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Actualités Une victoire qui en dit long...

Une victoire qui en dit long...

La SIG ira au Mans en menant 2-0 après un match exceptionnel, remporté 86-79, pourtant mal embarqué. Il suffit désormais d'une victoire dans l'un des trois prochains rendez-vous avec les Manceaux pour se hisser en finale. Et les Strasbourgeois voudraient bien plier l'affaire avant de revenir en Alsace...

playoffs_match2_sig-lemans_013 FOFANA DOBBINS LACOMBE

Bangaly Fofana a une nouvelle fois était déterminant face aux Manceaux grâce à son énergie et son envie.

On savait que ce deuxième match ne ressemblerait pas au premier. On savait aussi que C.J. Wallace, dominé par Matt Howard, serait particulièrement revanchard. Mais on était tout de même loin d’imaginer que l’entame serait aussi douloureuse pour la SIG. Après quatre minutes et des poussières, le tableau lumineux indiquait… 0-11 et Wallace n’y avait pas été pour rien ! Une claquette d’entrée sur la tête de Howard, une faute provoquée, 8 points, 5 rebonds pour 13 d’évaluation en 6’ mais aussi deux fautes qui poussaient Künter à le remplacer.

Fofana et Toupane, encore en évidence

La SIG, maladroite près du cercle, avait démarré par un triste 0 sur 9 aux tirs. Et en près de 7 minutes, elle n’avait pu se mettre que trois lancers-francs sous la dent. Mais le public du Rhenus, décidément insatiable en cette période de play-offs, se mit à pousser, pousser, de toutes ses forces. Fofana (8pts, 4 rebonds) y allait de toute son énergie, avec deux dunks tonitruants. Diot vint rapidement au relais pour un retour de 3-15 à 10-15 (9e’). Le Mans s’imposait au rebond offensif et Beaubois en profitait pour marquer derrière l’arc, mais Toupane, déjà très présent en défense, répliquait à 6,75m : 13-20. Un moindre mal.

La zone étouffe Le Mans, Dragićević se surpasse

Toupane continuait sur sa lancée, Fofana enquillait les lancers-francs comme jamais, et après un panier d’Ignierski (15-22), la SIG allait trouver un joker inattendu. S’appuyant sur leur défense de zone match-up, les Strasbourgeois étouffaient les Manceaux, soudain au pain à l’eau, alors qu’en attaque, Tadija Dragićevic allait réussir une incroyable série, dont on le sait capable mais qu’on n’osait plus imaginer pour ne plus l’avoir vue depuis longtemps ! Le temps de la deuxième période, il allait scorer 14 points à 5 sur 6, dont deux primés venus de nulle part. Drive, post-up, lancers-francs, tout y passait. Et même quelques rebonds et des passes (7 au total). Le Serbe était sur un nuage et totalisait 19 d’évaluation à la mi-temps, 31 en fin de match !

Dans son sillage, Leloup, Campbell puis Traoré retrouvaient eux aussi l’adresse qui avait fait défaut en début de match et le score s’inversait totalement : 24-22 tout d’abord, après un 9-0, puis 29-24 et 40-33 avant le panier au buzzer de Campbell : 43-35 et surtout 30-15 dans le quart avec un mirifique 11 sur 15 aux tirs ! Seule frayeur, la lourde chute sur l’épaule de Bangaly Fofana qui reviendra heureusement après la pause.

Le Mans s'accroche

Rien n’était fait pour autant, car si jusqu’à 50-38 (22e’), la SIG pouvait s’imaginer à l’abri. Ely, Ewing et Wallace (18pts, 12 rebonds, 33 d'évaluation) allaient rapidement se rappeler aux bons souvenirs des Alsaciens. Un 0-8 qui faisait froid dans le dos (50-46), puis après cinq points de Toupane, un 0-6 qui obligeait Collet à prendre un temps mort. Les Manceaux, passés en zone, s’étaient rapprochés à trois petits points : 55-52.

Dragićević (29 d’évaluation après 30 minutes), présent partout, en défense, au rebond et… en attaque, réglera le problème presque à lui tout seul. Et le MSB était repoussé à 62-54 à l’entame du dernier quart.

Un dernier quart de feu, brûlant, au cours duquel on passera par toutes les émotions. Les plus inquiétantes à 62-58, les plus douces à 71-61 (35e’). La fatigue fit perdre un peu de lucidité aux uns et aux autres, mais le Rhenus jouera son rôle de 6e homme à fond. A 71-66, après un rapproché signé Eito et Beaubois, puis à 75-71 après un nouveau primé d’Eito, prêt à refaire le coup de la Leaders Cup.

Howard, puis Traoré et Diot, ne tremblaient pas aux lancers-francs, Campbell "tuait" le match sur un "triple" plein de sang-froid et malgré les derniers paniers d'Ignierski, la SIG pourtant loin de ses standards défensifs, faisait hurler le Rhenus de bonheur. Pour la première fois dans une série en cinq manches, les Strasbourgeois mènent désormais 2-0.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – LE MANS 86-79. Rhenus Sport. 6 130 spectateurs. Arbitres : MM. Viator, Difallah et Hamzaoui.

