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Actualités Par un trou de souris…

Par un trou de souris…

Tétanisée par l’enjeu, méconnaissable, la SIG a été dominée par Chalon pendant… 38 minutes ! Avant de passer par un trou de souris pour remporter un succès (65-62) qui lance les play-offs. Mais que ce fut dur !

Dans ce quart de finale censé être le plus ‘’déséquilibré’’, entre le premier et le huitième, la SIG n’avait pas eu le meilleur « tirage » en tombant sur Chalon. Car les hommes de Choulet étaient depuis un moment et en dépit de trois défaites sur les trois derniers matches, un authentique poil à gratter pour les Strasbourgeois. Et cette entrée en matière pour des play-offs à hauts risques pour la SIG, ne dérogeait pas à la règle.

Chalon domine au rebond et profite de la maladresse strasbourgeoise
SIG-CHALON-PLAYOFFS_010 FOFANA CAMPBELL DRAGICEVIC

La lutte a été féroce...

Chalon cherchait à imposer sa puissance avec Dove et Dawson mais la SIG tenait encore tête : 6-4 (5e’). Le combat était physique, sans concession, et à ce jeu-là, Dove était plus en vue que Howard… Chalon prit la tête en gênant énormément le jeu de passes des Alsaciens (6-11, 8e’) chez qui la crispation était palpable. Collet multipliait les changements mais Chalon faisait la loi sous les paniers (12 rebonds dont 4 pour le seul Dove à 4) et l’écart à l’évaluation était terrible (0 à 15).

La SIG se rapprochera tout de même (12-13) avant que Campbell n’égalise sur le seul panier primé de la première mi-temps : 15-15. Mais Dove provoquera la 6e faute strasbourgeois contre une seule à Chalon et transformait ses deux lancers-francs. Le cercle se refusait à Campbell alors que Suggs scorait du milieu du terrain : 15-20 !

On ne reconnaissait pas le visage de la SIG, impatiente en attaque, mais il faut reconnaître que Chalon avait su varier des défenses très gênantes. La maladresse (29% à la pause avec notamment un triste 1 sur 12 à trois points) fera le reste. Dove (11pts, 7 rebonds, 18 d’évaluation en 13 minutes) était dominateur et les Bourguignons faisaient la course en tête : 18-24 (14e’). La SIG se rapprochera, grâce aux lancers-francs, car cette fois c’est l’Elan qui sera rapidement dans la pénalité (26-30, 18e’), mais Rich, discret jusque là, se faufilait deux fois jusqu’au cercle et Gradit marquait derrière l’arc : 30-37 et 32-39 à la mi-temps. Le Rhenus, pourtant très chaud et tout de rouge vêtu, tremblait !

La défense retrouvée

C’est avec d’autres intentions que la SIG reviendra du vestiaire. Le jeu d’attaque n’était toujours pas aussi fluide qu’on l’espérait, mais la défense était revenue à son meilleur niveau. Six minutes durant, Chalon ne marquera pas le moindre point. Mais si Strasbourg était rapidement revenu à 38-39 (22e’), grâce à un Matt Howard enfin guerrier, le tableau d’affichage restera figé pendant trois minutes. Deux lancers de Paul Lacombe inversaient le score (40-39) mais Rich débloquait enfin le compteur chalonnais. Comme une libération car malgré la blessure de Dove au cuir chevelu, Chalon avait repris des couleurs, à l’image de Gradit qui scorait sept points d’affilée : 46-53 à la fin de la période !

Et le Rhenus se mit à rugir…

La crispation était de plus en plus pesante, car si la défense tenait toujours bon (aucun point chalonnais en 4’20’’), l’attaque était totalement paralysée (24,5% de réussite à cinq minutes de la fin et un 2 sur 24 à 6,75m qui en disait long). Peur de l’enjeu ? Toujours est-il qu’après quatre minutes, le score de la période était de… 2-0. De 48-53, l’Elan filera à 48-58 (36e’) et Collet dut prendre un nouveau temps mort. Toupane tremblait même aux lancers-francs après la faute anti-sportive sifflée contre Rich.

