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Actualités Kyle Weems : « Je suis très excité de jouer au plus haut niveau européen »

Kyle Weems : « Je suis très excité de jouer au plus haut niveau européen »

Première recrue de la SIG à l’intersaison, l’ex-Nanterrien Kyle Weems a posé ses valises à Strasbourg. Depuis quelques jours, il découvre la ville et ses nouveaux coéquipiers, qu’il connaissait pour la plupart. Très abordable, d’une extrême simplicité dans la vie, très proche de sa famille, l’ailier américain s’est prêté au jeu des questions/réponses en avouant son impatience à relever les défis qui s’offrent à la SIG cette saison. Morceaux choisis…

sigstrasbourg.fr : Tu es retourné dans ton Université de Missouri State durant l’été. Tu sembles ne pas avoir attendu la reprise officielle. Qu’est-ce que tu as fait cet été ?

Kyle Weems : Je me suis entraîné. Chaque jour, durant près de deux heures, du basket avec des amis : Alec Burks des Utah Jazz et Dominique Morrison qui vient de signer en Belgique, et après chaque entraînement, j’enchaînais avec 45 minutes de musculation. J’ai fais ça tous les jours. A côté, j’ai bien sûr profité de ma famille et de mes amis. Mais je me suis entretenu pour revenir plus facilement en forme.

« Je veux gagner et faire de mon mieux pour aider l’équipe ! »
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Kyle Weems est arrivé en bonne condition physique...

SIG : Tu sors d’une bonne saison à Nanterre avec qui tu as gagné l’Eurochallenge et tu as été sélectionné pour le All Star Game. Quels souvenirs en gardes-tu ?

K.W : La saison dernière a été géniale ! Quand tu gagnes des trophées c’est forcément bien. On avait un bon groupe de gars. Nanterre est une super ville avec un super club. J’ai apprécié chaque moment là-bas. Je préfère être parti en ayant gagné un trophée majeur. Lorsque j’avais signé à Nanterre c’est la seule chose qui m’intéressait, peu importe qui se présenterait devant nous, peu importe si je scorais 50 points ou 2 points par match, je voulais laisser une trace et gagner un trophée. C’est la même chose ici, avec Vincent Collet. Je veux gagner et faire de mon mieux pour aider l’équipe !

SIG : Pourquoi avoir choisi de quitter Nanterre pour signer à Strasbourg?

K.W : Principalement pour jouer sous les ordres de Collet. Bien sûr, le fait d’être dans un club qui joue l’Euroleague a également influencé mon choix. Je suis très excité de pouvoir jouer au plus haut niveau européen. De plus, le club a une tradition basket en France. La SIG a gagné la coupe de France et la Leaders Cup la saison dernière, c’est un club grandissant. Quand je voyais cette équipe sur le terrain l’année dernière, le collectif qu’elle développait, ça donnait envie d’en faire partie. Quand coach Collet m’a appelé pour me dire qu’il voulait que je vienne, j’étais forcement heureux et j’ai accepté.

« Matt Howard est un excellent joueur et un super mec »

SIG : Quelle est ton opinion sur l’équipe ?

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Avec Matt Howard, la complicité est déjà bien engagée...

K.W : Je connais les joueurs qui sont restés pour les avoir rencontrés l’année dernière. Ils montrent de la sérénité sur le terrain. Lorsqu’on jouait contre eux, ils ne montraient jamais de frustration, même quand ils étaient menés. Ils sont appliqués sur les consignes du coach. C’est quand même celui de l’équipe de France, ça en dit long sur ses qualités. Il a fait d’eux une équipe qui n’est que très rarement dans le creux de la vague. Cela marche car les gars qui sont ici adhèrent totalement à sa philosophie. Je connais un peu plus Matt Howard pour avoir joué contre lui l’année dernière, et aussi en Allemagne. Je suivais déjà sa carrière avec Buttler en Université. C’est un excellent joueur et un bon mec. Mardy Collins, je me souviens de lui aussi en Université, avec Temple. C’est un bon joueur, très intelligent. Rodrigue Beaubois, tout le monde l’a vu avec les Mavericks et Le Mans et sait de quoi il est capable. Il est très bon et peut scorer de n’importe où. Petit à petit, nous allons prendre nos marques, entraînement après entraînement, nous allons apprendre à jouer ensemble pour faire une bonne équipe.

SIG : A Nanterre, tu jouais poste 4 et en Allemagne poste 3. Dans cette équipe, quel sera ton rôle ?

K.W : Un peu des deux je pense. Par exemple, en Euroleague, face à des joueurs plus grands, je pourrais jouer poste 3. J’ai montré l’année dernière que je pouvais très bien jouer en ProA au poste 4. Honnêtement, je ferai ce que le coach me dira de faire et je jouerai là où il me dira de jouer. Même s’il me demandait de jouer meneur je le ferais, et au maximum de mes capacités (sourires). Je suis un ailier. Je peux jouer ailier fort ou simple ailier, cela ne me dérange pas. Je m’adapterai toujours à ce que le coach voudra faire de moi.

