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Actualités Coupables absences

Coupables absences

Généreuse, engagée, longtemps dans le coup, la SIG a payé au prix fort, à Munich, des absences défensives et trop d'occasions manquées (76-61). Rien n'est perdu, certes, mais l'écart est conséquent... Pas vraiment en rapport avec les efforts fournis, hélas insuffisants et contrariés par trop de lacunes que l'Euroleague ne pardonne pas (17 balles perdues, 35% de réussite à deux points).

SIG_BayernMunich_Vladimir Golubovic

Avec 22 points et 23 d'évaluation, Vladimir Golubović a été le Strasbourgeois le plus performant. Mais trop de ses coéquipiers sont passés au travers...

La SIG se retrouve ce soir, après trois journées, à égalité avec… le Real Madrid, battu à Istanbul par le Fenerbahçe (77-66) et avec l’Étoile Rouge de Belgrade, étrillée (91-53 et… 130-23 à l’évaluation !) au Khimki Moscou. Rien n’est perdu même si à Munich, ce soir, elle a chèrement vendu sa peau mais doit regretter les performances insuffisances de quelques joueurs majeurs (1 d'évaluation cumulée pour Beaubois et Weems).

Le scouting avait bien fonctionné, la préparation aussi, jusqu’à la séance vidéo du matin. Car pendant les vingt premières minutes, les Bavarois n’étaient pas à la fête face à la défense alsacienne, bien articulée, contrariant sérieusement leur jeu offensif. La SIG avait même mené pendant les cinq premières minutes. Fidèle à une habitude… allemande, le public était resté debout, tapant dans les mains, jusqu’au premier panier de ses protégés. Mais c’est Jérémy Leloup qui avait ouvert le banc, Beaubois et Golubović prenant le relais : 4-7 (4e’). Weems coupait le chemin du panier à Savanovic qui cherchait à provoquer les fautes. Dommage que des tirs faciles (Golubović) ou un ballon échappé (Collins) n’aient pas permis de faire mieux encore.

Défense de choc, attaque à la peine

Car à force de percussion, le Bayern se mit à trouver la faille. Pesic avait fait les premiers changements et un « primé » de Djedovic plaçait les Allemands en tête pour la première fois (9-7, puis 11-9, 8e’). Collet aussi avait fait appel au banc, Lacombe et Travis entrant pour Collins et Weems, alors que Campbell puis Fofana entraient eux aussi sur le parquet. Lacombe perdait hélas deux balles, se rattrapant en partie avec un joli panier derrière l’arc : 11-12 (9e’). Le match, très défensif, avait du mal à se débrider mais malheureusement, la montée en pression et le rythme insensé tournaient à l’avantage des Munichois. Après s’être contentés de 11 points en 8’30’’, ils allaient passer sept points en 90 secondes à une défense soudain débordée. Et après 10 minutes, un vilain 3 sur 11 à deux points et déjà… cinq balles perdues, le déficit était lourd (18-12) eu égard à la débauche d’énergie !

Dans le deuxième quart aussi, les défenses prirent le pas sur les attaques. La SIG souffrait pour trouver des ouvertures mais Campbell plaçait deux flèches à trois points qui laissaient les Alsaciens dans la partie : 20-18 (13e’). Parfaitement en place en défense, la SIG, à la peine en attaque, allait toutefois encaisser un vilain 7-0 en payant cash des occasions manquées, sur contre-attaques ou près du cercle : 27-18 (15e’). Mais cette fois encore, la stratégie défensive faisait déjouer le Bayern qui n’eut plus que quatre petits lancers-francs à se mettre sous la dent jusqu’à la pause. Et par Golubović de près, puis Leloup au large et Beaubois, les Strasbourgeois revinrentà égalité (29 partout) avant de virer à la pause avec un léger débours de deux points : 31-29.

Une mauvaise entame, vite rectifiée

La défense avait si bien tenu jusque là. Comment expliquer que la SIG allait lâcher 8 points d'affilée en 1'25'' seulement ? Savanovic, Bryant (and one) et deux "primés" de ce diable de Djedovic (17 points déjà, 22 au final) avaient mis la tête des Strasbourgeois sous l'eau : 39-29. Collet prit un temps mort, bien sûr, recadrait ses hommes qui ne baissaient pas les bras et demandait une défense de zone. Petit à petit, par Golubović encore (10 points dans la période, 22 au total), près du cercle où il dominait Bryant, et deux paniers derrière l'arc signés Weems et... Campbell, la SIG recollait à 44-43 (27e'). Mais de nouvelles bévues sanctionnées aussitôt par un 8-0, créaient un nouvel écart (52-43) même si, à l'amorce de la dernière période, rien n'était joué : 54-47.

Un écart trop conséquent ?

En zone, la SIG résistait toujours (58-53, 23e') provoquant même quatre fautes adverses avec 7'23'' à jouer ! Mais elle ne profitera plus guère de cet avantage. Balles perdues, maladresses, ne lui laissaient plus guère de chance. Et le Bayern, plus faible équipe de l'Euroleague dans la réussite à trois points, se régalait soudain, par Djedovic encore, puis Savanovic (18pts et 24 d'évaluation) et même Taylor. Un joli 11 sur 24 au final alors que la SIG pouvait se mordre les doigts d'un faible 35% à deux points (15 sur 42), insuffisant à ce niveau.

Les Strasbourgeois, épuisés par les efforts faits jusque là, ne parvenaient même pas à garder au score des proportions intéressantes dans la perspective du match retour, s'inclinant finalement de 15 points, encaissant un dernier primé de Rivers au buzzer... Il faudra beaucoup de folie au retour mais auparavant, il faut encore aller à Moscou et recevoir le Real Madrid. Sacré programme !

A Munich, Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

BAYERN MUNICH – SIG 76-61. Audi Dôme. 6 344 spectateurs. Arbitres : MM. Bulto (Espagne), Paternico (Italie) et Piloidis (Grèce).

Les périodes : 18-12, 13-17 (mi-temps : 31-29), 23-18 (54-47), 22-14.

Les statistiques