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Actualités La preuve par... trois

La preuve par... trois

Troisième finale de la saison pour la SIG, troisième finale de ProA en trois saisons. La SIG a balayé la demie en trois manches en s'imposant au Mans (72-85) grâce à un troisième quart temps de haute volée. Il reste à conclure... La billetterie, déjà ouverte, sera prise d'assaut !

La SIG rêvait de ne passer que… 24 heures au Mans, mais il fallait pour cela, être prêt à livrer bataille face à un adversaire qui abattait ses dernières cartes. Le début de match en était crispé (7-6, 4e’), les deux équipes ayant du mal à trouver le cercle et à mettre en place leurs systèmes. Yarou était solide au rebond offensif, Ewing se montrait d'entrée (11-8, 7e’) mais c’est le remplacement de Matt Howard par… Tadija Dragićević qui allait changer le cours des choses. C.J. Wallace venait de prendre sa deuxième faute sur un écran irrégulier en attaque, suivi… d’une faute technique pour avoir protester, sous les huées d’Antarès à l’encontre de M. Bissang, quand le Serbe de la SIG, encore chaud de son match précédent, marquait 7 points de suite pour placer son équipe en tête : 11-13 (7e’). Mais une faute de Toupane offrait trois lancers à Beaubois qui marquera ainsi ses deux seuls points de la partie ! Qu’importe, Künter avait envoyé Eito sur le parquet et le second meneur du MSB allait faire un énorme chantier en peu de temps.

Eito l’avait dit, il l’a fait
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Dobbins (9pts) a lui aussi trouvé le chemin du panier après une longue disette...

Les Manceaux jouaient même un moment avec trois « petits » mais la SIG trouvait avec Fofana les solutions au problème : 15-19 puis 19-21 sur un panier au buzzer de la période… d’Eito ! Seuls soucis pour les Alsaciens, une défense un peu laxiste près du cercle qui donnait des rebonds offensifs (5 déjà en 10 minutes) et le modeste 1 sur 6 dans les tirs extérieurs.

D’une balle volée, Fofana poussait à 19-23, mais les trois balles perdues de suite, en 1’30’’, permettaient aux Sarthois de repasser devant : 24-23 (12e’). Collet prit un temps mort, Le Mans passait en zone, mais pas de quoi refroidir Dragićević qui sanctionnait à 6,75m avant de finir dessous : 26-30 (13e’). Avec 14 pts en 9’45’’, il avait inscrit près de la moitié des points de la SIG.

Il allait malheureusement trouver son maître en la personne d’Antoine Eito. Dans un match étonnamment offensif, l’homme au bandeau allait passer en revue la défense alsacienne, marquer à trois points, provoquer des fautes et transformer tous ses lancers-francs. Bilan : 20 points à 5 sur 6 aux tirs (2 sur 3 à trois points), 8 lancers sur 8 et cinq fautes provoquées pour 19 d’évaluation en 10’45’’. Surréaliste mais pas surprenant pour ceux qui l’avait entendu dire, après le deuxième match du Rhenus, qu’il saurait, avec ses camarades, tout laisser sur le parquet pour stopper la série de la SIG !

La SIG à 63% !

Les Strasbourgeois n’avaient pas mal attaqué la zone, grâce notamment à Tony Dobbins à 0 sur 10 aux tirs depuis le début des play-offs, qui présentait un plus qu’honorable 3 sur 4 avec 7 points au compteur, gobant quelques rebonds au passage tout en assurant une défense de fer sur la traction arrière mancelle. Lacombe avait apporté son énergie et l’agressivité offensive dont l’équipe avait besoin, avant de sortir, touché à la gorge par Cornélie, Campbell et Leloup y étaient allés de leur « primé » et les hommes de Collet avaient bouclé la mi-temps à 63% de réussite et 64 d’évaluation contre 49 ! Mais avec trois petits points d’avance seulement pour avoir laissé les portes de sa défense grandes ouvertes, encaissant 47 points.