« Se qualifier pour le Top 16 serait un accomplissement pour le club et l’équipe »

SIG : Quelles sont tes ambitions personnelles et collectives ?

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Des ambitions clairement affichées et partagées avec le capitaine, Louis Campbell.

K.W : Evidemment, individuellement, je veux jouer le mieux possible. Mais un des objectifs principaux est collectif : ce serait de se qualifier pour le top 16 de l’Euroleague. Je sais que c’est un très gros objectif pour l’équipe et j’ai conscience de la difficulté que cela représente. Si on décrochait cette qualification, ce serait réellement un accomplissement pour le club et l’équipe. Mais à côté de cela il ne faut surtout pas négliger les compétitions nationales. Si on pouvait gagner des trophées au passage comme la coupe de France, la Leaders Cup et bien sûr le championnat, ce serait parfait. Ce club a perdu en finale trois ans de suite, une grande partie de l’équipe a faim de revanche. Je veux l’aider à obtenir ce titre. Nous allons tout donner pour chaque compétition. Je sais que nous avons beaucoup de travail devant nous, mais l’équipe qui se dessine en a les moyens.

SIG : Tu es réputé pour tes qualités offensives mais tu étais aussi le meilleur intercepteur de ProA la saison dernière (2,13) ce qui illustre aussi tes qualités en défense. Te définirais-tu comme un joueur complet ?

K.W : C’est quelque chose que j’essaye de travailler depuis la saison dernière. Je me suis entraîné avec d’excellents joueurs offensivement, à Nanterre et cet été. On a joué beaucoup de un contre un chaque jour. S’entraîner avec Alec Burks, 12ème choix de la draft, t’amène à te surpasser. Il est vraiment très, très fort ! Essayer de lui marquer des paniers ou défendre sur lui n’est vraiment pas évident. Mais effectivement, depuis l’année dernière, je suis très concentré sur ma défense. Je pense avoir fait un boulot intéressant sur cet aspect de mon jeu car c’est essentiel. Intercepter, contrer, bien se déplacer, apporter de l’énergie sur le terrain ce sont toutes ces choses aussi que je veux apporter à l’équipe cette année.

SIG : À quel âge as-tu débuté le basket ? Qu’est-ce qui t’a poussé à choisir ce sport ?

K.W. : C’est une histoire de famille… Mon oncle Kris jouait à l’Université de Stanford de 1996 à 1999, une excellente université pour le basket et l’athlétisme (NDLR : il a fait partie du staff des Golden State Warriors pendant plusieurs saisons comme assistant-coach en charge du développement des joueurs). Moi, j’ai débuté à cinq ans et puis vers 10/11 ans, j’ai abandonné le football américain et le base-ball pour ne me concentrer que sur le basket. Mon père a également joué et mon grand-père, Charles, aujourd’hui décédé, était un des meilleurs arbitres de la Big Eight conference, ma femme aussi a joué au basket-ball…

« La famille, c’est vital pour moi »

SIG : Si l’on te suit sur les réseaux sociaux, Twitter ou Instagram, la famille a l’air de tenir une place très importante dans ta vie, non ?

K.W. : Oh, oui, je suis un gars « très famille ». Je n’ai pas de frère et sœur, je tiens beaucoup à mon père et à ma mère. Quand j’ai rencontré ma femme, Jacque, lors de ma première année au College, je savais qu’elle allait être ma femme pour le reste de ma vie. Je l’aime à la folie, elle arrive ce dimanche, le jour de mon anniversaire, un formidable cadeau pour moi. De plus, nous allons avoir un enfant – la naissance est prévue le 11 décembre, le jour du match contre Khimki Moscou ! – qui naîtra à Strasbourg (NDLR : voir ci-dessous l'annonce originale sur son compte Instagram). On va visiter quelques cliniques et on a déjà de bons contacts grâce aux médecins du club. On accueillera mes parents et mes beaux-parents pour la naissance… Être avec ma famille, c’est vraiment quelque chose de vital pour moi.

SIG (amusé) : Au fait, quel est ton niveau en français ?

K.W. : C’est une des choses que je vais essayer d’améliorer ! J’apprends de plus en plus de mots. Quand je vais au restaurant, je comprends la plupart des mots sur la carte… Je sais quand le coach est en colère, quand il veut que j’aille plus vite. Je vais travailler avec mon ordinateur et avec ma femme pour améliorer mon français.

SIG : Quand tu ne joues pas au basket, qu’est-ce que tu aimes faire ?

KW : Me relaxer, tout simplement, regarder des émissions de télé avec ma femme, décrocher, voir ma famille quand je suis aux Etats-Unis. Tous les ans, j’ai un camp de trois jours dans la ville de mon Université et c’est quelque chose à quoi je tiens énormément (image Instagram ci-dessous), remettre mon corps en état pour la saison. Quand je suis ici, être en relation par Skype et Facetime avec ma famille, bavarder avec mes parents et mes beaux-parents, me prélasser dans mon canapé, faire une balade avec ma femme. Des choses très simples en quelque sorte.

Propos recueillis par Jean-Claude Frey et Franklin Tellier