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Actualités Tadija Dragicevic : « On travaille avant tout pour être champions ! »

Tadija Dragicevic : « On travaille avant tout pour être champions ! »

Après la superbe victoire obtenue dimanche en finale de la coupe de France et un nouveau trophée ajouté à leur palmarès les joueurs de la SIG reviennent dès mercredi aux affaires courantes avec la réception d’Orléans à 20h au Rhenus.

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(Crédit photo C2Images)

Nul doute que Vincent Collet et son équipe auront à cœur de présenter le trophée Robert Busnel fraîchement acquis face à une belle équipe du Portel. Mais attention à ne pas rester sur son nuage après ce nouveau titre car Orléans arrive à Strasbourg, le couteau entre les dents, avec la ferme intention de gagner. Premiers non reléguables de ProA, les joueurs de Pierre Vincent ont donc un précieux besoin de victoires… et ce n’est pas le CSP Limoges qui dira le contraire.  A 48h de ce rendez-vous, Tadija Dragićević confirme que l’adversaire n’est vraiment pas à prendre à la légère.

Franklin Tellier : Avant de commencer, un petit mot sur cette finale de coupe de France…
Tadija Dragicevic : C’était incroyable ! Je pense que les fans ont vu un bon match de basket. L’atmosphère était incroyable, les deux équipes ont vraiment été portées par les supporters. C’était vraiment chaud dans la salle, c’était… incroyable, oui c’est le mot ! Le Portel a confirmé qu’il a une bonne équipe… Mais on s’y attendait. Ils ont une vraie qualité de jeu. Vu le score on pourrait croire que c’était une victoire facile, mais il ne faut pas s’y tromper, ils nous ont posé des problèmes durant 30 minutes. On a pu faire la différence à la fin mais il a fallu se battre pour y arriver.

Franklin Tellier : Parlons de toi. La fin de la saison régulière approche. Quel jugement portes-tu sur ta saison ?
Tadija Dragicevic : Il y a eu des hauts et des bas. À mon arrivée tout allait très bien ; je faisais de bons matches. Mais rapidement, je suis tombé dans une mauvaise période. Je n’étais pas habitué à cela. Heureusement, l’équipe est forte et elle tournait bien. Mais je savais que je pouvais apporter plus, surtout en attaque. En défense, j’ai essayé me mettre au niveau de l’équipe dont c’est vraiment le point fort en mettant plus d’agressivité et de consistance dans mon jeu.

Statistiques Tadija DragicevicF.T : Tu parles de tes problèmes en attaque. Si on compare tes 15 premiers matches de ProA (ndlr : 4,8pts, 3,7 d'évaluation) et les 15 suivants (ndlr : 8,1pts, 7,2 d'évaluation), on se rend compte effectivement que tu as progressé…
T.D : (il coupe) Je pense que le problème était mental. C’était la première fois dans ma carrière. Bien sûr, j’avais connu des hauts et des bas… mais pas des « bas » aussi prolongés. Honnêtement, je ne sais pas ce qui m’est arrivé. De plus, spécifiquement dans les équipes de coach Collet, tout le monde apporte au scoring. Dans d’autres équipes, j’aurais peut-être pu shooter encore et encore jusqu’à ce que l’adresse revienne... mais peut-être aussi au détriment des résultats. Ici ce n’est pas le cas. L’effectif permet de remplacer un joueur qui n’est pas adroit. C’est peut-être aussi pour ça que j’ai mis du temps à revenir. Mais quand tu vois nos résultats, il est clair que le fait d’avoir une équipe avec des joueurs qui partagent la balle et interchangeables sur tous les systèmes est vraiment un de nos points forts. Tout cela est possible grâce au coach qui est incroyable ! Même à l’entraînement, chaque détail compte.

F.T : Plus généralement, tu découvrais la ProA. Est-ce que des joueurs t’ont particulièrement impressionné?
T.D : Oui, Antoine! Il réalise, sans aucun doute, la meilleure saison de sa carrière. C’est mon opinion, mais je pense que n’importe qui te dira la même chose à son propos. Il pousse l’équipe à être meilleure. Il a réalisé un grand nombre de matches incroyables et nous en a fait gagner beaucoup. Même si je l’avais déjà vu jouer avant de venir, et notamment avec l’équipe de France, j’ai vraiment été surpris très positivement par lui. Il joue vraiment à un top niveau.

