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Actualités Tout est relancé

Tout est relancé

Un partout, la balle au centre. En s’imposant dimanche, qui plus est avec la manière, la SIG a totalement relancé la série finale contre Limoges. Même si elle reste « en ballottage défavorable » selon les propos de son entraîneur, elle croit dur comme fer qu’elle peut gratter un match à Beaublanc et s’offrir une cinquième manche décisive au Rhenus.

D’un point de vue comptable, remporter un des deux matches à Strasbourg, c’était le minimum que la SIG s’était fixé pour aller à Limoges. Mission accomplie même si elle garde sans doute un peu d’amertume quant à la manière dont elle s’est inclinée vendredi. Elle a tout de même évité le scénario catastrophe de la saison dernière qui eut sans doute mené à une issue irrémédiable. « On peut tout de même regretter le match de vendredi, souligne Vincent Collet. La grande différence, c’est que dimanche on a concrétisé les actions initiales en scorant près du cercle. Parce qu’on n’a pas eu davantage d’adresse globale. 6 sur 41 à trois points en deux matches, c’est dramatique. On peut espérer que cela évoluera favorablement mais on a gagné malgré cela ».

L’intensité, dès le début
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En coupant le rythme de Boungou colo et de Limoges, Lacombe et la SIG ont trouvé les clés du match 2.

Si vendredi, la SIG a attendu d’être dans le dur pour s’investir en défense et réussir une folle remontée, elle a, lors de la seconde manche, mis l’intensité qu’il fallait dès l’entame. « C’est une finale et il faut tout donner. On l’a un peu oublié dans le match 1 ». A y réfléchir, le coach aurait même préféré obtenir le 1-1 dans l’autre sens… « L’équipe qui a le plus de propension à réagir dans le match d’après, c’est celle qui a perdu. Les leviers pour faire réagir sont plus évidents après une défaite qu’après une victoire. Il ne faut pas être naïf. C’est ce qui va se passer jeudi, de plus dans leur antre. Limoges va être beaucoup plus dur. D’être dos au mur a suscité chez nous un surcroît d’agressivité, un instinct de survie qui a pris le dessus sur leur confort psychologique. Et Philippe Hervé saura corriger le tir… »

Est-ce à dire que les Strasbourgeois ont laissé passer leur chance ? Collet n’y croit pas une seconde même s’il mesure l’ampleur et la difficulté de la tâche qui attendent sa troupe jeudi et samedi. « Il faudra rester sur nos standards. On est resté en vie mais rien de plus. Il y a eu du soulagement d’avoir gagné ce dernier match mais les deux prochains auront lieu chez eux. Et il faudra en chercher au moins un pour espérer une finale le 23 juin au Rhenus ».

L’entraîneur strasbourgeois attend que son équipe reproduise ce qu’elle avait plutôt bien fait dans la série de demi-finales contre Le Mans. « Il faudra que nous ayons la capacité de nous élever de match en match. Ce qu’on a fait dimanche ne suffira pas à Beaublanc. Car Limoges peut faire encore mieux. Il y a des joueurs très forts dans cette équipe et certains peuvent encore élever leur niveau. Ce n’est pas qu’une bataille de stratèges. Le jeu appartient avant tout aux joueurs ».

Si la finale n’a pas encore livré sa réalité, parce que l’une des deux équipes doit encore gagner deux matches pour être sacrée, les enseignements des deux premières confrontations laissent transparaître un duel indécis jusqu’au bout. « Si on gagne jeudi, ce sera bien sûr un pas important. Mais rien ne sera encore fait. Et rien ne dit que dans un cinquième match on n’aura pas la trouille comme on l’a dans le premier. A l’inverse, si on est mené 2-1, rien ne sera fini… »