Le coup de massue

A la reprise, la défense était enfin en place. Yarou avait certes ramené à 49-50 et Wallace avait pris sa 4e faute après 50’’ de jeu, mais ce fut ensuite le silence, côté manceau, pendant près de cinq minutes. A l’inverse, Dobbins encore, Fofana impérial et Dragićević qui en avait rajouté une couche, et Diot faisaient exploser le MSB (2 sur 10 aux tirs dans la période) : 49-59 puis 51-67 (28e’). Un 2-17 assassin qui envoyait la SIG en finale avant l’heure…

A condition bien sûr d’avoir retenu la leçon de la finale de la Leaders Cup où l’avance de 18 points au début du dernier quart temps avait fondu comme neige au soleil ! Jusqu'à 54-72 (32e'), rien d'inquiétant. Howard à... trois points, Diot (15pts, 17 d'éval) et Traoré avaient assuré, malgré plusieurs pertes de balles sur la règle des 24''. Et puis, après le temps mort de Künter, ce fut un peu la panique. Et le 13-2 initié par Eito (26pts, record en carrière) relançait le MSB (67-74, 37e'). Mais une fois de plus, Louis Campbell enfilait la cape du tueur (un panier, quatre lancers mais aussi quatre passes dans le match) dans une fin de match électrique ! La SIG, portée par les joueurs du banc (48pts contre 37 au cinq de départ) ne lâchait plus sa finale... Il ne reste plus désormais qu'à la gagner ! Avec le soutien d'un Rhenus comme on l'a connu ces derniers temps, cette équipe peut soulever des montagnes.

Jean-Claude Frey

 Le match en vitesse

MSB LE MANS – SIG 72-85. Salle Antarès. 6 030 spectateurs (match à guichets fermés). Arbitres : MM. Bissang, Hosselet et Rosso.

Les périodes : 19-21, 28-29 (mi-temps : 47-50), 5-17 (52-67), 20-18.

La série remporte la série 3-0

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet Fiche coachVincent Collet : «  Le troisième quart temps a été décisif. Mais notre défense avait été surprise à maintes reprises auparavant et les insuffisances au rebond défensif avaient donné 15 points sur les deuxièmes chances en première mi-temps. On se doutait qu’on allait pas marquer 50 points en deuxième mi-temps et si on continuait à avoir ces largesses, Le Mans serait passé devant. On a insisté sur l’effort défensif et on a ensuite ralenti leurs déplacements et on a eu le bonheur de continuer à mettre des tirs. Du coup, l’écart s’est creusé. Pour moi, Tony Dobbins a été le facteur X. Il a apporté son écot au rebond et a été beaucoup plus présent en défense qu’Axel (Toupane) par exemple. Tadija (Dragićević) et Bangaly (Fofana) ont confirmé leurs matches récents et ont eu beaucoup d’impact. Je pensais qu’on aurait du mal à plier la série en trois matches. J’imaginais plutôt que la répétition des matches jouerait en notre faveur. L’absence de Charles Kahudi a été importante dans cette série. Quand je vois comme on a été dominé au rebond en première mi-temps, j’ose imaginer ce qui aurait pu se passer s’il avait été là. On a joué à dix sur tous les matches, en partageant. Mais il faut encore progresser. On voit que Limoges est en train de s’améliorer et de devenir impressionnant. Si on veut rivaliser, et on le veut, il faut encore avancer… Vu ce qui est arrivé à Nancy on ne peut pas imaginer que Limoges ne gagne pas vendredi. A partir de là, le fait d’avoir fait la même chose nous permet de récupérer ».

Antoine Diot Statistiques match3 demi-finale Le mans SIGAntoine Diot : « On a retrouvé notre intensité défensive en deuxième mi-temps. C’est ce qui nous a permis de passer devant, de faire un petit écart et de le garder jusqu’au bout. Il faut admettre que ça n’a pas été facile. Ils ont eu des blessés, c’est les aléas des play-offs, mais il faut les féliciter, ils ont fait un gros match, ils n’ont jamais lâché, dans les trois matches. Même lorsqu’ils étaient menés de 10, ils ont essayé de revenir. Venir gagner ici, ça n’a pas été facile, le public était derrière eux. Il fallait vraiment retrouver nos valeurs après la mi-temps, peu importe à quel moment. Il ne fallait surtout pas prendre d’éclat au retour des vestiaires même si on avait laissé trop de choses faciles avant. On a su hisser notre niveau de jeu en attaque et surtout bien défendu. Maintenant, il ne faut pas perdre le rythme, prendre du repos certes, mais être prêt. Le premier match de la finale sera déterminant ».

