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Actualités Une démonstration !

Une démonstration !

Il n'y a pas eu de suspense au Rhenus où la France, sur un nuage pendant 12 minutes, a surclassé l'Allemagne pour ne jamais plus laisser la moindre chance aux voisins d'outre-Rhin : 76-52. De bon augure à 48h d'une revanche prometteuse à Cologne et à une semaine du début de l'Euro 2015.

Pour terminer la préparation à l’Euro, Vincent Collet voulait une opposition solide, à l’instar de ce qu’avait représenté le double France – Serbie. Il pensait être servi avec l’Allemagne, ambitieuse à l’idée de jouer le premier tour de la compétition à Berlin et qui retrouvait sa grande star Dirk Nowitzki. Le début de match, dans un Rhenus bouillant, et pas seulement en raison de la température orageuse qui sévissait à l’extérieur, lui donnait raison. Nowitzki, et surtout Dennis Schröder, le jeune et prometteur meneur d’Atlanta étaient en feu : 6-11 (4e). Et surtout la défense française manquait de dureté. Batum et De Colo avaient assuré tous les points en attaque, mais il fallut le réveil du « patron », Tony Parker, à 11-15, pour donner une autre dimension au match.

Un 31-0, du jamais vu à ce niveau !
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Lauvergne a été plutôt en vue sous les paniers...

Le meneur des Spurs et des Bleus se faufilait d’abord après un « primé » de Diaw puis De Colo en remettait une couche derrière l’arc. Parker l’imitait, puis Lauvergne, l’Allemagne était dans les cordes. Nowitzki parfaitement tenu par Diaw en défense, la France enchaînait un 18-0 en cinq minutes pour boucler le quart temps en ayant déjà « tué » le match : 29-15. Une démonstration écrasante, symbolisée par l’écart à l’évaluation (41 à 8) et par l’adresse des Tricolores (12 sur 18 aux tirs dont 5 sur 6 à trois points).

K.O. debout, les joueurs d’outre-Rhin resteront encore muets pendant 7’24’’ dans le deuxième quart. Une éternité dans ce qui ressemblait pour eux à un cauchemar. Chris Fleming, le coach allemand, avait beau chercher des solutions, multiplier les changements, rien n’y fit.

L’attaque bleue déroulait, même avec l’arrivée des joueurs du banc, Pietrus, Diot, Lauvergne ou Kahudi restant dans la même agressivité offensive. Et que dire de la défense… Car à 38-15, quand l’attaque se mit à être moins fluide ou moins efficace, la défense restait intraitable. Schröder par exemple, déboussolé à la découverte du jeu européen, se prenait Kahudi dans le buffet comme on percute un mur ! Et après un énorme 31-0, c’est un lancer-franc de Karsten Tadda qui mettait fin à cette incroyable série.

72-3 à l’évaluation

A la mi-temps, le score en disait long (50-19), la France n’avait laissé que quatre petits points à son adversaire dans la deuxième période, mais l’évaluation était plus sévère encore : 72 à… 3 ! Les Allemands avaient tenté une défense de zone, se battaient comme de beaux diables, mais en vain. La reprise, toutefois, ne plut pas à Vincent Collet. Même s'il n'y avait plus guère de danger, il fallait soigner la manière. Et le 4-14 subi d'entrée, avec Gavel, Pleiß et l'inévitable Schröder, provoquera le temps mort du sélectionneur à 54-33 (24e'). Le temps de recadrer tout le monde puis de donner sa chance à chacun, Lauvergne (13pts, 17 d'évaluation), bien sûr, mais aussi Gelabale et surtout Jaiteh qui venait de rejoindre le groupe à la place d'Ajinça, forfait. L'écart s'était un peu réduit (63-39 à la fin du premier quart) avant une dernière période plutôt anecdotique...

Jean-Claude Frey 

Le match en vitesse

FRANCE – ALLEMAGNE 76-52. Rhenus sport comble. Arbitres : MM. Jovcic (Serbie), Jimenez (Espagne) et Lanzarini (Italie).

Les périodes : 29-15, 21-4 (mi-temps : 50-19), 13-20 (63-39), 13-13.

Les statistiques

 Les réactions

Vincent Collet : « Il faut toujours se méfier de ces matches qui ressemblent à des matches de boxe et où l’un des adversaires est K.-O. On y est pour quelque chose, certes, grâce à notre investissement défensif. Quatre ou cinq tirs ouverts des Allemands auraient pu rendre l’écart moins abyssal. Car après, cela ne voulait plus dire grand-chose. On a été très adroit mais ce qui important c’est de reproduire la même chose dimanche dans un contexte plus défavorable, chez eux. Il faudra qu’on soit capable d’imposer ce qu’on a imposé en première mi-temps. Les premières actions de Schröder et de Nowitzki étaient de grande classe même si on pouvait faire un peu mieux en défense. On a repris sur un petit rythme au début de la deuxième mi-temps par la suite on a sauvé le résultat du match. Avec 30 points d’écart à la mi-temps, la deuxième n’avait plus le même intérêt. On en a profité pour gérer les temps de jeu et penser au prochain match en reposant les cadres ».

Nicolas Batum : « Le début de match était assez offensif des deux côtés, on n’a pas fait de stops mais après on a réussi une grosse série quand les joueurs du banc ont apporté leur intensité et leur niveau défensif, ce qui a contribué à agrandir encore l’écart. En deuxième mi-temps, l’Allemagne avec la fierté et l’honneur a réussi à revenir plus fort. Ils ont gagné les 20 dernières minutes de dix points et cela nous donne une idée de ce qui nous attend à Cologne. A nous de faire un match constant pendant 40 minutes. Notre défense a été solide à part les premières minutes. On était sur les lignes de passe, on communiquait. C’était un plaisir pour nous à jouer, à voir aussi pour les spectateurs, j’imagine… »