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Actualités Paul Lacombe : « Profiter de l’intersaison pour travailler ses points faibles »

Paul Lacombe : « Profiter de l’intersaison pour travailler ses points faibles »

L’été, il y a ceux qui aiment rallonger leurs vacances ou simplement profiter jusqu’au dernier jour, et ceux qui préfèrent prendre de l’avance dans leur travail pour arriver fin prêts à la rentrée. Paul Lacombe fait partie de ces consciencieux, voire boulimiques du travail, qui misent sur la rigueur et le professionnalisme en s’imposant deux semaines de préparation supplémentaires en attendant la reprise officielle.

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Du travail physique avec Terrick Nérôme...

Paul Lacombe a exprimé très tôt son désir de travailler en amont de la reprise officielle. Avant de partir en vacances, il avait demandé au préparateur physique de la SIG s’il pouvait lui accorder un peu de temps cet été. Consciencieux et professionnel, Terrick Nerôme avait accepté et préparé à l’avance un programme en conséquence pour le retour de Paul : « On commence les séances par un circuit training sur développement musculaire sur l‘ensemble des chaînes avec un effet sur le cardio, lié aux exécutions à répétition avec peu de récupération, avant de finir le “circuit”. J’y suis allé progressivement. On a commencé il y a 10 jours sur huit ateliers différents, enchaînés sur deux séries. Aujourd’hui, on en est à 10 ateliers différents sur quatre séries. Ce n’est pas évident, surtout que derrière il a encore le travail aérobie en basket à enchaîner ».

Autant dire que tout est réglé comme du papier à musique, à la minute près… et au millimètre près! Paul en est au milieu de sa 2ème semaine de pré-préparation. S’il a débuté seul, il a malgré tout croisé Nicolas Lang, le temps d’une séance la semaine dernière; et cette semaine c’est son pote lyonnais, Théo Léon, qui est venu travailler avec lui, dans la joie, la bonne humeur… et la douleur. Un sparring-partner loin d’être superflu comme le souligne Terrick : « Seul, ce n’est pas évident dans le sens où tu es dans des efforts qui t’amènent très vite à être en difficulté. Dans ces moments-là, l’apport du coach ne suffit pas alors que si tu as un coéquipier ça aide à repousser ses limites. Tous les deux se tirent vers le haut. C’est plus intéressant ». L’occasion rêvée d’avoir les premières impressions du combo strasbourgeois sur la saison à venir mais surtout sur ce travail de l’ombre si important à l’orée d’une saison longue et éprouvante.

Franklin Tellier : Paul, comment se sont passées tes vacances ?

Paul Lacombe : J’avais un réel besoin de couper. J’ai passé trois semaines et demie loin du basket, je n’ai pas touché un ballon ni vu un parquet. La saison dernière avait été très longue. Elle s’est hélas finie par un échec donc j’avais vraiment besoin de me vider la tête et de penser à autre chose. Je suis parti une semaine en vacances avec ma copine puis on a fait une semaine dans nos deux familles respectives à Nice et à Lyon. Mais depuis lundi dernier, j’ai recommencé à bosser avec Terrick. Il me connaît très bien et donc il sait exactement sur quoi j’ai besoin de travailler. On y va crescendo, il ne ‘’m’allume’’ pas direct.

F.T : Effectivement, tu as décidé, de ta propre initiative, de revenir plus tôt pour faire une préparation spécifique avec Terrick. Pourquoi cette volonté de commencer en avance ?

P.L : A la base, je suis quelqu’un qui aime bosser, mais pas tout seul. Je ne suis pas assez autonome, j’en ai conscience : seul, je n’en ferai pas assez. Je préfère travailler avec quelqu’un, et encore plus avec quelqu’un qui me connaît. J’avais deux possibilités : Terrick ou Fabrice Serrano, mon coach en espoirs à l’ASVEL qui est également préparateur physique. Avec Fabrice, j’aurais pu voir ma famille à Lyon un peu plus longtemps. Mais travailler avec Terrick est aussi une forme de logique. Il est super compétent, me connaît et me permet de bosser sur mes lacunes. Quoi de mieux que l’intersaison pour travailler sur ses points faibles pour les diminuer !

