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Actualités Un exploit majuscule !

Un exploit majuscule !

La SIG a signé dans le 2e tour d'Euroleague, un exploit qui fera date. Elle a proprement laminé le grand favori de la poule, le Fenerbahçe Istanbul, battu de 21 points (91-70), alors qu'on ne lui accordait qu'une chance infime. Plein d'abnégation, d'envie et de culot, les hommes de Collet ont réalisé un exploit majuscule. Désormais, les six équipes de la poule sont toutes à égalité...

SIG_Fenerbahce_Mardy Collins

Mardy Collins a apporté son expérience de l'Euroleague.

A la mi-temps de ce match comme le Rhenus en a rarement vécu, le public se pinçait, se frottait les yeux ! La SIG menait 49-41 face à cette équipe en tous points hors normes. Et ce résultat intermédiaire ne devait rien à personne. Car les Turcs, encouragés par une bruyante cohorte de supporters surexcités, avaient laissé passer le premier orage pour s’installer dans la partie et la conduire. A leur guise, pensaient-ils.

C’était sans compter avec une débauche d’énergie incroyable de la part des Strasbourgeois. Celle que Vincent Collet avait appelé de ses vœux pendant toute la semaine. D’entrée de jeu, d’ailleurs, Weems (10 d’évaluation dans le premier quart) avait mis son équipe sur les bons rails, bien aidé par Vladimir Golubović (10 d’éval également), plus à l’aise en Euroleague qu’en ProA ! La SIG avait pris le score (10-4, 3e’, 12-7, 4e’) et Obradovic gesticulait déjà férocement au bord du terrain ! En peu de temps, Pero Antic, Kostas Sloukas par deux fois, et Bogdanovic avaient sanctionné derrière l’arc, Vesely concluant un super alley-oop : 12-15, puis 14-18 et même 16-22 (8e’).

La SIG allait-elle craquer ? Les premiers changements étaient forcément favorables au Fenerbahçe qui avait lancé Datome, Dixon et Udoh, excusez du peu. Collet avait envoyé Lacombe au relais d’un Campbell qui peinait alors à suivre la cadence, puis Collins et enfin Fofana. L’ailier américain, en délicatesse avec sa cuisse depuis quelques semaines, était survolté par l’opposition et l’enjeu et à la fin du quart, la SIG était revenue sur les talons du Fener (21-22) avant de céder deux lancers à Antic : 21-24.

Travis met le feu, Beaubois enchaîne !

Collet avait déjà lancé Romeo Travis, le suppléant de Matt Howard vers la fin de la première période, mais c’est dans la deuxième qu’il allait donner sa pleine mesure. Très présent au combat, précieux en attaque, il avait placé sa nouvelle équipe en tête (28-27, 13e’), et même si Dixon et Mahmutoglou « enquillaient » à trois points (33-37, 16e’), aidés sous le cercle par Ekper Udoh, la SIG ne lâchait rien. Bien au contraire. Sur les ailes de Travis (11pts et 12 d’évaluation dans la période), mais aussi d’un Rodrigue Beaubois sorti de sa boîte, la SIG offrait à un Rhenus en délire, une fin de première mi-temps de rêve (11-2 puis 16-4) pour virer avec huit points d’avance ! A l’évaluation, la performance était encore plus éblouissante : 63 à 38.

Le Fenerbahçe durcit le ton

L’équipe turque revint avec beaucoup plus d’intensité encore, jouant de son expérience et de son aura pour provoquer les fautes (5 à 1 au bout de cinq minutes). Bangaly Fofana payait son déficit d’expérience par une 3e faute sur Vesely, Weems était sanctionné lui aussi pour la troisième fois dans les secondes qui suivaient ! Mais loin de céder, la SIG montait encore en régime, par Collins, puis un primé de Leloup et une pénétration de Beaubois ! A 58-48, Zeljko Obradovic, rouge de colère, avait appelé un temps mort et son équipe répliquait par deux primés, signés Dixon et Bogdanovic : 60-56. Masi jusqu’au bout du quart, admirable en défense, la SIG tenait le choc concluait au buzzer sur un… panier à trois points de Kyle Weems : 65-58 !

Défense héroïque, exploit gigantesque…
SIG_Fenerbahce_Paul Lacombe

Paul Lacombe (7pts, 5 rebonds, 12 d'évaluation), au four et au moulin, a déposé Pero Antic et s'envole par-dessus Bogdan Bogdanovic. Excusez du peu !

Il fallait maintenant tenir le choc face au rouleau compresseur turc. Un énorme Paul Lacombe, omniprésent, faisait douter le géant dont les pieds étaient soudain d’argile… La SIG manquait même de très peu la balle de +12 à 68-58. Qu’importe, la défense alsacienne et le rebond se chargeaient du reste et un petit flotteur de Weems poussait le score à 70-58 ! Obradovic croquait un deuxième temps mort alors qu’il restait plus de sept minutes à jouer…

Fenerbahçe continuait à déjouer face à la défense de la SIG et en six minutes n’inscrira que trois petits points, par le moins connu de ses joueurs, Mahmutoglu. Les stars passaient au travers, muselés par Lacombe, Leloup, Weems ou Beaubois ! La fin de match sera même à sens unique, Istanbul perdant les pédales, et la SIG, bercée par une belle euphorie, à l'image de ce panier de Frank Ntilikina, creusait un écart que même dans ses rêves les plus fous, Vincent Collet n'aurait pas pu imaginer. A croire que désormais, tous les espoirs sont permis...

Jean-Claude Frey 

Le match en vitesse

SIG – FENERBAHÇE ISTANBUL 91-70. Rhenus Sport. 6 112 spectateurs. Arbitres : MM. Perez Perez (Espagne), Dozai (Croatie) et Obradovic (Bosnie).

Les périodes : 21-24, 28-17 (mi-temps : 49-41), 16-17 (65-58), 26-12.

Les statistiques