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Actualités La SIG se penche sur son avenir…

La SIG se penche sur son avenir…

Au lendemain de l’annonce de sa participation à l’Euroligue, la SIG a présenté devant la presse les grandes lignes de ses objectifs pour la saison à venir. Tout en commentant (rapidement) la saison qui vient de s’écouler…

« La date de cette rencontre n’a pas été choisie au hasard ». Martial Bellon a d’emblée annoncé la couleur. « Nous avions beaucoup d’indices positifs depuis quelques jours, l’Euroligue nous avait demandé beaucoup de documents, de lui fournir tous les chiffres des trois dernières années. Vincent Collet était convoqué au colloque des entraîneurs à Barcelone où il se rend dès jeudi. L’annonce d’hier ne nous a donc pas surpris », ajoute le président. Mais avant de tracer les grandes lignes de ce que pourrait être le prochain exercice, alors que l’équipe est encore en pleine construction, le président est revenu sur la très belle saison de la SIG et… sur la finale perdue contre Limoges. « Si nous avions eu la capacité financière du CSP pour ajouter des joueurs en fin de saison, nous l’aurions fait. Mais je rappelle que notre budget était de 6,7 millions, le leur de plus de 8. Nous n’avons pas pu garder Gelabale au-delà de décembre et ils ont pu s’offrir Jeter qui a fait des ravages sur le match décisif ». Pour Vincent Collet, « c’était une très belle saison qui s’est achevée sur une déception. Mais ce serait une grosse bêtise de tout remettre en question comme je l’ai lu ça ou là. Il y aura des ajustements à faire mais il faut rester zen et avancer. Se servir de cet échec pour grandir ».

« On travaille d’arrache-pied pour préparer la prochaine saison »

Le coach, tout comme le président, ne veut pas se satisfaire de cette 3e finale perdue, c’est une évidence. Et ils l’ont martelé tous les deux. « On fera tout pour arriver à gagner ce titre qui nous échappe, a dit l’entraîneur. Mais ce ne sera pas facile. Ce sera peut-être déjà très bien de faire aussi bien… » Quand au président, il faut « se souvenir d’où on vient. On change rien dans la construction du club. Mais on a été d’accord dès le lendemain de la finale, avec Vincent, pour dire qu’il nous faudra un ou deux shooteurs à trois points à 40% et plus ». Et Collet de rappeler que lors des quatre rencontres face au champion limougeaud, la SIG « a tiré à 20% derrière la ligne... ». Avant de rappeler l’essentiel : « On va renforcer l’équipe avec les contraintes budgétaires qui sont les nôtres ».

5 350 spectateurs de moyenne !

L’Euroligue, c’était évidemment le gros sujet du jour. « Ce que nous réalisons depuis quelques années dans tous les domaines, mais aussi les résultats, ont aidé à décrocher cette wild card, a insisté M. Bellon. Le club a beaucoup progressé ». Élément non négligeable dans la décision de l’Euroligue, la fréquentation du Rhenus. « On a commencé une histoire avec le public. Le Racing a historiquement le sien, le nôtre n’est pas tout à fait le même mais il existe… », s’est félicité le président de la SIG. Mieux, au cours de la saison qui vient de s’achever, la SIG a affiché la plus grosse progression de toute la LNB en terme de fréquentation. Et a même la meilleure affluence du basket français avec 5 350 spectateurs en moyenne (play-offs inclus). Un acquis sur lequel le club veut capitaliser.

Des droits télé en baisse, un budget en hausse
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Radios, télés, presse écrite, tous étaient là pour évoquer le bilan et les perspectives de la SIG.

Premier élément tangible du prochain exercice : le budget. « Nous avions 6,7 millions d’euros cette année, grâce en partie aux play-offs, soit davantage qu’en 2013/2014 (NDLR : 6,5) où nous avions bénéficié des droits télé de l’Euroligue. La saison prochaine, notre masse salariale sera encore en hausse. Nous avons prévu de viser à l’horizon 2020 un budget de 8 à 10 millions. Nous y arriverons parce que nous en avons la ferme volonté », a lancé Martial Bellon. Avant d’ajouter : « Nous rêvons, avec Vincent, d’aller au Top 16 de l’Euroligue et rien de grand ne se fait sans rêve ».