F.T : Peux-tu détailler ce que vous faites ?

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et du travail spécifique...

P.L : On fait déjà beaucoup de shoots sur des situations différentes. À côté de ça, il me fait beaucoup travailler mes appuis car j’ai pas mal de problèmes au niveau de mes courses et de mes arrêts. Ça fait partie des choses que je travaille depuis deux ans et je suis en train de progresser énormément. Et bien sûr, il y a aussi du physique, des séquences physiques aérobiques, que l’on entrecoupe avec ces séances spécifiques et de shoots. La variété des exercices est intéressante et ils sont préparés en fonction de mes besoins. Par exemple, on va faire de l’aérobie en étant sur le terrain en faisant du basket spécifiquement pour un allier et après un meneur en travaillant les sorties d’écran. Le renforcement musculaire est bien sûr aussi adapté à mes besoins. De toute façon, m’étant arrêté trois semaines j’en ai besoin pour récupérer du muscle, de la « caisse », pour la saison à venir.

F.T : Il y a donc des chances que tu sois prêt plus tôt…

P.L : (il coupe) Ça va m’aider oui, mais ce n’est pas forcément ce que je cherche. A la SIG, on a une très bonne prépa, on y va crescendo aussi avec Terrick. Mais ce qui est sûr c’est que je sens déjà que je progresse sur certaines choses. Je remercie Terrick pour ça, car il est en vacances et prend du temps pour moi. Ça va m’aider dès la semaine prochaine quand tout le monde va revenir et au début de la saison qui s’annonce de haut niveau encore… à commencer par l’Euroleague.

F.T : Justement, parlons de l’Euroleague. Quel est ton point de vue sur ce tirage ?

P.L : On ne va pas se mentir, c’est un tirage très dur sportivement. Notre chance de se qualifier pour le Top16 est infime, ça va être très compliqué… Il y a deux ans, on avait eu un groupe plus abordable mais on n’avait pas réussi à se qualifier. Mais après, pourquoi pas ? On est dans un groupe où l’on n’a rien à perdre, on sera le Petit poucet. Et on a des gars dans l’équipe qui ont déjà connu l’Euroleague. Avec les nouveaux qui arrivent, Vincent ajoute du vécu et de l’expérience comme par exemple Rodrigue qui a connu la NBA ou Mardy Collins qui a des références aussi en coupe d’Europe. Alors pourquoi ne pas prendre un ou deux matches dès le début. On sera peut-être prêt et pas eux… Mais plus largement, jouer contre de telles équipes, le meilleur du basket européen, sera une super expérience.

F.T : Le fait de repartir avec six joueurs de la saison peut-il avoir son importance ?

P.L : C’est certain, le plus important est d’avoir gardé un noyau dur. On connaît les bases, c’est plus facile pour construire. Visiblement les joueurs que le coach voulait garder sont restés, c’est un point important. L’équipe s’annonce solide avec de forts joueurs du premier au dernier et les postes sont doublés. Les recrues qui sont arrivées pour le moment sont les joueurs dont on avait besoin. Deux gros shooteurs/scoreurs, ce qui a pu nous manquer durant les playoffs. Il nous fallait ce profil. Le dernier arrivé remplacera Antoine. Il a un profil assez proche de lui. Est-ce qu’il le remplacera complètement ? L’avenir nous le dira. Mais au vu de son profil et de son CV, il n’y a pas trop de soucis à se faire je pense. Pour ma part, je dois prendre plus d’assurance et être plus constant pour aider au mieux l’équipe sur les postes un et deux. La constance, on n’en a déjà parlé avec Vincent, c’est plus lié à un problème de concentration. Je vais travailler dessus pour franchir encore un palier. En tout cas, l’équipe qui se dessine est belle ; elle me plaît énormément.

Interview réalisée par Franklin Tellier