Soudain, le Rhenus se mit à rugir. Défense tout terrain, retour à 52-58 par Howard, puis… panier à trois points de Campbell, comme un symbole. Le Général ne voulait rien lâcher. Traoré pour un ‘’2+1’’ égalisait, Diot sur un ballon volé plaçait la SIG en tête ! Jusqu’au… 16-0 qui libérait enfin tout cette énorme pression. Dommage que Rich se soit sérieusement blessé (traumatisme du coude et de l’avant-bras). Chalon n’avait sans doute pas mérité cela et l’accueil au Colisée promet, lundi à 19h30. Mais qu’importe. Pour l’heure, la SIG mène 1-0 mais elle s’est fait très peur…

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – ELAN CHALON 65-62. Rhenus Sport. 6 176 spectateurs. Arbitres : MM. Bissang, Bretagne et Creton.

Les périodes : 15-20, 17-19 (mi-temps : 32-39), 14-14 (46-53), 19-9.

La SIG mène la série 1-0 (qualification au meilleur des trois manches)

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet StrasbourgVincent Collet : « On a été rattrapé par nos vieux démons. On a joué à contre-rythme, hors sujet, au lieu de construire. Il fallait être patient et on l’a zappé ! On n’a pas corrigé le tir dans le 3e quart temps. Il a fallu attendre le quatrième quart temps pour enfin développer notre jeu. Sans réussite tout d’abord, jusqu’à cette fin de match… On s’est mis tout seul dans ce doute, dans cette hésitation. Notre mérite a été de s’accrocher pour ne pas sombrer totalement. On se disait que ça pouvait revenir mais tout a été compliqué. Le panier à trois points de Louis Campbell a été le vrai déclencheur de notre retour et après les paniers près du cercle nous ont fait gagner. La défense de Chalon nous avait beaucoup compliqué les choses jusque là. Je voudrais dire aussi que le speaker et la salle ont été déterminants ce soir. La façon dont ils ont poussé l’équipe a été décisive. Nous avons enfin eu le 6e homme dont je rêve depuis un moment ».

Louis campbell Strasbourg Match1 Playoffs 2015Louis Campbell : « C’était difficile. Tout était difficile. Ils ont été très agressifs. On n’a pas bien joué mais on a réussi à inverser le score grâce à deux ou trois actions. Au temps mort, le coach nous a demandé de nous battre jusqu’au bout et que, même si nous devions perdre ce match, il fallait tomber les armes à la main. C’était la réplique de Saint-Pétersbourg : l’ambiance, notre anxiété, notre jeu, tous les ingrédients étaient les mêmes. Mais peut-être que nous avons tout de même appris de ce match. Pour lundi, nous savons que Chalon va être affamé. Ce ne sera pas plus facile, même plus compliqué. Il faudra être prêt à affronter tout cela ».

 

Jean-Denys Choulet ChalonJean-Denys Choulet : « Ce soir, c’est surtout l’entame du 3e quart temps, où on est largement dominé au rebond et où ils élèvent l’intensité défensive qui nous coûte cher. On avait été très bien jusque là, mais malgré tout, on est repassé devant, de 10 points, mais la fatigue s’est fait sentir. Rich fait des erreurs qu’il ne fait pas d’habitude et Ireland n’était pas dans un bon jour. C’est frustrant car on a fait une belle prestation mais on revient avec une défaite. Je tiens à féliciter Strasbourg pour sa victoire. Ils ont utilisé leurs armes, c’est-à-dire leur longueur de banc. Ils ont défendu fort et très dur par moments. J’aurais fait pareil si j’avais eu les mêmes armes mais malheureusement je ne les ai pas. Je tiens à féliciter mes gars, ils peuvent sortir la tête haute ».

William Grdait stats match1playoffs 2015William Gradit : « On a manqué de lucidité sur la fin au rebond défensif et on l’a payé cash. Ça leur a donné des paniers faciles. On a aussi très mal commencé la deuxième mi-temps. on les a mis dans le rythme. Strasbourg est cependant une bonne équipe et ils ont fait un bon match. On a bien coupé les lignes de passes, c’était notre plan. Mais on n’a pas le même banc que Strasbourg. De plus, on perd Jason (Rich) et ça va être difficile pour le deuxième match. Il faudra garder la même intensité défensive sur 40 minutes, croire en nous pour faire un exploit à domicile ».

tableau Playoffs #3