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Actualités Une SIG taille patron

Une SIG taille patron

La meilleure attaque de ProA limitée à… 49 points ! Certes, Nanterre était diminuée mais pas au point de se contenter de… 7 d’évaluation en deuxième mi-temps. La SIG a imposé son jeu de bout en bout et le large succès (69-49) est de bon augure pour les play-offs. Mais si tout est à refaire…

SIG-JSF-NANTERRRE_017 DIOT

Antoine Diot (13pts, 5 rebonds, 5 passes, 22 d'évaluation en moins de 20') a mené son équipe à un probant succès.

Un Rhenus à guichets fermés, une très belle ambiance, l’affiche avait tout pour plaire. Et les deux équipes une furieuse envie de gagner. Mais c’est la SIG qui réussit la meilleure entame. Une grosse défense pour lancer des contres payants par Diot, Toupane et Leloup (6-0, 3e’), il n’en fallait pas plus pour enflammer le public. Nanterre piétinait à l’image de Jamal Shuler et dut attendre 4’45’’ et un premier temps mort de Donnadieu, à… 12-2 (5e’), pour marquer enfin sur un « primé » de T.J. Campbell ! Le meneur nantérien écopait d’une deuxième faute, mais Toupane, lui aussi, avait déjà été rappelé sur la touche par Collet pour les mêmes raisons.

Une première période maîtrisée

Howard (8pts) en contre-attaque et Dobbins en filou maintenaient la cadence (16-6) et Nanterre restait sans solution (1 sur 9 aux tirs, 5 balles perdues en 8’) face à la mobilité de la défense alsacienne même si Traoré manquait cruellement de rythme. A la fin du premier quart (21-9), l’écart à l’évaluation était même abyssal (31 à 4).

Collet avait déjà ouvert son banc, mais inconsciemment l’intensité baissa. Nanterre et surtout Nzeulie (10 pts dans la période) se montraient (24-17, 13e’) mais le Rhenus se dressait comme un seul homme quand Diot vint gober un rebond offensif pour claquer un dunk tonitruant ! Toupane « piquait » deux fois dans le corner, le pied sur la ligne à 6,75m, mais Gomis prêtait main forte à Nzeulie pour redonner espoir aux Franciliens : 36-30 (18e’). Un temps mort de Collet, le retour aux affaires des cadres, la défense de Leloup sur Nzeulie, et la SIG pouvait regagner les vestiaires avec un matelas plus en rapport avec sa domination : 42-32.

Un troisième quart de feu !

Nanterre revint avec d’autres intentions. Défendant beaucoup plus dur, au point de surprendre les Strasbourgeois : 42-36 (22e’). Mais au jeu de la défense, les Franciliens allaient trouver leurs maîtres… Jusqu’à la fin de la troisième période, ils ne marqueront plus qu’un tout petit panier, par Weems. La SIG, s’appuyant sur sa défense de zone, chipait les balles, coupait les lignes de passe et réduira la meilleure attaque de ProA, certes privée de Riley et de Jaiteh, au silence ! L’évaluation de la période (23 à… -1 pour un total de 81-30) laissait pantois. Car en attaque, Traoré avait été patient pour trouver les bonnes ouvertures et Diot était exceptionnel (3 sur 4 à trois points). Le succès avait déjà choisi son camp (59-38) et la SIG pouvait tranquillement gérer sa fin de match.

Donnadieu ne cherchait pas outre mesure à inverser la tendance et la SIG creusait un écart définitif par un… 22-2 à cheval sur les deux périodes (64-38, 32e’). Le dernier quart sera même plutôt fade, la maladresse gagnant les deux camps (4 sur 27 à trois points pour la JSF, 3 sur 15 pour la SIG), y compris aux lancers-francs. L’énergie dépensée dans les deux camps y était sans doute pour beaucoup mais on voulait aussi, de part et d’autre, se préserver pour les prochaines échéances, autrement plus importantes.

La SIG avait fait l’essentiel, le Rhenus était en feu. Voilà qui promet pour les quarts de finale à venir.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – JSF NANTERRE 69-49. Rhenus Sport. 6 154 spectateurs. Arbitres : MM. Hamzaoui, Paic et Dubois.

Les périodes : 21-9, 21-23 (42-32), 17-6 (59-38), 10-11.

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet : « J’étais plutôt content de la première mi-temps. On avait bien contrôlé le ballon sans trop le perdre. Le match ne veut pas dire grand chose car Nanterre a été inhabituellement maladroit et n’était pas à son niveau. Ça n’est pas dû qu’à notre défense. Ça s’est dégradé en deuxième mi-temps. On est retombé dans nos péchés mignons. Les Nantériens n’avaient pas besoin de prendre de risques dans ce match sans véritable enjeu. C’est rare qu’ils ne sortent pas de leur boîte au moins dans un quart temps. Ils ont été en souffrance offensive pendant tout le match et cela ne leur ressemble pas. Ce match ne signifie pas grand chose même si on a été sérieux pendant trois quarts-temps. On n’a quasiment pas fait jouer le cinq de départ dans le dernier quart temps pour le préserver. Weems a rarement fait un match aussi décevant mais il faut savoir que Matt Howard est une entreprise de démolition référencée… »

Antoine Diot : « On avait bien sûr ciblé Weems et Shuler, mais on avait surtout ciblé leur collectif. Notre réponse a aussi été collective. Faut garder les pieds sur terre. Beaucoup vont s’enflammer mais il faut garder les pieds sur terre. S’ils avaient mis deux ou trois tirs ouverts au début, cela n’aurait pas été le même match. On est très content de cette victoire surtout devant une salle pleine. A nous de ne pas nous voir trop beau en play-offs. On les a étouffés et il faudra garder cette intensité-là. Il faut continuer, on ne marche sur personne. Quand on n’impose pas notre rythme, on est vulnérable. C’est là-dessus que vont se jouer les play-offs. A nous d’imposer notre style de jeu ».

Pascal Donnadieu : « Je pense que Strasbourg a été très solide et déjà en mode play-offs en terme d’intensité, d’impact physique. Ils ne nous ont rien donné de facile. C’est peut-être la meilleure chose qui peut nous arriver. Quelle formidable leçon de voir ce qu’on a subi, dès la première seconde. On a subi leur agressivité et on ne s’est pas donné les moyens de revenir, ni individuellement ni surtout collectivement. Ce match-là doit nous faire un bien fou pour nous montrer ce qu’il faut faire en play-offs. Les Strasbourgeois n’ont pas été super adroits mais défensivement et dans l’impact, ils étaient à des années-lumière de ce qu’on a proposé. Dans une équipe en souffrance, Brandon Thomas n’a pas été dans les meilleures conditions pour débuter. Il connaît le basket. A nous d’être meilleur autour, car on ne lui a pas facilité la tâche. Strasbourg nous a montré pourquoi il méritait largement la première place ».

Joseph Gomis : « On a fait un mauvais match. On n’a pas été dedans dès le début, défensivement et offensivement. Ils ont fait la différence au fur et à mesure. Ils sont à domicile et ils sont très forts. Il faut qu’on se serve de ce match-là pour rebondir, mieux intégrer Brandon et être prêt pour les play-offs ».