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Actualités Mardy Collins : « Ici, tout est très professionnel »

Mardy Collins : « Ici, tout est très professionnel »

Arrivé il y a une semaine en Alsace avec le statut d’ancien joueur de NBA, Mardy Collins est amené à être le successeur d’Antoine Diot. Lui qui a connu les Knicks de New-York et les Clippers de Los Angeles a aussi à son actif son passage à l’Olympiacos, comme référence en Europe. Joueur cadre du Turόw Zgorzelec la saison dernière, avec qui il a participé à l’Euroleague et à l’Eurocup, il apportera son expérience à la SIG version 2015/16. Après Rodrigue Beaubois et Kyle Weems, la troisième recrue de la SIG s’est prêtée au jeu des questions/réponses d’avant-saison, se dévoilant un peu et donnant son point de vue sur le club, l’Euroleague, la ProA et son jeu…

 Franklin Tellier : Certains joueurs ont complètement stoppé durant l’été pendant que d’autres s’étaient entrainés chaque jour. Et toi, qu’est ce que tu as fait?

Mardy Collins : Je me suis principalement reposé. Mes deux dernières saisons en Grèce et en Pologne étaient très longues et j’ai senti que j’avais besoin de couper un peu. Mon corps était fatigué de ces deux saisons et j’avais besoin de ça pour revenir dans les meilleures dispositions pour la reprise ici.

F.T : Pourquoi avoir choisi de signer à la SIG ?

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Mardy Collins a croisé le président Bellon cette semaine au Tivoli, à l'entraînement.

M.C : C’est un tout, une situation qui fait que l’opportunité était intéressante. Le club joue l’Euroleague, est un des meilleurs clubs en France ces dernières années, il joue pour être champion en ProA, l’encadrement est très pro’… Strasbourg est une grosse équipe et je suis content de pouvoir essayer de contribuer à ce que le club reste au top mais aussi à ce qu’il voit encore plus haut. Je pense que le fait de rejouer une compétition comme l’Euroleague va encore faire progresser le club et cette équipe et je veux les aider à passer ce cap.

F.T : Et justement, une semaine après ton arrivée, quel regard portes-tu sur le club ?

M.C : Tout ce que j’ai vu jusqu’ici est vraiment bien. Il y a une vraie bonne atmosphère entre les gars et, en plus, tout le monde bosse dur. Dans certains clubs, à cette période de l’année, les coaches sont du genre laxiste, ici il n’y a pas de ça. Tout est très professionnel : j’aime ça ! Tu sais que, quand tu viens à la salle, tu vas t’entraîner sérieusement et ceux qui sont ici depuis plus longtemps montrent l’exemple. C’est une bonne philosophie pour réussir.

F.T : Connaissais-tu certains de tes nouveaux coéquipiers avant de signer ?

M.C : Je ne les connaissais pas personnellement mais j’en avais entendu parler. De plus, j’avais regardé des matches de Strasbourg la saison passée donc je sais un peu comment jouent ceux qui sont restés. Des amis à moi qui jouent en France ou qui ont joué contre la SIG m’ont également parlé de l’équipe. Ça aide aussi pour trouver sa place.

F.T : Tu peux jouer poste 1, 2 ou 3. Quel est, selon toi, ton poste de prédilection ?

Mardy Collins_Pierre Tavano

Mardy Collins aime parler tactique avec Pierre Tavano.

M.C : Ça dépend de la situation, du match et de mon vis-à-vis. J’aime jouer meneur, comme j’aime jouer ailier. Tout dépend, s’il y a un meneur de petite taille en face, j’aimerais jouer meneur car je pourrai me servir de ma taille pour le dominer. Si le coach me demande de jouer poste 2 ou 3, je peux aussi apporter à l’équipe en utilisant mon physique, surtout si mon adversaire direct est plus lent que moi, je pourrais le déstabiliser peut-être plus facilement. Comme je te le dis, ça dépend du match et de ce que le coach me demandera de faire. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas peur de jouer sur ces postes.

F.T : Tu dis avoir signé en partie pour jouer l’Euroleague. Quelle est ton opinion à propos de votre groupe ?