Si les moyens financiers seront un peu plus importants du point de vue de la masse salariale, « l’Euroligue n’est pas simple pour un club comme nous », a commenté Vincent Collet. « Il faudra faire face car je me souviens qu’il y a deux ans, après notre élimination, nous avons dû remonter la pente en championnat pour terminer premier de la saison régulière. La compétition européenne use et laisse des traces ».

Et le président de renchérir : « Cette fois, les droits télé ne seront pas de même nature. L’an passé, Limoges, seul en course, avait raflé la mise seule (800 000€ de droits et 250 000€ de la LNB). Cette fois, nous serons deux clubs en compétition et surtout, les grands clubs européens ont demandé et obtenu de l’EL la mutualisation des droits de retransmission de beIN sports. La manne sera donc inférieure à 400 000€ ».

Cinq étrangers dans l’équipe

Tout le monde attendait bien sûr des informations quant à la composition de la future équipe. Qui va partir ? Qui restera ? « Nous avions des priorités pour les joueurs à conserver, a commencé Collet. Je me suis fait à l’idée depuis un moment que nous ne pourrions pas garder Antoine Diot ». Même si le club lui a fait une belle proposition… « Romain Duport et Bangaly Fofana ont déjà resigné. Les discussions avec les agents de Paul Lacombe et Jérémy Leloup sont engagées. Notre priorité est de finaliser le groupe des JFL. N’oublions pas que nous avons disputé 70 matches cette saison et qu’il faut des joueurs français qui puissent jouer, y compris en Euroligue. Il nous faudra donc au moins un effectif de dix joueurs ».

Si l’intégration au groupe pro de Frank Ntilikina est actée, si une proposition a également été faite à Louis Campbell et à Matt Howard (depuis quelque temps déjà pour l’intérieur américain), Vincent Collet mise surtout « sur un poste 4 shooteur pour lequel nous sommes bien avancés, sur un poste 2/3 fort shooteur, également étranger et sur un deuxième Américain à la mène si le départ de Diot se confirme ».

Et Ali Traoré ? « Ce n’est pas une priorité dans notre recrutement pour des raisons d’équilibre global qui comprennent tous les critères et notamment financier ». Un 3e pivot ? « Il faudrait d’un point de vue basket, mais je ne pense pas qu’on en aura les moyens ».

Si le principe de cinq étrangers dans l’équipe est également validé, le marché est encore balbutiant. Il faut d’abord finaliser les JFL puis attendre la fin des Summer Leagues américaines. Et d’ici au 13 août, date de la reprise, on y verra plus clair. « Les joueurs aiment jouer l’Euroleague, c’est un tremplin, dit encore Collet. Mais le deuxième effet se produit sur les agents de joueurs qui font un raccourci avec une hausse du budget… »

Tout en cherchant sans cesse à améliorer son équipe, ce qui est le cas depuis trois ans, Collet souhaite « faire quelque chose de cohérent ». « Ce qu’on veut, ce sont des joueurs d’impact et ça, ça a un coût ».

Si par ailleurs, le club continue à chercher de nouveaux partenaires – leur nombre croît chaque saison et certains se présentent désormais spontanément pour venir au Rhenus – Martial Bellon veut aussi les fidéliser. « Il faut les habituer au basket et les transformer en partenaires durables ». Enfin, le président a évoqué le douloureux souci du taux de change de l’euro qui ne facilite pas le recrutement. « La saison dernière, un étranger à 150 000$ nous coûtait 115 000€. Désormais, c’est 140 000€… C’est la raison pour laquelle les seules signatures se font en ce moment en Russie et en Turquie où il n’y a pas d’effet euro ».

Pour le reste, la SIG se sent d’attaque. Pour l’Euroligue et la prochaine ProA. Même si à moyen terme, il faut s’interroger sur la capacité du Rhenus (NDLR : une étude est en cours à l’initiative du club). « Le 28 août, il y aura 6 200 spectateurs pour France – Allemagne. Deux jours plus tard, ils seront 18 000 à Cologne pour Allemagne – France, dernier match avant l’Euro. 14 000 places sont déjà réservées. C’est dire qu’en France, la situation des salles est catastrophique », a regretté Vincent Collet.

En attendant, ce sont de belles perspectives qui se dessinent pour tous les fans de la SIG, désormais de plus en plus nombreux !

Jean-Claude Frey