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Actualités Cap sur la finale

Cap sur la finale

La SIG n’a pas traîné au Mans. 40 minutes de haute volée et puis s’en va… Déjà tournée vers la finale pour laquelle elle connaîtra peut-être son adversaire ce soir. Retour sur la soirée sarthoise et projection vers une série explosive à venir.

La billetterie en ligne a été prise d’assaut ! En moins de trois heures, jeudi soir, 11 600 places pour les deux premières manches avaient trouvé preneur. Le solde a été liquidé en un rien de temps vendredi matin et il n’y a déjà plus, depuis plusieurs heures, le moindre sésame disponible pour voir la SIG dans sa troisième finale de suite (voir News) ! L’extraordinaire engouement pour cette équipe ne doit rien au hasard. Au fil d’une saison exemplaire, déjà marquée par deux trophées, Louis Campbell et sa bande ont fait du Rhenus une « mini-Meinau ». Et si comme on l’espère, la forteresse restait imprenable, le triplé historique serait dans la poche…

Limoges, très vraisemblablement
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Paul Lacombe, touché au cou après un choc avec Cornélie et secouru par ses équipiers, a passé un scanner qui n'a rien révélé d'inquiétant. Ouf !

Mais nous n’en sommes pas encore là. Avant de se pencher sur la finale, la troisième tout de même en trois saisons, Vincent Collet a accordé deux jours de repos à ses joueurs. « De quoi soigner les bobos des uns et des autres et de se régénérer », indique le coach ». De la cheville de Matt Howard au pouce d’Antoine Diot, en passant par l’épaule de Tadija Dragićević et le cou de Paul Lacombe – l’arrière de la SIG a passé un scanner cet après-midi pour contrôler le larynx et le cartilage thyroïdien après le coup de coude reçu de Cornélie –, ils ont tous bien besoin de souffler avant d’aborder la dernière ligne droite.

66 matches, 55 victoires jusque là

Car depuis la troisième levée faite dans la Sarthe, tout près de la ligne droite des Hunaudières, le compteur de la SIG a atteint les… 66 matches officiels cette saison et décroché 55 victoires (83,3%). Un record absolu, même pour Vincent Collet. « Il reste les trois plus importants à gagner. Ceux qui décideront si notre saison est totalement réussie ou s’il s’agira simplement d’une bonne saison. Revenir en finale pour la 3e fois, c’est bien, mais si on échoue encore, on sera d’abord perçu de l’extérieur comme le club qui a perdu trois fois. Cela dit, il faut déjà y être trois fois et c’est une performance. Et plus que jamais, on a envie de la gagner ! »

D’ores et déjà, avant même la troisième manche de l’autre demi-finale, le coach de la SIG se projette vers… Limoges. Nancy est sans doute trop amoindri, sans Pietrus, Falker, Duggins, Sene, pour résister au champion sortant. « Par essence, l’équipe qui sera en face de nous, sera forte. Et il faudra que nous soyons à notre meilleur niveau ».

Le troisième quart temps, « du Mozart »
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La SIG a fait preuve de beaucoup de sérieux au Mans. Pour le MSB, c'était la fête avec Alain Koffi, Taylor Rochestie et Nicolas Batum pour donner le coup d'envoi.

Vincent Collet a apprécié la manière dont ses hommes ont bouclé la demie. « C’est paradoxal car à la mi-temps, le score était trompeur. Le 47-50 n’était pas dû qu’à de mauvaises défenses. Il y avait de la qualité des deux côtés, mais on était malgré tout en-dessous de nos standards défensifs, laxistes dans le contrôle du rebond et des pénétrations. En revanche, notre troisième quart temps, c’est ce que nous avons fait de mieux depuis le début des play-offs. Et ils n’ont pas supporté cette hausse de niveau ». « C’était du Mozart », voilà le contenu du texto reçu par le coach de son assistant-vidéo en équipe de France…

« On a procédé stop par stop. En première mi-temps, nous avons été bercés par la douce illusion de notre réussite. On est toujours resté devant. Mais il fallait mettre un tour de vis pour ne pas les laisser espérer rester au contact dans le dernier quart », se félicite Collet.

Merci Chalon…

La coupure d’une bonne semaine va faire du bien du bien aux organismes mais il va falloir ne pas perdre le rythme. « On l’avait un peu perdu au début des play-offs et Chalon nous a vraiment aidé à monter notre niveau, à puiser, à être très bon pour les battre. Quand tu souffres et que tu t’en sors, c’est forcément bénéfique », ponctue Collet.

Passer en trois manches, avec un « balayage », c’est tout de même une bonne affaire. « Il faudra de la fraîcheur et le déficit dans ce domaine qu’on aurait pu avoir par rapport à Limoges, qui devrait passer en trois manches, aurait été dommageable à ce moment de la saison ». Tout porte à croire que la série finale va durer, contrairement à l’an dernier. Car la SIG est solide, dispose d’un effectif aussi complet que son (probable) futur adversaire, a gagné en maturité et peut s’appuyer sur l’expérience acquise contre Nanterre et Limoges, un vécu dont Louis Campbell, qui ne lâche rien et est totalement concentré – n’est-ce pas Eito ? – est le meilleur exemple.

« Je serais vraiment déçu si on ne gagnait pas, lâche Collet. Il faudra faire attention aux entraînements, pour ne pas avoir de blessés. On avait parlé de revanche lorsque nous étions allés là-bas en saison régulière, mais ça n’a rien à voir. La vraie revanche, si elle devait avoir lieu, c’est maintenant ! Je n’ai aucun doute sur le fait qu’on soit plus fort que l’an passé mais Limoges aussi… Il y a encore plus de talent. Cette équipe est en train de trouver son rythme de croisière mais c’est une finale et on va la jouer à fond ».

Le rôle primordial du Rhenus

Difficile d’imaginer déjà un scénario – laissons Nancy et Limoges s’expliquer tout d’abord – mais Collet « savoure déjà le fait d’y être. C’est pour ces moments-là qu’on fait du sport de haut niveau. Dans la vie d’un sportif, ce sont des matches qui comptent. J’attends déjà de voir le Rhenus tout en rouge vendredi. Il va encore franchir un cap et il le faut. Franchement, cette année, les supporters nous ont beaucoup aidé dans la série contre Chalon. Mais il faut encore que ça monte d’un cran. On est encore loin de Beaublanc. Nos fans ont aussi leur match à faire. A Limoges, les fans chantent. Chez nous, ils tapent dans les mains. Il faudra chanter. Le message est passé… »

On est même sûr qu’il sera entendu !

Jean-Claude Frey