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Actualités Les guerriers sont de retour

Les guerriers sont de retour

Encore paralysée par l’enjeu pendant les premières minutes, menée 2-13, la SIG s’est révoltée, poussée par un fabuleux public. Et quand les vertus défensives, alliées à la patience offensive, furent elles aussi de retour, Chalon, qui a chèrement vendu sa peau, finit par craquer : 78-65. Strasbourg se qualifiait ainsi pour la quatrième demi-finale de son histoire et affrontera dès samedi (18h30) le Mans, vainqueur de l'ASVEL (69-60).

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Axel Toupane a été précieux lors de l'entame de match

Au-delà du résultat sportif, joueurs, dirigeants et spectateurs, savaient que cette manche décisive allait avoir des conséquences énormes. Et bien que motivés, décidés à être plus patients et plus adroits que samedi, plus vaillants que lundi, les joueurs de la SIG ne parvenaient pas à se libérer. Chalon proposait sa zone 3-2, mobile et agressive, et Diot et ses camarades piochaient, perdaient quatre ballons d’entrée et se trouvaient menés 2-13 à la 6e’ ! Le temps mort de Collet, pris très tôt, n’avait pas enrayé l’élan chalonnais et il fallut attendre la… 7e minute pour voir Leloup inscrire le premier panier alsacien.

Le Rhenus en fusion ne lâchait pas ses favoris, poussant, les encourageant comme jamais pour les exorciser de ce mal qui les paralysait depuis le début des play-offs.

Un 15-0 qui fait du bien

Collet avait même lancé Duport très rapidement et s’il signait son entrée d’un panier du poste, il commit aussi rapidement trois fautes ! Toupane avait relancé la machine de deux primés dans le corner (12-13, 9e’) et Choulet changeait de défense. Surtout, le temps mort bourguignon s’avérait bénéfique puisque Dove (cinq points) et Ireland passaient un 0-7 qui faisait mal : 12-22. Toupane trouvait encore la mire au-delà de l’arc et un lancer de Leloup fixait le score à la fin de la période : 16-22. Un moindre mal car la SIG avait payé cher ses huit ballons perdus.

Les Strasbourgeois retrouvaient enfin leur défense, piquaient des munitions pour filer en contre-attaque et d’un… 15-0 à cheval sur deux quarts temps, faisaient exploser le Rhenus : 27-22. En 2’40’’, l’évaluation était passée de 17-25 à 33-20, soit un différentiel de 21. Enorme ! Chalon ne lâchait rien pourtant, et si le passage sur le parquet de Lessort ou Michineau fut bref, celui de Bouteille sera plus profitable : 29-28 (17e’). Heureusement Diot et Leloup signaient un 7-0 qui permettait à la SIG de reprendre de la marge (38-31) et de virer en tête à la pause : 38-35. Rien n’était fait et la maladresse à trois points des Chalonnais (0 sur 7) contrastait cette fois avec celle de la SIG (4 sur 10).

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Antoine Diot (12 points, 6 rebonds, 7 passes) a porté son équipe pour aller chercher ce match#3

Ali Traoré, plus patient, et Paul Lacombe, à trois points, avaient maintenu la SIG à flots dès la reprise (43-37) mais fidèle à sa réputation, Chalon ne lâchait pas et revenait à 43 partout sous l’impulsion de Dove et Evtimov. La « belle » était relancée. Le match devenait crispant (51-50, 27e’) mais les hommes de Collet, qui avaient aussi retrouvé Diot – paniers, lancers-francs, passes et grosse défense –, reprenaient de l’air grâce à Campbell et Dragićević : 58-50 et 62-55 à la fin de la 3e période.

Le retour des guerriers

Duport et Traoré faisaient enfin passer l’écart au-dessus de la dizaine (66-55, 32e’). Choulet arrêtait aussitôt et la partie, demandait à nouveau une défense de zone et la SIG sera muette pendant quatre minutes. Mais peu à peu, elle prit la mesure de cette défense, « portée par un Paul Lacombe des grands jours », comme le dira Collet. Heureusement, les guerriers étaient de retour, même sans leur tête de pont, Matt Howard. Campbell avait repris le flambeau de la vaillance et apportait aussi des paniers précieux. Et Chalon n’inscrira son premier point du quart temps qu’à la 35e’ sur un rebond offensif de Lessort. Evtimov ajoutait le « 2+1 » et Chalon rappliquait dans le rétroviseur : 66-60. De plus, la SIG avait déjà commis cinq fautes, Chalon… zéro.

Mais avec l’aide d’un fabuleux public, excellent sixième homme, la SIG ne lâchera plus sa demi-finale : 78-65. Le public, debout, pouvait exulter. Rendez-vous samedi à 18h30 face aux Manceaux, les derniers à s'être imposés au Rhenus.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – ÉLAN CHALON 78-65. Rhenus sport. 5 817 spectateurs. Arbitres : MM. Maestre, Hosselet et Lepercq.

Les périodes : 16-22, 22-13 (mi-temps : 38-35), 24-20 (62-55), 16-10.

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet Fiche coachVincent Collet : « Il fallait être cinglé pour ne pas être inquiet après notre entame. Il a fallu un déclencheur et les premiers changements ont été efficaces. Leloup a pris des rebonds, Toupane a marqué à trois points et Duport, qui n’avait pas joué samedi, a servi de point de fixation. On a fait un break sur l’euphorie mais deux bévues nous ont empêché de mener plus largement à la mi-temps. Mais nous étions enfin entrés dans le match. Après, nous avons plutôt bien attaqué la zone mais ils ont joué ‘’grand’’ et on a dû faire des fautes. On a cependant toujours gardé le contrôle ».

Louis Campbell Strasbourg match 3 playoffs 2015Louis Campbell : « On a mal débuté mais Axel a débloqué la situation. On était nerveux, il y avait de la pression mais soudain, on a compris comment il fallait jouer et les paniers sont venus au même moment. Je suis content de la victoire mais pas encore satisfait. Ce n’est que la première marche. On a déjà perdu deux finales et la route est encore longue ».

Jean-Denys Choulet ChalonJean-Denys Choulet : « Franchement, sur l’ensemble de la série, je n’ai pas beaucoup de regrets. Sur le dernier match non plus. Sans Rich, c’était presque mission impossible. On a pris l’option de la zone 3-2 avec trois grands pour poster leurs ailiers. Toupane les a sauvés. On savait qu’on ne tiendrait pas tout le match, on savait aussi que Strasbourg était plus fort que nous et qu’on pouvait les perturber. On n’est pas passé loin de solder la série en deux matches. Mais Strasbourg a gagné en toute logique, avec beaucoup plus de banc que nous. Je veux souligner la performance de ‘’Monsieur’’ Campbell. A chaque fois, il nous a tués par sa défense, ses tirs à trois points. Leur première place les a aussi aidés parce qu’ils ont trouvé un public ».

Marcus Dove Chalon stats match3 playoffs 2015Marcus Dove : « Je suis fier de mon équipe, on n’a jamais renoncé malgré la blessure de Jason (Rich) et on est resté soudés. Je respecte cette équipe et je me souviendrai toujours d’elle. Le match a eu des hauts et des bas. On avait bien débuté, ils sont passés devant, on est revenu et à la fin, Strasbourg était la meilleure équipe ».

 

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