 si la SIG s’impose lors de la première manche, à 21h et devant les caméras de télé si les Bourguignons créent l’exploit au Rhenus – et le cas échéant mercredi pour une belle. C’est la règle des play-offs et le prix à payer, un mois durant, pour aller décrocher ce troisième trophée de la saison, le plus important. Celui qu’ils veulent tous, joueurs, dirigeants et supporteurs, chercher ensemble pour signer un triplé historique.

Jean-Claude Frey