F.T : Paul disait que gagner les coupes en milieu de la saison c’est bien mais que rien ne serait fait sans le titre de champion de France. Avec ton expérience, qu’est ce que tu en penses ?
T.D : Gagner la Leaders Cup et la coupe de France était très important. Les trophées obtenus en milieu de saison valident le travail et permettent de montrer que l’on va dans la bonne direction. Personne ne pourra dire que ce n’est pas important de gagner des trophées, surtout ici : ça faisait 10 ans que le club attendait! Mais je comprends ce que Paul veut dire. On travaille avant tout pour être champions! On s’est battu toute la saison pour garder notre 1ère place. A quatre matches de la fin, c’est presque fait. C’est certain qu’on a qu’une envie : confirmer en playoffs et se battre pour être champions…

F.T : Tu as connu avec Belgrade des équipes avec une forte identité nationale… chose l’on retrouve ici avec les Français. Ton point de vue ?
T.D : Cette philosophie est très importante pour le basket français. Beaucoup de clubs disent vouloir développer cette « image», mais peu le font en pratique. Ici c’est clairement le cas… et ça marche! En plus, il n’y a pas de clans avec d’un côté les Français et de l’autre les étrangers. L’atmosphère est vraiment bonne et ce ne sont pas juste des belles paroles comme on peut entendre ailleurs. Nous sommes vraiment tout le temps tous ensemble, même en dehors du terrain. Si l’un d’entre nous est dans un mauvais jour, les autres sont là pour lui. Nous sommes très soudés et cette alchimie se voit sur le terrain.

Vincent Collet et Tadija DragicevicF.T : Quelles sont tes ambitions pour la saison prochaine ?
T.D : Avant de parler de la saison prochaine, mon ambition est surtout d’être champion de France cette année! Pour la suite je ne sais pas pour le moment. Évidemment j’aimerais pouvoir jouer encore pour coach Collet, comme j’aimerais rejouer encore l’Euroleague. Si l’on est champion et si je peux apporter quelque chose à l’équipe, pourquoi pas. Mais il est encore trop tôt pour en parler… C’est encore loin.

F.T : Parlons d’Orléans. Tu avais réalisé une belle performance lors du match aller. Quels souvenirs en as-tu ?
T.D : C’était notre premier match à l’extérieur. Je me souviens combien il était important de gagner pour montrer tout de suite que l’on pouvait « bien voyager ». On avait été très agressif dès le coup d’envoi, pour faire la différence dès le début et nous avions pu conserver cet écart jusque la fin. Une chose est sûre, ils vont mieux jouer mercredi, ce ne sera pas comparable au match aller. C’était le début de saison, c’est toujours difficile de bien jouer tous ensemble. On le voit durant ces matches retour, toutes les équipes ont beaucoup progressé. Ce sera un tout autre match.

F.T : Ce sera différent aussi pour deux autres raisons. Premièrement Orléans jouera avec Brian Greene et Abdoulaye Loum, ce qui n’était pas le cas lors du 1er match...
T.D : Oui tout à fait, ils avaient trois blessés, je m'en souviens! C’est certain que l’apport de Brian Greene change tout pour eux. Cela confirme ce que je te disais. Ce ne sera pas du tout le même match puisqu’ils seront au complet.

F.T : Deuxièmement, Orléans vient de battre Limoges et joue tous ses matches pour essayer de se sauver en ProA. Ça sent le match piège, non ?
T.D : En ProA, tout le monde peut battre tout le monde. Et c’est d’autant plus vrai à ce moment de la saison contre une équipe mal classée. Ils viennent de le démontrer en battant Limoges, mais je me souviens aussi de leur match contre Chalon. Ils menaient de 30 points à la mi-temps et on a vu que Chalon est une bonne équipe. Comme ils sont dans l’obligation de résultats, ils seront à plus de 100%. Mais nous sommes à domicile et nous voulons faire respecter la logique. D’autres matches pièges nous attendent à l’extérieur dans les jours à venir… même si nous ne jouons pas trop mal à l’extérieur (rires!).

F.T : Oui, d’ailleurs, ce match sera l’avant-dernier match à domicile. Vous avez été en plus en difficulté au Rhenus qu’à l’extérieur cette année. Ce sera aussi un test avant les playoffs où il sera très important de garder son terrain…
T.D : Évidemment ! Ce match, et encore plus celui contre Nanterre, sont de bons « entraînements » en vue des playoffs. Nous devons montrer que l’on peut être très fort sur notre parquet. Nous avons trop de fois à domicile manqué de concentration en début de match. Peut-être qu’implicitement on entrait trop relax dans ces matches pensant qu’on avait de la marge car on jouait à domicile. Ce genre de chose est interdite pour survivre en playoffs !

Interview réalisée par Franklin Tellier