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Actualités Il va falloir vite se relever

Il va falloir vite se relever

La SIG, battue par Limoges (68-70) a mal débuté sa finale. Crispés, souvent contre nature, les Strasbourgeois ont buté sur une équipe solide, et peuvent regretter les nombreuses occasions manquées, la précipitation du début et le manque de lucidité de la fin de match. Car il y avait incontestablement de la place pour passer. Il faudra s’y engouffrer dimanche.

La SIG face à son histoire… Comment les Strasbourgeois, battus lors des six derniers matches de série finale (trois contre Nanterre après le 1-0 du Rhenus en 2013, trois encore contre Limoges la saison dernière), allaient-ils aborder, mentalement, ce rendez-vous si important ? La fébrilité était palpable, symbolisée par un Matt Howard en… surrégime, qui dunkait si fort que le ballon refusait d’entrer dans le cercle, alors que Limoges défendait très dur d’entrée pour casser les timings alsaciens. Boungou colo avait trouvé la première ouverture, mais Howard, enfin, inscrivait les cinq premiers points de la SIG : 5-4 (4e’).

A l’envers
FINALES15E1_SIG-LIMOGES_004 HOWARD

Fébrile au début, Matt Howard a fini en double double (14pts, 12 rebonds) mais ce ne fut pas suffisant.

Le jeu offensif de la SIG avait bien du mal à se mettre en place et si Diot répliquait aussitôt à Moerman derrière l’arc (8-7), si Leloup et Traoré trouvaient le chemin du cercle en transition (12-7, 6e’), on sentait encore beaucoup de fébrilité. Limoges s’ajustait en défense, Smith puis Jeter sanctionnaient de loin, et le champion en titre prenait les commandes : 12-14 (8e’). Les deux coaches avaient déjà procédé à quatre changements chacun, signe de deux effectifs riches et complémentaires, et si Lacombe, qui fêtait ses 25 ans en ce jour de finale, égalisait d’un dunk rageur, ce sont bel et bien les Limousins qui bouclaient le premier quart en tête : 14-18. La SIG avait joué contre nature, cherchant à emballer inutilement la partie pour faire le jeu de son adversaire !

L’embellie durera moins d’une minute. Un slalom de Lacombe dans la défense du CSP, une balle volée transformée par une contre-attaque de Toupane (18-18, 11e’) et ce fut (presque) tout. Limoges dominait le rebond et profitait de ses 7 rebonds offensifs pour inscrire 7 points sur deuxième chance, avec notamment un « triple » de Gelabale qui concluait un 0-7 : 18-25. Collet eut beau appeler un temps mort, la SIG s’enferrait dans la défense, trahie de surcroît par sa maladresse (2 sur 13 à 6,75m contre 5 sur 10 à Limoges). Il n’en fallait pas plus pour que Philippe Hervé demande une défense de zone, quand son équipe avait déjà fait grimper son avantage à 11 points, grâce à Westermann et Boungou colo. Même le Rhenus était tétanisé, aussi méconnaissable que les joueurs qui rentraient aux vestiaires, tête basse, menés 27-38 après avoir transformé trois lancers-francs seulement sur sept !

Les murs des vestiaires ont tremblé !

Ce n’est pas la même équipe qui revint sur le parquet. Vincent Collet avait dû leur parler du pays pendant la pause… Si Batista scorait d’entrée du poste (27-40), la défense alsacienne, en zone match-up, se mit à faire déjouer Limoges (quatre balles perdues en quelques minutes alors qu’il n’y en avait eu que cinq en première mi-temps). Dobbins en facteur X, Diot en patron, insufflaient un 9-0 qui obligeait Hervé à prendre un temps mort. Pas suffisant face à la furia de la SIG dans un Rhenus enfin réveillé ! Au bout d’un 13-0, Dobbins, encore lui, égalisait à 40 partout malgré quelques belles attaques avortées…

Camara sort de sa boîte

Boungou colo stoppait enfin la mauvaise série limougeaude qui avait duré plus de sept minutes (40-43, 38e’), mais une claquette de Howard, un « and one » de Campbell permettaient à la SIG de repasser en tête pour la première fois depuis la 6e’ minutes : 45-43. C’est à ce moment-là qu’Ousmane Camara (14 points, 9 rebonds, 19 d'évaluation) sortit de sa boîte pour marquer… 10 points de suite, près du cercle, à cheval sur les deux périodes. Il plaçait d’abord le CSP en tête à la fin de la période (46-47), puis maintenait son équipe à flots quand Traoré (10 pts dans le dernier quart) trouvait enfin les bonnes positions : 55-55 (36e’). Hervé rappelait Jeter et Smith, Moerman « plantait » un gros shoot derrière l’arc avant de provoquer le public, et la SIG tremblait aux lancers-francs : 60-66 à 1’50’’ de la fin. Le syndrome était réapparu. Dans une fin de match échevelée, Leloup ramènera encore son équipe à 65-68 à 20’’ de la fin, la SIG volait le ballon mais Smith venait contrer Leloup. Smith et Jeter, en revanche, avaient eu les nerfs solides sur la ligne et les Strasbourgeois, qui ne renoncèrent certes pas, jusqu’au bout, galvaudaient les dernières munitions : 68-70. Ils terminaient même avec une meilleure évaluation, mince consolation.

