Basket
bandeaux VIP.jpg
bandeaux VIP.jpg
BOUTIQUE OFFICIELLE EN LIGNE
Habillez-vous aux couleurs de la #SIGARMY
J1_LNB_SIG-ASVEL_03.09.15_007
Actualités Relever l’impossible défi

Relever l’impossible défi

Dans un groupe d’une rare densité où elle fera figure de Petit Poucet, la SIG entame à Belgrade (ce jeudi à 19h, en direct sur beIN sports 1) sa campagne d’Euroleague. Dans le rôle de l’outsider prêt à bousculer la hiérarchie. Mais pour son premier rendez-vous, elle part avec un handicap majeur : l’absence de Matt Howard.

Real Llull

Avant de retrouver Sergio Llull et le Real, Louis Campbell affrontera les solides Serbes de l'Étoile Rouge de Belgrade. Mais le parfum de l'Euroleague est enivrant !

Louis Campbell a été le premier à réagir lundi soir sur son compte Twitter : « L’adversité renforce le caractère de chacun d’entre nous. Ensemble, défendons la forteresse ». C’est dire que les Strasbourgeois seront surmotivés au moment d’aborder cet énorme défi.

Car la tâche était déjà ardue, même au complet. Là, ça frise « mission impossible ». Sans Matt Howard, le « warrior », meilleure évaluation strasbourgeoise en Eurocup, celui qui est souvent bien plus à l’aise sur les parquets européens que dans les salles hexagonales, là où son style de jeu unique, sa vaillance, son sens du combat, font merveille, la SIG sera orpheline de son atout majeur. Car au-delà de ce premier match, que l’on dit déjà décisif, l’irremplaçable poste 4 manquera au moins tout le cycle aller. « On ne peut pas le remplacer et il faudra faire sans, regrette Collet qui n’a pas pu modifier ses plans dans un délai aussi court. Matt avait tous les atouts pour gêner Luka Mitrovic, le meilleur joueur adverse, le dernier que la Serbie avait coupé dans son roster avant l’Euro. Il avait joué les deux matches de préparation contre la France. Il est actif, percutant. Il y a un peu du Moerman dans ce joueur ».

Condamnés chaque semaine à un exploit

Dans ce groupe de la mort, où le Real Madrid, Fenerbahçe Istanbul et Khimki Moscou semblent intouchables – 19 des 50 plus gros salaires européens sont dans le groupe A ! –, la SIG rêve de faire la peau à Belgrade et au Bayern. Alors, il ne reste plus qu’une solution : faire fi des complexes, se lancer à corps perdu mais avec un maximum de concentration et de lucidité dans la bataille, et y croire. Dur comme fer. « On y va pour faire le mieux possible, continue l’entraîneur. Nous avons peu de balles exploitables dans le chargeur. Il y a celle-ci et une autre dans 15 jours à Munich. Si on ne réussit pas un exploit lors d’un de ces deux matches, ce sera très compromis. Mais c’est aussi une équipe en construction, comme nous, et ce n’est donc pas impossible… » Pour preuve la défaite de l’Étoile Rouge en Ligue adriatique, à Zagreb (74-72), le week-end dernier.

S’il en est un qui connaît la difficulté, liée aussi au contexte, à la ferveur des Serbes, entassés dans la Kombank Arena de 20 000 places, c’est Vladimir Golubović. « A l’image de mes coéquipiers et du staff, je suis impatient que ça commence. C’est le premier match d’Euroleague et c’est très important de bien entrer dans la compétition. En revanche, on commence à l’extérieur, face à une forte équipe et dans une salle où il est très difficile de s’imposer. On sait à quelle genre d’ambiance on peut s’attendre en jouant là-bas où la pression du public est importante. Mais rien n’est écrit à l’avance ! La dernière fois que j’ai joué contre Belgrade c’était il y a cinq ans. C’est toujours un plaisir de rentrer jouer dans son pays, devant sa famille et ses amis. Mais j’y vais surtout pour donner le meilleur de moi-même pour l’équipe ».

De la rigueur et de l’intensité

Le ton est donné. Il n’en reste pas moins que c’est sur le terrain que tout va se jouer… Et si le plan de jeu est établi, il faudra encore qu’il soit respecté. « Nous avons montré des progrès en défense contre Antibes, c’était plus cohérent et il faudra encore monter en régime. Mais c’est offensivement, face à l’agressivité défensive que l’Étoile Rouge va nous imposer, qu’il sera indispensable d’utiliser les espaces, aérer le jeu et plus encore, éviter les pertes de balles », insiste Vincent Collet. Il pourra compter sur le métier de Mardy Collins, légèrement touché à la cuisse et privé d’entraînement, sur celui de Louis Campbell, Jérémy Leloup et Paul Lacombe qui avaient beaucoup appris il y a deux ans dans cette même compétition. Seuls Rodrigue Beaubois et Kyle Weems, à un degré moindre Frank Ntilikina, lui aussi handicapé par une béquille à la cuisse, seront novices en Euroleague, mais ils auront l’opportunité se montrer à leur avantage. « Ce sont des matches mobilisateurs et les joueurs attendent tous ça. Même si le rapport de force ne sera pas à notre avantage, il faudra se montrer dès jeudi ».

C’est le minimum pour espérer exister sur une planète jusqu’ici inaccessible aux clubs français…

Jean-Claude Frey

SIGTV : La SIG sur le départ pour Belgrade from SIG BASKET on Vimeo.