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Actualités Oublier la fatigue et l’euphorie

Oublier la fatigue et l’euphorie

Pas question de se laisser bercer par une douce euphorie après l’exploit retentissant réussi contre Fenerbahçe. Dès ce dimanche (17h30 au Rhenus), la SIG remet ça face au Havre. Et doit enchaîner en ProA pour rester aux commandes du championnat.

SIG_Dijon_amical_Frank Ntilikina_Marc Judith

Après avoir fait une belle entrée en fin de match contre Istanbul, le prometteur Ntilikina (ici à Colmar face à Dijon et Marc Judith) aura sans doute sa chance contre Le Havre.

Historique. Jamais, la SIG n’avait battu avec une telle ampleur une formation aussi huppée en Europe que celle de Zeljko Obradovic, archi-dominée vendredi soir au Rhenus. Le mérite en revient aux joueurs, admirables dans le combat, au staff qui avait parfaitement préparé son affaire, et les circonstances du match ont fait le reste. Une équipe strasbourgeoise qui surprend en résistant, qui défend le plomb et qui finit par faire déjouer les stars, tombant de haut devant des petits Poucets nullement impressionnés et qui ne se laissent pas faire…

Mais il faut déjà remettre le couvert moins de 48 heures plus tard, contre la lanterne rouge de ProA, Le Havre. Facile, direz-vous. « Nous serons le Fener, eux la SIG. Et ce que nous avons fait contre Istanbul, ils peuvent le réussir contre nous ». Vincent Collet se méfie à juste titre de ce match, car ses joueurs ont laissé, forcément, beaucoup de gomme sur le parquet dans ce choc d’Euroleague. « Il faut se remettre au travail. Ce ne sera pas facile. La victoire d’hier, on ne peut pas l’expliquer si on ne parle pas de la motivation extrême des joueurs. Dans un match normal, on ne peut pas les inquiéter. Il a fallu puiser dans le mental et dans le physique. Et deux jours plus tard seulement, ça a forcément des conséquences. Mais on doit être capable, même si c’est difficile au début, d’enclencher la mécanique et de s’imposer ».

Faire tourner l’effectif

Contre le Fenerbahçe, quatre joueurs (Beaubois, Campbell, Golubovic et Weems) ont joué plus de 25 minutes, Collins, pourtant à court physiquement, 22. Mais il fallait miser sur ces talents, décisifs à l’arrivée même si Leloup, Fofana et plus encore Lacombe, ont joué eux aussi un rôle déterminant, pour bousculer une hiérarchie qui n’était pas à l’avantage de la SIG. Mais demain, il y a fort à parier que les temps de jeu vont s’inverser. « On le fait toujours en ProA, indique Collet. Et c’est pour cela que c’est utile d’avoir le banc qu’on a ». Au-delà de ce principe, le coach estime que « [notre] comportement sera important. On a profité de la latitude que le Fener nous a laissée. A nous de ne pas faire la même erreur ». A Romeo Travis, qui s'est si vite intégré, aux traditionnels remplaçants et même à Frank Ntilikina, de jouer.

Le Havre sans… Vassalo !
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La mauvaise nouvelle du forfait de Vassalo est tombée dans l'après-midi.

Le Havre n’a encore gagné aucune de ses quatre rencontres de championnat. Et n’a qu’un petit succès au Portel (66-68) en Coupe de France à se mettre sous la dent. « C’est une équipe qui joue beaucoup en percussion, moins que sur le tir extérieur. Ils sont passés d’une équipe très expérimentée la saison dernière, à une formation beaucoup plus athlétique. Avec un très gros danger en périphérie, Angel Vassalo, et Lawrence Hill, un poste 4 qui shoote. Mais les autres attaquent le cercle, à l’image de Guy Landry Edi, Henry Dugat, le meneur, qui va vite mais tire peu, Travis Taylor un poste 5 qui ‘’roule’’ bien vers le panier, et Rémi Barry, arrivé il y a peu de l’Université de New Mexico State ».

Gros souci toutefois pour les Havrais : Vassalo, qui s’est blessé à la cheville jeudi à l’entraînement, est forfait ! Ce qui rend Collet encore plus prudent : « Ils n’auront rien à perdre. C’est un match qui leur fera envie, tenter de faire chuter le tombeur d’Istanbul ! Il ne faudra pas les laisser gambader, surtout si on est fatigué, mais jouer en contrôle ».

Même si les jambes sont lourdes, si la tête est encore dans étoiles, il n’y a pas le choix. Il faut assurer le minimum, la victoire. Avant de songer au Bayern. Un autre sommet à gravir dans la quête d’un Top16 peut-être un peu moins inaccessible depuis vendredi soir !

Jean-Claude Frey