Bangaly Fofana Statistiques match3 demi-finale Le mans SIGBangaly Fofana : « La troisième finale de la saison va être la plus dure à gagner, mais la plus belle aussi. On a réussi à se qualifier en trois matches et on va avoir un peu de repos. On pense qu’on va jouer Limoges, probablement, qui progresse de match en match et qui a beaucoup de qualités. Ça va être difficile mais on sera prêt ».

 

 

Axel Toupane Statistiques match3 demi-finale Le mans SIGAxel Toupane : « La troisième finale de suite. Il va falloir tuer le chat noir. Je pense que cette saison, on a davantage d’expérience, je touche du bois mais on n’a pas de blessé. Tout le monde est en forme et on va pouvoir enchaîner, avec une longueur de banc qui peut être déterminante. Ce sera d’ailleurs une arme pour les deux équipes et j’espère qu’on l’utilisera mieux qu’eux ».

 

 

Tadija Dragicevic Statistiques match3 demi-finale Le mans SIGTadija Dragićević : « Le plus important, c’est d’ailleurs fini le boulot en trois matches et ne pas avoir besoin de jouer un match 4 ou 5 pour risquer des blessures. Il faut bien se reposer et préparer la finale. Ce sera sans doute la même finale que la saison dernière, contre Limoges. Ils nous ont battu chez nous en saison régulière, mais on a su nous battre ensuite pour finir à la première place. On fera tout pour gagner. On sera chez nous d’abord et avec l’incroyable soutien dont on bénéficie ces derniers temps de notre public, on pourra le faire. J’étais bien concentré et en confiance ces derniers matches mais chacun donne le meilleur. On a bien défendu lors des quarts mais en attaque, c’était coup-ci, coup-ça. En demi-finale, notre attaque est clairement montée en régime ».

 

Matt Howard Statistiques match3 demi-finale Le mans SIGMatt Howard : « La finale qui nous attend sera la plus difficile des trois que nous disputerons. On connaît le talent des deux équipes qui vont s’affronter. Si c’est, comme on s’y attend, Limoges qui sera face à nous, ce ne sera pas une partie de plaisir. Ce soir, c’était un match très différent d’une mi-temps à l’autre. Très offensive, d’abord, mais l’apport du banc a ensuite été capital. C’est incroyable comme chaque joueur qui est entré a apporté quelque chose. On pouvait en changer cinq, et ils pouvaient être meilleurs que les cinq qui étaient sur le terrain ! C’est une vraie force ».

 

Erman Künter demi-finale Le Mans SIGErman Künter : « On n’a pas été trop loin sur deux matches de suite et pas loin de renverser la série. Mais on n’avait plus d’énergie, surtout mentale et nous étions trop diminués, sans Charles, sans Dounia (Issa) et Ignierski qui jouait avec une infiltration. Sur la saison, le bilan n’est pas mauvais. On a joué les quarts de finale de Coupe d’Europe, perdus sur la belle, on a été en finale de la Leaders Cup, on a fini quatrième de la saison régulière après un énorme effort et on joue les demi-finales des play-offs et on va probablement jouer l’Eurocup. Ce n’est pas mauvais, même si ça pouvait être beaucoup mieux… »

Antoine Eito statistiques match3 demi-finale Le Mans SIGAntoine Eito : « Strasbourg a été supérieur, on ne peut pas le contester, mais on n’a rien lâché. On aurait pu prendre le deuxième match. La première mi-temps est un peu un écran de fumée, mais on prend beaucoup trop de points. Tout au long de la saison, ils ont bénéficié de l’apport de leur effectif, alors que nous on a perdu Charles (Kahudi). Je suis fier de mon équipe, de mes coéquipiers, de ce groupe. Ce qui nous tue, c’est notre défense de zone. Nous avons été pathétiques… Mais on était 11e il y a un mois. On s’est battu, on a toujours cru en nous et jusqu’à la fin, le groupe est resté soudé et on a réussi à revenir. Une page se tourne et j’espère que l’année prochaine se passera aussi bien. Mes 26 points, c’est fun, mais ça ne compte pas. Derrière, on perd… On méritait au moins de jouer samedi ».

Bracket playoffs demi-finale #5