M.C : Tout le monde le dit, c’est un groupe difficile. Mais en même temps il n’y a jamais de groupe facile en Euroleague ! L’année dernière avec Turόw, nous sommes peut-être tombés dans un des groupes les plus durs de l’histoire de l’Euroleague. Je pense qu’il était même peut-être encore plus dur que celui que nous allons jouer cette année. Mais bon, même si je pense que le groupe cette année est un petit peu moins dur, l’Euroleague ce n’est jamais facile. Ce n’est pas le top niveau européen pour rien ! Peu importe le groupe dans lequel tu tombes tu dois te préparer à te battre lors de chaque match et c’est ce qu’on va faire. On va se préparer pour ça.

F.T : Plus généralement, que connais-tu du basket français, de la ProA et de son niveau ?

M.C : Honnêtement, je ne suis pas trop familiarisé avec, mais je sais que c’est un championnat très athlétique. On m’a prévenu que dans chaque équipe tous les joueurs sont très athlétiques à chaque poste. Mais ça je le savais déjà. Avec Turόw, nous avons joué contre Paris la saison dernière en Eurocup. Je m’étais déjà rendu compte par moi-même que les gars étaient très athlétiques. Mais je vais parler avec les coaches et les joueurs pour apprendre à mieux connaître tout cela.

F.T : Cela fait cinq ans que tu as quitté la NBA. Est-ce que cette expérience te sert encore aujourd’hui et est-ce que le fait d’y retourner un jour te trotte encore dans la tête ou est ce que c’est de l’histoire ancienne ?

M.C : C’est clair que la NBA m’a beaucoup apporté dans ma carrière. Ça t’enseigne la rigueur pour pouvoir jouer au plus haut niveau, car la NBA est le plus haut niveau auquel tu peux te confronter. En jouant là-bas, tu apprends qu’être basketteur professionnel n’est pas facile, qu’il faut bosser, être intelligent… Je ne sais pas si j’y retournerai un jour. Mais peu importe, je n’ai pas l’intention de me projeter et de penser à ça. Si ça doit arriver, ça arrivera. Aujourd’hui, l’essentiel est de jouer au meilleur endroit possible pour moi, pour ma carrière, comme c’est le cas depuis deux ou trois ans.

F.T : Tu as joué pour Temple en université, comme Dionte Christmas que tu as affronté l’année ou Ryan Brooks qui a signé à Dijon mais également d’anciens joueurs de la SIG comme Terence Stansbury et Lavoy Allen ; les connais-tu ?

Mardy Collins_Frank Ntilikina

L'expérience et la jeunesse : Mardy Collins face à Frank Ntilikina...

M.C : Oui, bien sûr que je les connais ! Lavoy est un bon ami. Nous n’avons jamais joué ensemble mais je me suis déjà entraîné avec lui et j’ai assisté à pas mal de ses matches. On a même fait plusieurs ‘‘work-out’’ d’été ensemble. Je le connais bien, c’est un bon gars, un super basketteur. Terence c’est un peu plus ancien mais on se connait aussi… Tu sais, Temple est une sorte de grande famille.

F.T : Un petit mot sur le Mardy Collins de la vie courante. Comment est-il ?

M.C : Je suis un gars décontracté, je ne fais rien de particulier. J’aime manger de bonnes choses, passer du temps avec ma famille, qui compte beaucoup pour moi. Je suis très proche de ma mère et de ma sœur. J’ai deux garçons qui sont aux Etats-Unis. J’aime rentrer chez moi, allumer mon PC, les voir et parler avec eux sur FaceTime. J’aime sortir, me détendre, rire, les blagues, passer de bons moments… Je suis comme tout le monde.

F.T : Quand as-tu commencé le basket ?

M.C : J’ai commencé tard en fait. Je jouais beaucoup quand j’étais jeune mais je n’avais pas encore l’esprit de compétition. J’aimais jouer au basket avec mes potes et mes voisins devant la maison. C’est vers 12/13 ans que j’ai commencé à plus m’investir et c’est vers 16 ans que j’ai vraiment essayé d’en faire mon métier.

F.T : Pour finir, un petit mot sur la France, sa culture et ses traditions. Qu’est-ce que tu en sais déjà ?

M.C : Je ne connais pas grand-chose mais je compte mettre à profit ces dix prochains mois pour apprendre aussi à découvrir la France. Pour le moment c’est le début, je suis un peu perdu en dehors du terrain mais les gars sont là pour me conseiller. Mais je vais essayer d’apprendre de ce qui m’entoure et m’imprégner de la culture française et de sa nourriture si réputée…

Interview réalisée par Franklin Tellier