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Actualités Une Arena européenne : la SIG dévoile ses ambitions

Une Arena européenne : la SIG dévoile ses ambitions

Alors que le club commence à être à l’étroit dans ses murs en terme de capacité d’accueil (public et surtout VIP), la SIG et la Ville de Strasbourg ont annoncé cet après-midi le début d’une étude visant tout à la fois à augmenter le nombre de places et, plus encore, la possibilité d’agrandir les espaces dédiés aux partenaires privés pour réaliser un chiffre d’affaires compatible avec ses ambitions européennes.

C’est au cours d’une conférence de presse rondement menée, conjointement, par Roland Ries, maire de Strasbourg et Martial Bellon, président du club, que la SIG a dévoilé ce qui pourrait être son proche avenir. Le maire a tout d’abord salué les performances d’une formidable saison alors que les play-offs sont encore en cours : « Je suis très content d’être au Rhenus, dans l’antre de la SIG, propriété de la ville, gérée par l’Eurométropole, devenu en quelques années un haut-lieu du basket français. Et avec la SIG, c’est l’image de Strasbourg qui rayonne en France et en Europe ».

Ne plus miser essentiellement sur l’argent public
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Roland Ries: "Je salue le courage de Martial Bellon et de son équipe".

Il a ensuite insisté sur le travail considérable réalisé par Martial Bellon et son équipe depuis leur arrivée aux manettes, il y a cinq ans, « en matière de structuration, d’équilibre financier avec l’aide des collectivités », avant de préciser qu’il avait accompagné le président du club à Barcelone en juillet dernier pour y rencontrer Jordi Bertomeu, le président de l’Euroligue, pour évoquer l’avenir du basket strasbourgeois. Il s’est ensuite félicité de ce que « la SIG est un club immergé dans la cité, on pourrait dire un club citoyen ».

Les instances territoriales et la direction du club sportif avaient réuni la presse pour annoncer le début d’une étude visant à améliorer les capacités d’accueil pour les spectateurs – le Rhenus a déjà affiché complet cinq fois cette saison et le sera encore d’ici les prochains jours et les prochaines semaines, misant sur une moyenne de 5 198 spectateurs depuis septembre pour un taux de remplissage de 85% – mais plus encore pour les partenaires privés.

Le moment est opportun, selon Roland Ries, en raison des projets dans le secteur (extension du PMC quasiment achevée, parc expo datant de 1925 qu’il est indispensable de rénover, et début des travaux du quartier d’affaires de l’autre côté du boulevard de Dresde). « La Ville et l’Eurométropole vont accompagner dans sa démarche novatrice de financement de l’infrastructure sportive par le club », a précisé le maire.

Après avoir rappelé brièvement ce qu’il a entrepris avec son équipe depuis son arrivée il y a cinq ans (redressement des comptes, projet d’installer le club dans le top 4 de la ProA, objectif d’un budget de 6 M€), Martial Bellon a estimé que « le directoire avait besoin d’avoir un projet devant lui pour poursuivre la structuration et la professionnalisation du club ». La réflexion entamée il y a un an, la participation à l’Euroligue puis à l’Eurocup, ont permis de regarder comment fonctionnent les autres clubs en Europe. « Nous avons pris conscience que, si notre équipement était de bonne qualité pour recevoir le public, il était largement en-dessous des normes européennes an matière de réception des partenaires privés », a ajouté le président du club.

Un financement assuré par la SIG
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Martial Bellon : "Nous nous sommes inspirés d'autres exemples en Europe".

Les finances des collectivités n’étant plus ce qu’elles étaient, la SIG part à la recherche d’une entreprise qui donnerait son nom au Rhenus Sport en échange d’un investissement conséquent. Le « naming » existe déjà à Munich par exemple avec l’Allianz Arena, ou en France, à Nice, Montpellier, Rouen ou Orchies. « A l’horizon 2020, les clubs doivent devenir propriétaires de leurs installations et autonomes dans la gestion de ces équipements. C’est pourquoi nous allons lancer une étude technique, juridique et financière pour ce futur équipement. Soit nous le ferons ici, en agrandissant le Rhenus, soit nous rechercherons avec la collectivité un autre terrain pour y construire un équipement modulable à un coût réduit. L’objectif c’est de disposer de réceptifs (loges, salons, etc.) pour entrer dans la logique du monde économique d’aujourd’hui. A l’instar des grands clubs européens de basket, mais c’est déjà vrai dans le football en France, nous proposons que la SIG devienne l’un des premiers clubs français de basket à se doter d’un équipement adapté au développement du business. Il est probable que, dans ces conditions, le capital du club pourrait évoluer et aller vers la privatisation totale. ».

Il s’agit dans ce projet, de pérenniser un budget à hauteur de 9 ou 10M€ (contre 6,5 M€ aujourd’hui) « pour ne plus être le Petit Poucet des compétitions européennes ». Et Martial Bellon d’ajouter : « Nous proposons de financer ce projet à hauteur de 20 millions d’euros HT sans solliciter l’argent public des collectivités locales, car nous savons qu’à Strasbourg, il y a un vrai potentiel autour du basket. Si d’aventure nous n’y parvenions pas, on restera sur le statu-quo ».

Roland Ries a ensuite estimé qu’il était « incontournable que nous ayons de l’ambition pour ce club même si les temps ne sont pas favorables. Je salue le courage des dirigeants de la SIG qui explorent des pistes de financement peu exploitées jusqu’ici et je remercie Martial Bellon et son équipe d’avoir fait cette proposition. Les clubs professionnels doivent devenir des entreprises et non des satellites des collectivités locales ».

Rien n’est décidé jusque là quant à la jauge de spectateurs de cette future arena. « 8000 ? 8500 ? 9000 ? C’est l’étude économique que nous ferons qui en décidera en fonction des 20 millions que nous pourrions financer par emprunt bancaire. ». Résultat de l’étude attendu en début d’année prochaine…

Une fois encore, la SIG démontre qu’elle ne manque pas d’ambitions. Ni sur le terrain, ni autour du parquet.

Jean-Claude Frey