L’apport du banc

Si la performance d’Antoine Diot a été exceptionnelle dimanche, rien ne dit non plus, même si tout le monde l’espère, qu’il pourra rééditer cette partie de haute volée. D’autres à l’inverse pourraient prendre le relais. Car si la SIG a égalisé dans la série, elle le doit à une défense de très haut niveau. L’attaque, en revanche, n’a pas été irrésistible, scorant 68 points dans la défaite, 66 pour une victoire. « Ils nous ont gênés, c’est évident, car ils savent aussi défendre, se souvient Vincent Collet. Mais clairement, on va bien finir par mettre quelques paniers. Le « trois points » se refuse à nous mais on va continuer. Il y a des choses plus importantes puisqu’on a gagné avec 11% de réussite à trois points. La défense notamment, et le contrôle du rythme, ce qu’on a très bien fait dimanche ». Autre domaine de progression, la réussite aux lancers-francs (55% seulement) : « Il faut qu’on soit meilleur parce que ce sont des points faciles ».

Et puis, play-offs obligent, le cinq majeur a accaparé près des deux tiers du temps de jeu lors des deux rencontres du Rhenus, marqué 77% des points (85% dimanche) et produit 77% de l’évaluation collective (89% lors du match 2). Autant dire que Dragićević, Toupane, Fofana, Lacombe ou Dobbins pourraient bien, comme ce fut déjà le cas cette saison et en play-offs, devenir des atouts majeurs dans la quête d’un exploit. Alors que des cadres comme Campbell, irréprochable en défense, mais à 3 sur 16 aux tirs, ou Leloup (4 sur 15) peuvent très clairement apporter au scoring.

Autant dire que même s’il faudra affronter l’enfer de Beaublanc, la SIG sait qu’elle a les armes pour décrocher en Limousin le deuxième succès qui offrirait une finale de rêve au Rhenus. Celle que 6 000 fans en fusion appellent de tous leurs vœux.

Jean-Claude Frey

Des chiffres clés

45 : En limitant Limoges à 45 d’évaluation collective, la SIG a réalisé une énorme performance. Aucun de ses adversaires n’y avait réussi cette saison. Le plus faible total collectif du CSP contre des équipes de ProA jusque là, avait été réalisé lors du Match des champions perdu face à Nanterre avec 56 d’évaluation. En revanche, en Euroleague le CSKA avait battu les Limougeauds en ne leur laissant qu’un triste 44 d’évaluation collective…

52 : Le nombre de points inscrits dimanche est le plus faible total pour le CSP cette saison. Le précédent « record » était de 54 lors, une fois encore, du Match des champions en début de saison.

9 : La SIG a limité les « verts » à 9 passes décisives. Une sacrée performance lorsque l’on sait que le CSP tourne à près de 20 passes de moyenne cette saison. Ces neuf passes décisives sont le plus faible total, déjà réalisé lors de la défaite à Pau (15e journée de ProA) et à deux reprises en coupe d’Europe : contre le CSKA Moscou en Euroleague et contre Thessalonique en Eurocup. A chaque fois, le match s’était soldé par une défaite.

17 : Un excellent total de rebonds offensifs pour la SIG. Elle n’a capté plus de rebonds offensifs une seule fois en saison régulière (18) lors de la 29e journée de ProA contre Gravelines et une fois en play-offs (19) face à Chalon lors du match 1 des quarts de finale.

8 : Lorsqu’Antoine Diot fait 8 passes décisives ou plus, la SIG n’a jamais perdu cette saison. Avec 25 d’évaluation, il a signé le 3e meilleur indice de sa saison en France après le 28 en demi-finale de la Leaders Cup contre Dijon et 26 lors de la 7eme journée de ProA et la victoire au Mans. Il avait également réalisé de grosses performances en coupe d’Europe (36 d’évaluation contre Nymburk, 32 contre Saragosse et 29 contre Bamberg). Avec 20 points, il réalise le 2e meilleur total de sa saison en France après les 22 points inscrits, toujours contre Dijon en Leaders Cup.

F.T.