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Actualités Vladimir Golubović : « Je ne peux pas jouer dans un pays sans m’intéresser à sa culture »

Vladimir Golubović : « Je ne peux pas jouer dans un pays sans m’intéresser à sa culture »

Arrivé mardi soir, il a passé des tests médicaux mercredi et vendredi avant de côtoyer, pour la première fois, ses coéquipiers sur le parquet du Tivoli. Vladimir Golubović, le pivot serbe de la SIG engagé jusqu'au 27 décembre, beau bébé de 2,12m pour 112kg, tout à fait extraverti, livre ses premières impressions. Sur ses choix, sa philosophie de vie, ses espoirs et son sport…

  • Tu as joué dans de nombreux pays depuis tes débuts à Novi Sad, mais jamais en France. Comment cela est-il arrivé ?
  • C’est vrai, c’est la première fois que je vais jouer en France, même si j’y suis venu à plusieurs reprises avec les équipes pour lesquelles je jouais. C’est une énorme opportunité qui s’est présentée, de jouer l’Euroleague avec une grande équipe et un grand coach qui a eu tant de réussite avec ses formations et avec l’équipe nationale. C’est une occasion unique pour moi de progresser encore et d’aider l’équipe à atteindre ses objectifs.
« En Euroleague, rien n’est impossible »
  • Qu’est-ce que tu attends des trois prochains mois avec ce tirage d’Euroleague si difficile ? Est-ce que le top16 est dans les cordes de la SIG ?
  • Bien sûr, c’est jouable. Si on joue bien et qu’on a un peu de chance, on peut y arriver. Mais ce ne sera pas facile. Je ne regarde jamais vers la fin d’une compétition. Il faut prendre les matches les uns après les autres, rester concentré sur le prochain. Rien n’est impossible même si on aura deux équipes du Final Four dans la poule…
  • Le premier match à Belgrade sera justement très important. Et particulier pour toi, contre Schortsanitis de surcroît…
  • Golubović et Fofana

    En opposition à Bangaly Fofana, avec ses larges épaules...

    Jouer à Belgrade et contre l’Etoile Rouge, que j’ai déjà rencontré très souvent, ça me rend très heureux… C’est sûr, ce sera spécial pour moi. J’ai joué contre « Baby Shaq » l’an dernier avec Malaga contre le Maccabi. C’est un joueur atypique, il est très difficile de défendre sur lui mais bon, on verra. 

  • Tu es un joueur serbe un peu particulier puisque, mis à part tes débuts à Novi Sad, tu as toujours évolué à l’étranger plutôt qu’en Serbie. Est-ce un choix délibéré ?
  • A 22 ans, je suis parti jouer à Ljubljana, en Slovénie, et je ne suis jamais revenu évoluer dans mon pays d’origine. J’aime découvrir d’autres gens, d’autres cultures. Ce n’est pas parce que je ne voulais pas jouer en Serbie, mais partout où je passe, je suis curieux de ce que je vois, des gens que je rencontre. Je suis bien sûr venu ici pour jouer au basket, pas en touriste. Mais quand on arrive dans un pays aussi réputé que la France, ou d’autres auparavant, je ne me vois pas aller uniquement au gymnase et rentrer chez moi. Je veux apprendre la langue, découvrir la culture. Je me souviens d’avoir disputé un tournoi à Chartres en cadets avant l’Euro 2004 contre la France, avec Johan Petro (NDLR : Vladimir Golubović portait les couleurs de la Serbie-Monténégro, pays encore unifié, et a perdu ensuite d’un point à l’Euro espagnol contre les Bleuets qui alignaient aussi Ian Mahinmi, Charles Kahudi, Aldo Curti et Marco Pellin, avant de décrocher le bronze à l’Euro U20 en 2005. En seniors, il sera sélectionné de nombreuses fois avec le Monténégro).
« Je sais que la ProA est très athlétique »
  • Est-ce que tu connais Tadija Dragicević qui jouait à la SIG la saison dernière ?
  • Oui, je le connais. Je l’ai affronté souvent et nous avons aussi joué ensemble en équipe nationale chez les jeunes (NDLR : Dragicević était le capitaine de l’équipe U18 de la Serbie-Monténégro en 2004). Dommage qu’il ait été embêté par des blessures dans sa carrière car il a un tir exceptionnel que peu de gens possèdent.
  • Vladimir Golubovic_Jeremy Leloup

    Vladimir Golubović à l'écoute de Jérémy Leloup sur les systèmes de la SIG qu'il découvre.

    Quel est ton avis sur le niveau de la ProA ?

  • Je ne le connais pas vraiment. Mais j’ai déjà joué contre Limoges, Le Mans, Gravelines, Nancy et je sais que les équipes sont très athlétiques. Ça n’a jamais été facile. Et j’ai joué avec des joueurs qui ont évolué en France et qui m’ont donné des informations de base. Mais je découvrirai tout ça sur le terrain. Je n’arrive pas de la lune, non plus !
  • Lorsque tu ne joues pas au basket, à quoi passes-tu ton temps ?
  • J’aime passer du temps avec mes amis, parler avec ma famille – elle viendra me rendre visite mais je ne sais pas encore quand –, apprendre de nouvelles langues étrangères, lire, regarder des films, cela dépend du moment. Rien d’exceptionnel. Je suis célibataire et j’ai un frère cadet qui vient de terminer ses études d’économie. Il est à la recherche de son premier job, joue aussi au basket à un niveau plus bas, mais il marque 20 points et prend 20 rebonds à chacun de ses matches !
« Je rêve d’une finale France – Serbie »
  • Tu suis l’Eurobasket 2015, probablement et tu connais les joueurs turcs qui vont jouer contre la France ce samedi. Quel est ton avis ?
  • La Turquie n’a pas la meilleure équipe possible et n’est pas dans les meilleures conditions. On ne peut jamais rien assurer avant un match. La France va gagner, sans doute pas facilement, mais elle s’imposera. Elle a un niveau de jeu exceptionnel.
  • Quel est ton favori pour cet Euro ?
  • La Serbie… Je rêve d’une finale entre la France et la Serbie et mon cœur penchera forcément pour la Serbie…

Propos recueillis par Jean-Claude Frey et Franklin Tellier