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Actualités Les cadets pour rejoindre leurs aînés de 1981

Les cadets pour rejoindre leurs aînés de 1981

Les cadets de la SIG disputent eux aussi la finale de la Coupe de France, dimanche à 15h30, halle Carpentier, face à Bourg-en-Bresse. Les jeunes d’Abdel Loucif espèrent décrocher le trophée et rejoindre l’équipe des cadets de 1981 qui avait déjà réussi cet exploit.

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L'équipe des cadets de la SIG qui rêve de décrocher la Coupe de France dimanche.

Ils se retrouveront ce samedi matin pour un dernier entraînement en commun, à Illkirch, puis un repas dans le club-house de la rue de la Poste. En début d’après-midi, ils monteront dans le TGV pour Paris avant le grand rendez-vous du lendemain, la finale de la Coupe de France U17. L’union sacrée est décrétée…

 Neuf jeunes héros ?

Certains en font même les favoris contre la JL Bourg-en-Bresse. Parce qu’ils ont éliminé Villeurbanne, l’équipe que l’on disait la plus redoutable de la compétition. « En battant l’ASVEL à Yzeure, les gamins ont pris conscience qu’ils pouvaient décrocher le trophée », estime Abdel Loucif, leur entraîneur. Pourtant, il se veut très pragmatique : « On dispose peut-être d’un effectif un peu plus homogène, d’un banc plus fourni, mais leur cinq majeur est très fort. Et il faudra se méfier de leur meneur, Thibault Desseignet. De toute façon, nous miserons sur la défense, notre point fort, car le secteur offensif et l’adresse restent toujours plus imprévisibles ». Dérogeant quelque peu à leurs habitudes, les jeunes Strasbourgeois ont consacré pas mal de temps à la vidéo, « pour se préparer à aux formes de jeu de l’adversaire ».

Déjà qualifiés pour le Final Four du championnat de France, à la fin du mois, tout comme… Villeurbanne, premier de sa poule, loin devant Bourg-en-Bresse (quatre victoires, cinq défaites), les cadets de la SIG ont toutes les raisons d’y croire. Mais la comparaison avec le championnat est biaisée par l’absence, en Coupe, des joueurs nés en 1997. Ainsi, Samuel Eber, Marc Kwedi et David Ekembe ne seront pas de la partie dimanche. En revanche, Clément Kunckler, victime d’une élongation il y a une semaine, a bien cru voir ses espoirs de finale s’envoler. « L’échographie n’a rien montré d’inquiétant et après un passage chez le kiné, il a pu s’entraîner ce vendredi et sera du voyage » se réjouit Abdel Loucif. Un énorme soulagement pour le jeune intérieur strasbourgeois.

Ils seront donc neuf, à tenter dimanche, de montrer la voie aux pros qui prendront possession du parquet juste après eux : Louis Rucklin, Frank Ntilikina, Antoine Marx, Hugo Gançarski (arrières), Hugo Danner, André Touré, Maxime Abah (extérieurs), Xavier Flick et Clément Kunckler (intérieurs).

La géniale épopée de 1981

S’ils devaient l’emporter, les cadets de la SIG ne seront pas les premiers. Si les cadets de 1988 avaient perdu en finale contre Clermont (102-70), ceux de 2001 contre Cholet (92-87) et ceux de 2011, coachés par Lauriane Dolt et avec Antony Labanca de deux petits points contre Le Havre (77-75), bien avant eux, en 1981, une formidable bande de potes avait, sous les couleurs de La Sportive Illkirch-Graffenstaden, le nom d’origine de la SIG, décroché le Graal. Sous la présidence du regretté Jean-Pierre Muller, le club de la banlieue sud a de tout temps été un modèle en matière de formation. Sous les ordres de Patrick Lazare, jeune coach de 25 ans, - il mènera la SIG à la montée en N1b et au monde professionnel dix ans plus tard -, les cadets cumulent les exploits. Des benjamins aux seniors, ils ne perdront pas un seul match en Alsace ! En 1980/81, ils seront champions d’Alsace cadets, mais aussi champions juniors avec le renfort de Marc Bousinière, un autre futur international, et de Michel Zaber, et ils disputeront même le championnat de Promotion d’excellence régionale des seniors, avec Guy Jordy et Patrick Lazare ! « Nous les avions engagé pour les aguerrir en vue de la Coupe de France, se souvient leur entraîneur. Nous avions même établi un record en marquant 161 points à Illfurth… »

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L'équipe de 1981. Debout de gauche à droite : Patrick Lazare (coach), Eric Occansey, Didier Boess, Stéphane Himber, Christophe Mainas, Nicolas Sarbacher. Accroupis : François Lopez, Thierry Schouler, Bertrand Huck, François Sibilia, Didier Waechter. Manque sur la photo : Jean-Marie Naegelé.

Mais c’est en Coupe de France qu’ils avaient écrit les plus belles pages de leur histoire. Avec un goal average moyen de… 104 à 65 dans l’épreuve. Après avoir battu Plivot (Marne) sans souci en 8e de finale, c’est Villeurbanne qui se dresse sur la route de la SIG. Les rencontres se disputaient alors en aller/retour. « Nous avions gagné de 20 points chez nous, 88-68, mais là-bas, ce fut plus serré : 75-74 ! En quart de finale, nous avons gagné à Tours, 73 à 66 et les joueurs de l’ASPO étaient déçus, persuadés d’avoir fait un mauvais match et de pouvoir renverser le score chez nous. Ils sont repartis avec une grosse désillusion : 103-50 ! », poursuit Patrick Lazare.

Bob Purkhiser dans la tribune, Vincent Collet sur le terrain !

La finale a lieu à Saint-Laurent-de-la-Plaine, dans le Maine-et-Loire. La SIG affronte Montferrand, le premier centre de formation de France, avec Pierre Galle à sa tête. Mais les jeunes Alsaciens, avec Eric Occansey – 44 sélections en équipe de France A quelques années plus tard –, Nicolas Sarbacher, futur joueur de ProB et aujourd’hui… médecin de la SIG, François Sibilia, Stéphane Himber, Didier Boess ou Christophe Mainas, n’en ont cure. « On a été mené 10-0 au début et puis ensuite, on a déroulé », sourit Patrick Lazare. A l’arrivée, un écrasant succès (104-72) et les félicitations de l’Américain Bob Purkhiser, l’exceptionnel joueur-entraîneur du Mans, venu superviser puis recruter dans la foulée, un jeune joueur qui disputera juste après la finale des cadets, celle de la Coupe de France des juniors avec Montivilliers. Une finale qu’il survole, menant son équipe à la victoire. Son nom ? Vincent Collet…

Jean-Claude Frey