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Actualités Le moment où jamais…

Le moment où jamais…

Ils n’ont pas rendu les armes. Ils n’ont pas baissé les bras. Battus dans l’épisode 1 par Limoges (68-70), les joueurs de la SIG disputeront le match 2, ce dimanche à 17h (en direct sur Canal+ Sport, live score sur sigbasket.fr) avec le couteau entre les dents. Conscients qu’il faudra bousculer l’adversaire, faute de quoi le titre serait presque à Limoges !

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Louis Campbell (entre Westermann à gauche, Boungou cool et Smith à droite) a eu du mal à reprendre le rythme après une semaine d'arrêt. Dimanche, il faudra retrouver le "Général" !

Toutes compétitions confondues, la SIG a désormais perdu six fois au Rhenus cette saison dont deux fois contre… Limoges. Elle a beau s’appuyer sur le fait de n’avoir perdu que six fois à l’extérieur, deux fois seulement en ProA (à Nanterre en saison régulière et à Chalon en quarts) avant d’aller dans l’enfer de Beaublanc, la dynamique s’est inversée vendredi soir. Comment chasser des esprits que les Strasbourgeois restent désormais sur sept défaites de suite en série finale, alors que Limoges surfe sur dix victoires consécutives en play-offs (quatre pour finir 2014, six cette saison) ? C’est sans doute en partie ce à quoi a dû s’attacher Vincent Collet dans les 44 heures qui séparent l’épisode 1 de l’épisode 2.

Mais il y a aussi des ajustements à faire sur le jeu lui-même. Pourquoi la SIG a-t-elle joué un jeu qui n’est pas le sien, avec 68 tirs tentés contre 58 seulement au CSP, alors que les moyennes habituelles sont plutôt inverses (voir le chiffre) ? Pourquoi être à nouveau, comme face à Chalon, tombé dans le panneau des tirs ouverts « offerts » en première intention ? Pourquoi enfin, ne pas avoir su faire les bons choix en contre-attaque lorsque les Strasbourgeois, au prix d’un super effort salué par le Rhenus, ont enfin pris l’avantage dans le 3e quart temps ?

Égaliser à tout prix

La SIG sait pour l’avoir vécu l’an passé que partir dans le Limousin en étant mené 2-0, c’est jouer mission impossible. Il lui faut donc à tout prix trouver les ressources mentales pour égaliser. Car les remèdes à utiliser sur le parquet, elle les maîtrise. Encore faut-il les mettre en pratique…

Jouer juste, contrôler le tempo, tout en ayant à l’esprit que Limoges, totalement libéré, peut encore monter en régime. Philippe Hervé ne s’en cache pas, Vincent Collet le sait parfaitement. « On sait très bien qu’on n’est pas au même niveau que Strasbourg en termes de maîtrise de jeu, cela s’est vu sur le match de vendredi, mais il n’y a pas que le jeu qui fait le résultat. Le physique et le mental sont également déterminants. On a gagné le premier match sur le mental, mais les garçons doivent être conscients qu’on doit progresser », dit le premier.

« Ce sont des tueurs. Lorsqu’ils reniflent l’odeur du sang, ils peuvent être intenables, craint le coach alsacien. Ça ne suffira pas de faire un peu mieux, il faudra être très fort ».

Avoir un instinct de tueur

Au cours de la séance vidéo qui a précédé l’entraînement du jour, Vincent Collet a mis le doigt sur les errements de la veille. « Mais il n’y a pas d’ajustement tactique à faire. Il faut mieux concrétiser nos actions. On a fait des cadeaux et dans une finale, ça ne pardonne pas ! »

Jérémy Leloup, héros malheureux parmi d’autres de la fin de rencontre, confirme : « Les erreurs ont coûté cher. On va corriger ça et on sera revanchard. Limoges ferme beaucoup la raquette et on n’a pas mis les tirs ouverts à l’extérieur. Il ne faut pas douter car ils risquent d’avoir la même philosophie de jeu demain. Il faudra simplement être plus patient et les prendre plutôt en fin de possession ».

« Déçus, mais pas abattus dans les vestiaires après le match », selon l’ailier de la SIG, les Strasbourgeois ne sont pas dans le même état d’esprit que l’an passé après leur première défaite. « On a des arguments à faire valoir, nous sommes 11 à pouvoir apporter quelque chose. Par moments, on est trop gentil. Il faudra être plus dur pour les perturber ». Avoir ce que Collet appelle le « killer instinct ».

« Do or die »

Le match 2 sera probablement déterminant quant à l’issue de cette finale. « Si on perd demain, Limoges aura 95% de chances d’être champion, avance Collet. Il faudra jouer comme si notre vie en dépendait. Mais sans oublier la tête car c’est avec la tête qu’on le fera. Do or die (NDLR : le faire ou mourir) comme disent les Américains ».

Philippe Hervé, lui, imagine un autre scénario : « On a fait un tiers du chemin. Les deux tiers restants sont les plus difficiles. Ce qu’on a fait jusque là ne garantit rien. On se prépare au fait que Strasbourg va démarrer le match comme il l’a fait au début du 3e quart temps. Jusque là, mon équipe a démontré sa capacité à ne pas être déstabilisée. Elle est stable, décontractée, mais a appris à être concentrée et sérieuse quand il le fallait ».

A la SIG, poussée par un Rhenus archi-complet – « c’était exceptionnel vendredi soir, souligne Collet, j’en ai encore les poils qui se dressent ! » – de montrer qu’elle n’a pas fait tous les efforts consentis depuis l’été dernier en vain. C’est le moment où jamais !

Jean-Claude Frey

Le chiffre

68

Lors du match 1 vendredi, la SIG a tenté 68 tirs. Un chiffre bien au-delà de ses standards : 58,7 tentatives en saison régulière et 60,1 en play-offs (auxquels on pourrait ajouter les 60,7 en Leaders Cup et 50,5 en Coupe de France). Deux fois seulement, la SIG a tenté plus de 68 tirs cette saison. À Rouen lors de la 32e journée de ProA et en quart de finale face à Chalon lors d’un match 1 qui avait déjà failli lui échapper… Les Strasbourgeois auraient sans doute intérêt à se rappeler ce qui leur a permis de dominer leurs adversaires en France depuis octobre. Si l’adresse, ça se travaille mais ‘‘ça va, ça vient’’, la rigueur et l’application sont inscrits dans les gênes de cette équipe. A eux de montrer qu’ils n’ont pas perdu toutes leurs valeurs…