Les périodes : 13-20, 30-15 (mi-temps : 43-35), 19-19 (62-54), 24-25.

La SIG mène la série 2-0.

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet Fiche coachVincent Collet : « Avant la conférence de presse, je voudrais faire une mise au point. J’ai commis une erreur et c’est un devoir de ma part de le reconnaître. J’ai tenu des propos blessants à l’encontre de Rodrigue Beaubois et je veux m’en excuser en toute sincérité auprès de l’intéressé tout d’abord et de toute la communauté basket. Je connais ma fonction et je dois être beaucoup plus vigilant même si c’était dans un certain contexte. Je regrette profondément ce qui a pu se passer et ce qui a été écrit. J’assume cette erreur, c’est inadmissible. Pour parler du match, Le Mans a été très bon, très juste, non seulement au début, mais sur toute la durée du match. On a couru après eux et le passage en zone, c’est eux qui nous l’ont imposé, et c’est ce qui nous a permis de revenir. Le deuxième quart a été très bon. La match-up était efficace et on a retrouvé de l’adresse. Après un bon début de troisième période, le match est devenu très serré. On mène 2-0, mais le troisième succès va être le plus difficile à obtenir. Jouer dans cette ambiance, c’est vraiment autre chose, mais jeudi, nous serons à Antarès et on va essayer d’en accrocher un. Tout au moins ne rien lâcher, rester dans la course chez eux comme ils l’ont fait chez nous. On va jouer ce 3e match comme une finale. On a davantage de maturité mais aussi d’esprit guerrier cette saison, l’équipe l’a déjà prouvé. Le passage de Tadija était d’autant plus précieux que Matt qui passe très rarement à côté, était un peu moins performant ce soir, avec un C.J. Wallace de feu en face. Ali a aussi fait un bon match et Bangaly a confirmé. Il faut des leaders mais nous avons aussi besoin de joueurs qui viennent du banc pour apporter leur écot ».

Tadija Dragicevic SIG Le Mans demi-finale playoffs 2015Tadija Dragićević : « Pendant toute la saison, on a joué en équipe, on s’est passé le ballon, chacun son tour apporte quelque chose. Je savais que je n’avais pas été bon dans les derniers matches mais il ne fallait pas se poser de question, faire les efforts nécessaires pour l’équipe. C’est vrai que ça peut surprendre d’avoir un match aussi offensif, mais il ne faut pas s’attendre à l’avance à un scénario particulier. Il fallait rentrer rapidement dans le match, mettre des paniers simples, mais une fois encore c’est la performance de l’équipe qu’il faut souligner avec plusieurs joueurs en double figure au scoring. Nous savions qu’ils viendraient plus agressifs pour tenter de gagner. Ça ne sera pas facile au Mans. 2-0, ce n’est pas la même chose que 1-1. On a été très performants en attaque par rapport à la série contre Chalon et ce fut la clé du match ».

Erman Kunter Le Mans 2015Erman Künter : « Une fois encore, quatre ou cinq ballons perdus nous ont tué. On avait bien commencé, et après le deuxième quart dans lequel on se troue, on revient peu à peu. Manque de concentration, facilité, il y a eu trop d’erreurs. L’équipe qui a fait le moins d’erreurs a gagné. On a été plus adroits qu’eux, on a été au-dessus de notre moyenne en attaque, mais les 30 points du deuxième quart temps ont fait mal. On est toujours vivant, il reste une chance. C’est positif… Le 3e match est le plus important dans les séries en cinq. Si on gagne jeudi, on peut encore espérer. On va miser sur la durée, même si on est un peu limité par les blessures de Dounia Issa et Charles Kahudi, que Ewing a joué deux fois 35 minutes. Si on veut rester dans la course, il faut gagner ».

Antoine Eito SIG Le Mans demi-finale playoffs 2015Antoine Eito : « C’est passé près, mais si loin… On a bien commencé mais on a encore eu un trou dans le match. Ils étaient en place tactiquement. Nous, on a mieux bougé la balle mais il faut plus de régularité dans l’intensité pour espérer quelque chose contre cette équipe-là. On a encore perdu 13 balles, c’est trop pour nous. C’est frustrant car on revient à deux, trois possessions et on fait des fautes d’inattention juste après. On va battre trois fois Strasbourg, croyez-moi. Sinon, on s’arrête de jouer. On a vu sur les quarts que notre public peut nous aider. A nous de montrer qu’on en est capables. On reviendra ici et on gagnera. J’ai confiance dans le coach et dans mes équipiers. Croyez-moi, on va rien lâcher. On va se mettre les fesses par terre. Par fierté… »

 

Bracket playoffs demi-finale #3