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Actualités Une leçon à retenir

Une leçon à retenir

Passée entre les gouttes lors de la première manche, la SIG peut plier le quart en deux manches, ce lundi à 19h30 au Colisée (live score en direct sur sigbasket.fr). A condition d’avoir retenu la leçon des 36 premières minutes du match arraché à Strasbourg (65-62).

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Matt Howard qui s'oppose à Gradit. Il va encore falloir faire barrage au "Coyote" et à ses équipiers.

Les murs du Rhenus en tremblent encore. Dans un final à couper le souffle, avec l’appui d’un public brûlant comme jamais, la SIG a renversé samedi le cours d’un match bien mal engagé ! Il faudra se souvenir, dans la manche 2 au Colisée de Chalon, qui promet aussi de ressembler à un chaudron, de ce qui avait provoqué le décrochement à 48-58 avec quelques minutes à jouer, sans renier bien sûr les valeurs de combat, la constance défensive qui avaient permis de ne pas sombrer. Et de soulever ensuite ces montagnes qui ont enlevé une certaine pression sur le match à venir.

« On a oublié de construire pendant très longtemps, se rappelle Collet. Il a fallu attendre le quatrième quart temps pour retrouver un peu de qualité d’exécution. Sans réussite dans un premier temps, car quand tu as tout raté pendant un moment, même quand tu te mets à mieux jouer, tu ne finis pas le dernier geste. Tout ce qu’on n’a pas fait au début en terme de patience offensive, a provoqué l’hésitation quand les tirs sont devenus ouverts ».

Ne pas refaire les mêmes erreurs

La recette pour passer en deux manches, les joueurs la connaissent désormais. La vidéo de lundi matin leur rafraîchira encore la mémoire. Mais ils avaient déjà le mode d’emploi samedi. « Ne pas vouloir se rassurer individuellement, mais collectivement, être patient », insiste le coach strasbourgeois. Retrouver l’alternance intérieur-extérieur qui a fait la force de cette équipe depuis l’automne. Et sans miser sur l’absence de la force offensive numéro 1 des Chalonnais, Jason Rich. « C’est un concours de circonstances malheureux et c’est terrible pour lui », regrette Vincent Collet, tout en revoyant la partie sur son ordinateur, dans le TGV qui ralliait l’Alsace à la Bourgogne dans l’après-midi.

Sans Jason Rich, cubitus fracturé, coude luxé

Car la vidéo est effectivement formelle. En retard sur Campbell, Jason Rich sort le bras vers la droite et commet sa cinquième faute. Gradit arrive en face, avance vers son coéquipier et retourne, en porte-à-faux, l’avant-bras bloqué par le corps du meneur strasbourgeois. Les dégâts sont terribles et l’Américain de l’Élan, opéré tard dans la soirée à Strasbourg, sera immobilisé 45 jours ! Coup dur pour les Chalonnais, qui avaient déjà pris un coup au moral en laissant filer entre les doigts une victoire qui leur tendait les bras. « On ne va lui mettre une prothèse », lançait Choulet après le match, dépité. Mais tout de même convaincu que son équipe se battra jusqu’au bout, pour réaliser un exploit qui lui permettrait de disputer une belle mercredi. « La première fois qu’on a joué Strasbourg, nous étions six. Là, on sera un peu plus… » Si Choulet joue parfois la dérision, son équipe a prouvé à plusieurs reprises qu’elle savait faire déjouer la SIG. Puisque le cumul des trois défaites se solde par un déficit de huit points seulement (4, puis 1, puis 3). Même si la frustration reste grande de sortir vaincu à chaque fois, l’événement le plus malheureux restant la blessure de Rich.

La SIG ne devra pas se tromper de combat. Le trio Dove-Dawson-Gradit (23 rebonds samedi sur les… 47 de l’équipe) sera toujours aussi vaillant, Evtimov et Ireland seront peut-être plus à l’aise à domicile qu’ils ne l’étaient au Rhenus. La méfiance reste de rigueur. Mais cette fois encore, c’est la gestion de la balle – 7 balles perdues contre… 20 à l’Élan – qui pourrait faire la différence.

Et Collet ne serait pas fâcher de passer en demie en deux manches. Pour économiser des forces et se préparer dès mercredi à affronter le vainqueur du quart entre Le Mans et l’ASVEL qui promet d’être sacrément serré. A condition bien sûr, que son équipe ait retenu la leçon de samedi.

Jean-Claude Frey

Des chiffres qui parlent

Tout au long de cette saison d’exception, la SIG a tourné à 58 tirs par match et près de 20 passes. Dans le match 1 de samedi, elle a tenté… 70 fois sa chance dont 22 dans le premier quart. Et délivré… deux passes en première mi-temps. « Notre impatience a failli nous coûter cher. Les joueurs bougeaient, mais pas du tout dans les timings et les espaces prévus », dit Collet. Et s’ils culminaient à… 24% après trois périodes (14 sur 54 dont 2 sur 19 à trois points), les Strasbourgeois ont enfin déroulé le jeu qu’on leur connaît dans le money-time. 5 sur 8 à deux points, quatre des 10 passes décisives, pour une évaluation de 23 à 2 dans la période.

Car à l’inverse, Chalon, à 50% et plus dans les trois premiers quarts malgré la pression défensive alsacienne, s’est heurté alors à un mur solide comme jamais. Sanction : 3 sur 16 dans la période et un triste 0 sur 4 aux lancers sous la bronca du Rhenus. « On s’est mis à jouer, enfin, et on a trouvé les solutions pour des paniers faciles… », conclut Collet.

J.C.F.

 

bracket playoffs 2015#4