Il faudra vite relever la tête, s’ajuster, mentalement surtout, pour mieux entamer le match 2 et espérer encore. Car ne l’oublions pas, ce n’est qu’un début…

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – CSP LIMOGES 68-70. Rhenus Sport. 6 157 spectateurs. Arbitres : MM. Viator, Hosselet et Hamzaoui.

Les périodes : 14-18, 13-20 (mi-temps : 27-38), 19-9 (46-47), 22-23.

Limoges mène la série 1-0

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet Fiche coachVincent Collet : « On n’a pas su faire le break, enfoncer le clou, quand nous sommes passés devant. Il nous a manqué les deux paniers supplémentaires pour les faire douter davantage. On a mal négocié l’avantage de deux points qu’on a eu à plusieurs reprises. Ils se sont accrochés, ils ont mis quelques gros shoots par Amagou, Moerman et Jeter. Ce n’était pas fini pour autant. Mais notre entame de match, si elle était bonne au niveau du jeu, nous a pénalisé avec quatre lay-ups manqués. Malgré cela, on a marqué deux fois plus de paniers qu’eux à l’intérieur alors qu’ils ont out fait pour nous en empêcher. 4 sur 23 à trois points, c’est aussi insuffisant. Mais c’est surtout pour avoir pris trop vite les tirs ouverts et être tombé dans l’euphorie, qu’on a péché et donné du jeu rapide à Limoges. Le premier écart se fait là. L’euphorie, ce n’est pas à la 7e minute qu’on en a besoin. C’est lorsqu’on a contrôlé le rebond et assuré le repli qu’on est revenu. Mais on ne fait pas la différence par manque de lucidité dans les moments importants. Si on veut battre Limoges, on ne peut pas faire n’importe quoi. Il faut qu’on joue avec nos arguments ».

Paul Lacombe finale playoffs 2015 SIG LimogesPaul Lacombe : « On fait le plus dur en revenant et en arrivant à passer devant mais on ne score plus pendant 2 à 3 minutes. Ils ont défendu fort et ont remis du rythme. On a malheureusement arrêté de faire ce qu’on avait bien fait jusque là. On est passé à côté de notre première mi-temps. Ensuite, on a contrôlé le rebond mais manqué un peu de lucidité sur la fin. Vincent nous a reboostés à la mi-temps. Ce n’était pas la SIG de cette saison. Sur l’ensemble de la partie, la victoire de Limoges est logique. On a été nous-mêmes que pendant 17 minutes. Il leur faut encore deux victoires, nous trois. Rien n’est fini… Il y aura forcément un peu de pression mais il faudra jouer avec ! »

Philippe Herve Coach CSP Limoges playoffs 2015Philippe Hervé : « Un match de basket dure 40 minutes. Si nous avions fait une deuxième mi-temps à hauteur de la première, c’eut été le match parfait. On a eu une très mauvaise exécution offensive en début de 3e quart temps et on a été puni. Beaucoup de balles perdues, mais on a gagné parce qu’on a été mentalement très, très fort. On a trouvé des joueurs déterminants sur la longueur du banc avec Ousmane Camara et Amagou qui a fait un très bon passage. Ça n’a pas été un match facile pour nos talentueux joueurs offensifs mais on a pu compter sur des joueurs de devoir. Je suis très satisfait de notre prestation, au niveau mental, mais il faut qu’au niveau du jeu, on fasse encore mieux dans le match 2 ».

Ousmane Camara finale playoffs 2015 SIG LimogesOusmane Camara : « C’était un match difficile. On a bien défendu en première mi-temps puis on a connu un trou d’air dans le 3e quart temps. On a laissé passé l’orage et on a su s’imposer à la fin. Ils sont revenus plus agressifs dans le troisième quart temps, on n’a pas marqué pendant de nombreuses minutes mais on n’a pas cédé à la panique. Je me suis donné à fond et j’ai tout fait pour donner à mon équipe ».

Bracket finale 1